escalade-alpi

Publié le 13 Mai 2015

Je ne connaissais pas ce petit site école accessible en dix minutes depuis la petite route des Essarts au-dessus de Saint-Pierre-de-Chartreuse. Eh bien franchement, on ne crache pas dessus. C'est vraiment joli avec, chose rare, des voies en excellent rocher (trous, lames, gouttes d'eau...) dans les niveaux 3 et 4. 

L'endroit est parfait pour les enfants car le pied des voies, bien que pas hyper large, est confortable et pas dangereux. La seule contre-partie est la hauteur des voies. Quinze mètres grand max ce qui veut dire que les cotations sont plutôt serrées et les difficultés typées bloc. Un adulte confirmé restera sans doute sur sa faim. En ce qui nous concerne, c'était parfait pour la reprise des filles.

Mais quelle chaleur même là-haut avec un fort vent de sud sur les crêtes. On se serait cru en plein mois de juillet.

Dix minutes de marche, on s'équipe et c'est partiDix minutes de marche, on s'équipe et c'est parti

Dix minutes de marche, on s'équipe et c'est parti

Le joli petit mur des marquisesLe joli petit mur des marquises

Le joli petit mur des marquises

A 5 ans (et demi), ça le fait bien aussiA 5 ans (et demi), ça le fait bien aussi

A 5 ans (et demi), ça le fait bien aussi

Beaucoup plus technique, le tube de l'été est encore trop dur pour les filles. On termine par une petite montée dans un joli 4 avant le goûter sur le banc sommitalBeaucoup plus technique, le tube de l'été est encore trop dur pour les filles. On termine par une petite montée dans un joli 4 avant le goûter sur le banc sommital

Beaucoup plus technique, le tube de l'été est encore trop dur pour les filles. On termine par une petite montée dans un joli 4 avant le goûter sur le banc sommital

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 11 Mai 2015

Un lundi de beau temps = une occasion à ne pas manquer pour aller faire un tour en face sud-ouest de la Dent de Crolles comme j'aime bien faire au moins une fois par an (2011 Kilukru, 2012 les Cénobites tranquilles, 2013 la Sans nom, 2014 une seconde la vie) et donc 2015 Wickstordglaz. Une seule info sur le net concernant cette voie à l'écart et qualifiée de "bof" dans le "Duhaut". Et des commentaires plutôt pas mal du fort grimpeur Damien (D) qui se balade dans les 7b à Espace Vertical et écume les voies de montagne. Enfin, surtout pour la première partie car il nous signale que la longueur clé en 6c+au-dessus de la vire était complètement mouillé et ne les a pas laissés passer.

Je propose plusieurs idées à Candice dont celle-ci mais je ne suis pas très enthousiaste compte tenu du peu de retours et des commentaires du topo papier "Escalades en Isère". Le Bourdat/Guerillot (B/G) est, quant à lui, plus factuel.

Réponse de l'intéressée : ben il faut aller se faire sa propre idée.

La marche d'approche est assez courte : on prend le sentier du trou du Glaz et au niveau des deux petits lacets de redescente, on se situe à l'aplomb de l'attaque (enfin, c'est plutôt le contraire).

L1 (6a+ pour nous vs 5c dans le B/G et 6b dixit D) ; L2 (6a+ vs 6a ou 6b) ; L3 (6a+ encore ; là tout le monde semble d'accord à un + près) ne sont pas inoubliables : 10 m de beau rocher vs 20 m de "jardinage". On commence à se dire que le "bof" était bien vu. Fort heureusement, la suite va faire pencher la balance dans l'autre sens.

L1 et L2L1 et L2

L1 et L2

Après une vire à droite, on arrive au pied de L4. Annoncée 6b+ dans le B/G. Une bien belle longueur avec deux pas retors (un pour démarrer - gaffe à la chute au sol même après avoir clippé le premier point - et un cinq mètres après pour sortir du léger dévers) puis une suite en dalle. Nous confirmons la cotation à 6b+, à la limite 6c max mais pas 6c/7a.

