Publié le 22 Avril 2013

Là encore, on ne va pas chercher trop loin le titre de ce petit article sur la deuxsième voie du jour "une porcelaine dans un magasin d'éléphant". Avant de partir, on est déjà prévenu sur le rocher que l'on va rencontrer mais ayant entendu pas mal de choses positives sur cette voie, on a envie d'aller voir. Attaque par les rappels "d'ouvreur de bouse" sous les flashes des touristes : 2x50 m et on est au pied de la face. Deux longueurs verticales (6a+ ; 6b) mettent tout de suite dans l'ambiance : c'est beau, c'est sur bacs et bien raide mais c'est bien sale, poussièreux et si le rocher est globalement bon, ça s'effrite sous les pieds et de temps en temps, un pavé va rejoindre la base de la paroi. Il faudra encore un peu de passage pour assainir cette voie label Guigliarelli.

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L3 part en traversée à gauche (6b+) et le rocher s'améliore jusqu'au "jardin". Petite traversée à gauche puis on rejoint la base d'un pilier gris, rocher qu'on n'a pas l'habitude de trouver ici. La longueur est splendide. On pourrait la nommer : comment faire du dévers sans être en dévers. Après le pilier, on traverse à gauche entre les toits sur une série de bacs. Thib' et moi on décote à 6b, superbe ! Reste l'ultime avec le passage d'un gros toit. Le dévers est monstrueux comme en témoigne la photo prise depuis le toit par votre serviteur, prudemment posé sur une dégaine. Ca semble pas si abo en libre (sans doute un petit 7) mais il faut tirer de toutes ses forces sur un feuillet qui ne supporterait sans doute pas un écureuil ou être un peu plus fort pour aller attraper sans intermédiaire le bac salutaire.

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On tire donc au point pour finir dans un beau 6b jaune. Faite ainsi, la voie est homogène dans le 6b et est amené à devenir classique... et de plus en plus propre.

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 22 Avril 2013

Bon ce coup-là je ne me foule pas pour le titre vu que c'est le nom de la voie mais comme ça sonne bien et que je trouve ça joli... Retour (donc) sur les falaises de Canaille. Après un gros déficit de soleil et de chaleur cet hiver, on choisit le rocher du sud à la neige des Alpes. On commence par la grande voie la plus soutenue sur le papier du secteur Draïoun. C'est le premier jour ; on n'est pas pressé et on attaque tranquillement un peu avant midi. La face est encore bien à l'ombre. Les températures sont idéales. Nous optons pour une corde à simple et quinze dégaines histoire d'être fluide dans les clipages et de pouvoir doubler les premières longueurs.

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Ci-dessus, à gauche, Thibaut dans L1+L2 : un petit 6b avec deux pas (un au départ et un sous le R1) pas bien difficiles. Au-dessus de lui, le monstre toit de L3 : une escalade ludique entièrement sur bacs à l'horizontale (6c). Quelques coincements de jambes pour ne pas se dauber et ça passe presque facilement bien qu'un peu impressioné par l'ambiance des lieux. Dément, unique (?) A droite, Thib' sort de l'arche de L4, un joli 5c qui fait donc suite au toit en 6c. En deux longueurs on est donc déjà au R4.

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L4, c'est la longueur clef dans la strate de grès : un fabuleux 7b hyper technique. Thibaut réussit à lire la voie et passe au second essai. La voie vient toucher sa voisine et Thib' fait relais un poil trop tôt (donc sur celui de l'autre voie), si bien qu'après avoir gagné du temps sur les premières longueurs, je suis quitte pour une longueur de 5 m en traversée à gauche.