On débouche sur le sangle de la Barrère où il faut descendre sur la gauche pour trouver la suite.

L4 et L5L4 et L5

L4 et L5

Nous voici au pied du crux. 6c+ paraît-il et ça en a bien l'air. Problème : c'est absolument trempé pour nous aussi. Nous pensons nous diriger vers une autre sortie comme nos prédecesseurs et puis, bien que ce ne soit pas mon tour de grimper en tête, je tente quand même de passer. Je clippe la lunule, prends le gros trou et, bien rejeté en arrière par le gros dévers, vais prendre la prise suivante extrêmement mouillée. A ce moment-là, je ne peux toujours pas clipper le premier goujon et je dois monter mes pieds pour prendre une main plus haute et plus petite, toute aussi mouillée. Un mouvement hyper aléatoire dans ces conditions, pas hyper difficile (la cotation nous a paru juste) mais avec risque de chute au sol à plat dos. Hors de question. Retour à la case départ. On se met en quête d'une longue branche pour faire office de perche mais on ne trouve pas. Au moment d'abdiquer, Candice évoque la possibilité de clipper le point avec une dégaine dans laquelle la corde serait préalablement passée, en montant sur mes épaules. La manip. est un peu délicate mais on tente le coup. Il manque quinze centimètres. On décide alors de réhausser le sol avec quelques pierres soigneusement disposées et bien calées. Et là, ça passe. Limite-limite mais ça passe. La suite n'est qu'une formalité. Tirage de clous dans ces cinq mètres infectes puis suite de la longueur encore bien mouillée mais bien moins dure (6a max et avec des gouttes d'eau donc des pieds assez sûrs).

Nous terminons par deux longueurs (5c puis 6b selon nous) bien belles en dièdre/fissure/cheminée pour sortir sur la crête un peu plus tard que prévu (pile au coucher du soleil) compte tenue de la demie-heure nécessaire au franchissement des cinq premiers mètres de L5.

L5 encore et L6L5 encore et L6

L5 encore et L6

On est encore loin du sommet mais quel plaisir d'être là. Il est rare d'avoir aussi peu de bruit, même en montagne. La Croix est atteinte dans une semi-obscurité mais le trait clair du sentier nous permettra de redescendre sans lampe (bibi l'avait oubliée) sauf pour les cinquante dernières mètres avant la voiture.

En résumé, une voie intéressante, à faire pour parfaire sa connaissance des lieux. Moins belle toutefois que "Kilukru" et "une seconde la vie".

Arrivée sur la crête sommitale

Arrivée sur la crête sommitale

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 7 Mai 2015

On reprend enfin les bonnes habitudes avec l'escalade du soir. L'idée est de retoucher le rocher en douceur et de sortir l'appareil photo en mettant en évidence les lumières chaudes du soir contrastant avec la débâcle bleutée des lacs.

Départ de Chamrousse dans une forêt de jonquilles

Départ de Chamrousse dans une forêt de jonquilles

Après une montée mi-sèche mi-pieds dans la neige (bien pénible), on arrive en vue du spectacle

Après une montée mi-sèche mi-pieds dans la neige (bien pénible), on arrive en vue du spectacle

Lacs Robert en pleine débâcle

Lacs Robert en pleine débâcle

Un peu d'escalade quand même. Direction le pilier sud du Grand Eulier et la voie Max équipée par Philippe Halot

Un peu d'escalade quand même. Direction le pilier sud du Grand Eulier et la voie Max équipée par Philippe Halot

L1 (6a), L2 ici (5c) puis L3 (6a) en excellent rocher avant une arête équipée sur trois longueurs (3b) à faire à corde tendue

L1 (6a), L2 ici (5c) puis L3 (6a) en excellent rocher avant une arête équipée sur trois longueurs (3b) à faire à corde tendue