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Je repars dans le poudingue de L5 annoncé 7a+. Je pars sans trop de conviction mais sait-on jamais sur un malentendu. Alors que l'impensable est sur le point de se produire, c'est à dire l'enchaînement en grande voie d'un 7a+ à vue pour bibi voilà qu'un galet pète et c'est le (petit) vol. Et merde ! Ca passe à l'essai suivant pour cette belle longueur où je me suis régalé même si la cotation m'a paru sympa (7a suffirait je pense). M'enfin, ça fait plaisir aussi de commencer à moins appréhender les surprises dans ce rocher aléatoire. Thibaut enchaîne derrière et aussi le 7a qui suit où pour ma pomme, même en second, il me faudra un petit repos pour lire le passage.
Petit 6b pour finir au sommet de cette très belle voie. L'obligatoire doit se situer dans le 6b+. L'équipement est excellent sur scellements et on ne passe pas dans des piles d'assiettes. Mises à part quelques surprises toujours possibles dans les galets on peut y aller serein avec un niveau 6b/c : on ne tombera pas de haut. Une voie à recommander, sans doute un must de la falaise.

 

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 17 Avril 2013

Bon on y va ou pas ? Telle est la question du jour. Une disponibilité entre 16 et 19h, c'est le créneau parfait pour aller à la dent de Crolles. Oui mais voilà, l'actualité montagne ne parle que des avalanches depuis une semaine. Ca descend de partout. Le risque en Chartreuse est annoncé à 4 sur 5. La corniche sommitale est monstrueuse cette année. Et c'est le moment le plus chaud de la journée. Pourtant, j'ai l'intuition que la neige est quand même bien tassée et que le risque d'avalanche, en tous cas en Chartreuse à ces altitudes (tranche 1300-2000 m), est plutôt limité. Quant à la corniche, en jouant serré, on doit rester réellement dessous qu'une ou deux minutes alors je me décide à aller voir. La route est toujours barrée au parking de la Gorgette mais la neige est encore à quelques dizaines de mètres sur la route, comme c'est le cas normalement début mars ! Parfait pour le retour. Je mets les skis sur le sac et attaque à pied par le chemin de la Gorgette, bien plus rapide que la route, espérant chausser à la sortie de la forêt. Finalement, la neige est bien là mais comme il fait super chaud, je préfère monter à pied par l'arête de la Gorgette (déneigée) où il souffle un petit air bien agréable.

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Au-dessus de ma tête, le pas toujours très bien rempli même si bien sûr, ça s'est dégradé depuis mon dernier passage il y a deux semaines. Comme pressenti, la neige est bien tassée. J'arrive au sommet du pré et finalement, par flemme car c'est court, je reste à pied et trace droit jusque sous les falaises. Même à pied, l'enfoncement est réduit. Je suis très serein concernant la nivologie. On est proche du névé. J'attaque alors le pas de l'Oeille par le couloir de gauche toujours très bien enneigé et qui a l'avantage de ne pas être exposé sous la corniche. Je suis en mode estival : collant intérieur, tee-shirt manches courtes de trail, bob, pas de gants (et ce sera idem en sens inverse). Le sac sur le dos est quasi vide mis à part un peu d'eau mais il a l'avantage de permettre le portage des skis.

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A l'arrière plan, la face ESE de Pravoura, toujours skiable et qui pourrait le rester encore un peu avec le refroidissement prévu. A droite, la ENE est encore bien blanche et déjà que l'an dernier ça passait à peu près, cette année c'est sûr ça va le faire en mai. Une fois arrivé sur la vire médiane (toujours absente, la barre en-dessous est encore totalement recouverte même si on commence à la deviner), je rase les rochers (surplombants). En cas de rupture de la corniche sommitale, je dois pouvoir être à l'abri. Il y a bien quelques faiblesses dans les surplombs mais ça ne dure que quelques secondes. Le plus gros danger provient du bord des rochers. La fonte y fait couler de l'eau qui ronge le manteau neigeux et comme il y en a encore des quantités importantes (trois à quatre mètres sur la vire médiane), on pourrait, en cas d'effondrement, tomber dans un trou et se faire mal. Une fois à l'extrême sud de la vire, la corniche devient visible. On presse le pas et quelques secondes après, on peut s'arrêter sous un petit surplomb. Ensuite, il faut sortir et monter pour gagner la rive gauche de l'Oeille où l'on sera à l'abri. Le passage exposé dure une minute, plus ou moins selon la rapidité de chacun mais il est facile de se refaire juste avant si  besoin et de mettre un coup de collier.