Plongée sur L3 au fisheye

Plongée sur L3 au fisheye

La facette sud-ouest sur laquelle se déroulent les deux (ou une seule de 45 m) dernières longueurs en 5b

La facette sud-ouest sur laquelle se déroulent les deux (ou une seule de 45 m) dernières longueurs en 5b

Contemplation sommitale

Contemplation sommitale

Gros plan sur la chaleur du grimpeur au couchant et la froideur des lacs

Gros plan sur la chaleur du grimpeur au couchant et la froideur des lacs

Retour au pied de la voie (brèche Robert nord, le pilier sud est à droite)

Retour au pied de la voie (brèche Robert nord, le pilier sud est à droite)

Descente par les Pourettes pour changer (sans doute moins pénible que les traversées neigeuses du GR)

Descente par les Pourettes pour changer (sans doute moins pénible que les traversées neigeuses du GR)

20h45. Loin d'être arrivés mais on finira sans allumer la frontale

20h45. Loin d'être arrivés mais on finira sans allumer la frontale

Que l'on fasse cette voie ou une autre au Grand Eulier ou aux Vans à cette époque de l'année en fin de journée, cette combinaison grimpe/décor est un must "proxi-grenoblique" !

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #paysages

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Publié le 30 Avril 2015

Reprise des sorties du jeudi avec Candice mais de mon côté, je prolonge encore un peu la pause grimpe pour réparer mon doigt. Comme Candice se prépare à un joli projet rando pour cet été, je lui "vends" une traversée des arêtes du Néron.

Compte tenu du timing (et encore plus des capacités de Madame à s'orienter dans Grenoble), il ne faudra pas traîner d'où le paramètre "express". Pour faire un peu plus original sur cette course assez fréquentée au-dessus de la ville, nous partons de tout en bas (et non de Narbonne) et reviendrons par un autre sentier rive gauche du Souchet histoire de ne pas employer, ne serait-ce que sur dix mètres (!) le même sentier.

Les premières parties intéressantes : un sentier facile en balcon mais très exposé

Les premières parties intéressantes : un sentier facile en balcon mais très exposé

Une fois sur l'arête : on marche sur de grandes dalles blanches

Une fois sur l'arête : on marche sur de grandes dalles blanches

Ou grises. Nous avons relevé un balisage bleu absolument dégueulasse, parfois tous les trois mètres alors qu'il n'y a aucune autre possibilité que de suivre l'arête. Cette abondance de balisage inutile et très grossier est à mes yeux une nuisance

Ou grises. Nous avons relevé un balisage bleu absolument dégueulasse, parfois tous les trois mètres alors qu'il n'y a aucune autre possibilité que de suivre l'arête. Cette abondance de balisage inutile et très grossier est à mes yeux une nuisance

Un peu plus haut. Un terrain plus herbeux mais moins vert. On va quand même finir à 1300 m d'altitude et on n'est que fin avril

Un peu plus haut. Un terrain plus herbeux mais moins vert. On va quand même finir à 1300 m d'altitude et on n'est que fin avril

Un des passages les plus photogéniques de l'arête. Si on devait lui donner un nom, je l'appellerais le rasoir

Un des passages les plus photogéniques de l'arête. Si on devait lui donner un nom, je l'appellerais le rasoir

Le passage rocheux facile au-dessus de la brèche du Z

Le passage rocheux facile au-dessus de la brèche du Z

Descente couloir de Clémencières en trottinant puis droit en-dessous sur Ripaillère (talweg puis tracé bleu à droite). Ensuite, c'est toujours footing sur petites routes et chemins jusqu'à Gatinet puis on passe rive gauche pour trouver une succession de chemins qui coupent la route et ramènent au point de départ (magasin de cycles à Saint-Martin-Le-Vinoux)