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Finalement, elle s'est bien tassée et ne surplombe pas tant que ça. On ne peut rien garantir mais il se peut qu'elle fonde sur elle-même sans créer le moindre cataclysme. Cela n'empêche pas de jouer la prudence.

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De la prudence, il en faudra encore un peu à la descente car au-dessus de 1900 m, le névé est un poil moins tassé et on pourrait avoir quelques petites coulées de surface provoquées par les skis. Pourrait car personnellement, ça n'a pas bougé. Quant à la corniche, on se sent quand même moins vulnérable skis aux pieds dans ce sens. Encore du bon ski sur la dent aujourd'hui et un pré qui passe sans faire trop de slalom pour encore quelques jours. Ensuite, ça va commencer à s'amenuiser et il sera temps de se rabattre sur la goulet plein ouest dominant le col des Ayes qui garde la neige en dernier. Il y a donc encore de quoi faire ici.

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 17 Avril 2013

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Avec trois semaines de retard, la végétation est enfin partie. Le retard va se combler peu à peu, surtout avec les chaleurs actuelles (28°C aujourd'hui à Grenoble Saint-Martin-d'Hères, record sur près de 40 ans pour une seconde décade d'avril).

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Enfin ne nous emballons pas trop vite. D'abord, il reste un paquet de neige pour la date. Là encore, on a en moyenne montagne trois à quatre semaines de retard concernant l'enneigement (ou le déneigement des parties basses), avec en plus des parties enneigées mieux comblées. En Chartreuse, il reste de la neige sur les pistes plein nord dans les frigos vers 1000 m et un bon mètre vers 1400 m. Ensuite, dès demain soir, un changement de temps est annoncé et ce, durablement (au moins une semaine). On repasse en négatif (entendez par là, en-dessous des normales saisonnières), d'abord humide avec de la neige à moyenne altitude puis à priori plus sec mais toujours frais.

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En tous cas, ça fait vraiment du bien de voir du vert, ici dans le Manival en Chartreuse lors d'une balade matinale avec Emie et Stella. Images prises avec le petit s100 qui rappelons-le, possède un mode macro (enfin, photo rapprochée) intéressant comme en témoigne cette feuille de hêtre.

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages

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Publié le 16 Avril 2013

2013-04-0678.jpgJe ne suis pas très fan du site mais il faut bien se remettre au sportif. Les longueurs faciles sont patinées et les silex ça fait mal aux doigts. Mais bon, on a réalisé quelques belles longueurs dans le secteur "Teigne". Il porte bien son nom. Les voies sont courtes mais teigneuses. Nous avons fait avec Candice, sous une chaleur presque estivale (ce qui n'arrange pas les choses mais on ne va pas se plaindre) :
- Polype secours 6a. Assez patinée mais fort belle et facile. Bien pour se mettre dans le bain.
- Délire sikatique 6b. Rien que le nom, on aurait dû se méfier. Les prises clefs sont quasi impossibles à deviner à vue.
- A corps et à Chris 6b+. Mur fort lisse au départ puis fissure large technique.
- Bourre et bourre et rate la dame 6c. Ca se corse un peu. Ca se joue en trois mouvements dans le dévers puis on se rétablit sur d'énormes bacs. 
- Cracker's Bellin 7a. Mur jaune loin d'être facile, idem pour la sortie sur les silex qui est superbe. L'ensemble doit valloir 6c, auquel il faut rajouter le franchissement du dévers qui se fait en trois mouvements blocs imbitables. Personne n'a enchaîné ni même fait le pas. Démoralisant. En même temps, c'est du sur-bloc. J'aurais quand même bien mis à minima 7a+.
- L'hépatite vérole 6c. Comme la précédente en un poil moins dure mais quand même : c'est bien violent pour se jouer du dévers en trois mouvements.

En conclusion, une soirée fort sympathique de reprise en couenne mais je préfère de loin les voies plus continues que ces féroces pas de bloc. 

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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