Descente couloir de Clémencières en trottinant puis droit en-dessous sur Ripaillère (talweg puis tracé bleu à droite). Ensuite, c'est toujours footing sur petites routes et chemins jusqu'à Gatinet puis on passe rive gauche pour trouver une succession de chemins qui coupent la route et ramènent au point de départ (magasin de cycles à Saint-Martin-Le-Vinoux)

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #randonnée sportive

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Publié le 22 Avril 2015

La dernière fois que David était de passage dans la région, nous avions fait un magnifique tour en Chartreuse. L'an dernier, c'était la face nord-est de Bramanette ; la fois d'avant la tour Percée... A chaque fois, j'essaie de lui proposer quelque chose d'original. Aujourd'hui, compte tenu du recul de la neige dans les massifs intérieurs, de la température annoncée et tout et tout, je lui propose un départ archi connu (le Pleynet) et un tour vers la Belle Etoile. Rien de spécial me direz-vous sauf que j'ai plusieurs idées en tête pour sortir des sentiers battus. Au fil de la balade, on va l'adapter aux conditions.

Les premiers rayons. Dommage pour les images, David est habillé en clochard

Les premiers rayons. Dommage pour les images, David est habillé en clochard

On laisse tomber la montée vers la Belle Etoile par les vernes et on file dans le vallon du Pra puis à gauche vers la crête de l'Evêque. On ne choisit pas la meilleure option et on se décide à passer en mode crampons. Il y a quelques années, avec des skis de deux centimètres de moins au patin, j'aurais gardé les peaux. Plus c'est large, moins on accroche. Et comme David est comme moi (anti-couteaux), on met les crabes.

On rejoint l'arête de l'Evêque à la dernière tour rocheuse

On rejoint l'arête de l'Evêque à la dernière tour rocheuse

Une once d'alpinisme

Une once d'alpinisme

Arête que l'on suivra jusqu'au sommet de la dent du Pra.

Arête que l'on suivra jusqu'au sommet de la dent du Pra.

Quatre-cents mètres de dénivelé en crampons, avec quelques courtes redescentes. Un bien bel itinéraire à cheval entre deux vallons. Et pour rester dans l'original, nous skierons cette arête que je n'avais jamais faite.

Départ raide et fuyant

Départ raide et fuyant

Rester concentré

Rester concentré

Cette fois on peut se lâcher

Cette fois on peut se lâcher

Suite en grandes courbes

Suite en grandes courbes

On rejoint le vallon de la Belle Etoile où les premiers descendent déjà (en neige béton trafolée, j'avoue ne pas comprendre...) et on remet les peaux. Direction le sommet phare du secteur et je vends à David une traversée intégrale des arêtes jusqu'au pic des Cabottes via le pic de l'Apparence. Je ne la connais pas et j'ai l'impression que ça a l'air beau.

Aiguilles de Chamonix ? Non ; arête Belle Etoile - Apparence

Aiguilles de Chamonix ? Non ; arête Belle Etoile - Apparence

Sommet de l'Apparence

Sommet de l'Apparence

Si la partie jusqu'à l'Apparence est sans histoire (PD pour la traversée en versant ouest à 40-45° sous l'édifice sommital et la micro escalade en nord pour l'atteindre, le reste F), la suite jusqu'aux Cabottes se corse. Eh oui Romain ! C'est effilé avec des pentes de neige raides (50°) et la franchissement de quelques petits gendarmes bien aérien avec un peu d'escalade en III. Tout ça en crampons (alu pour bibi) et avec les skis sur le sac. Pas aussi pratique qu'en mode "été". En même temps, le mode été ici, c'est peut-être pire !

 

L'arête Apparence - Cabottes

L'arête Apparence - Cabottes

Le bitard le plus impressionnant

Le bitard le plus impressionnant

La suite ? Une descente parfaite au niveau dégel de la neige à 13h dans la face ouest des Cabottes, decsente la plus directe possible, bien lisse, jusqu'à l'Evêque. Un peu de pourri sous ce dernier puis au chalet du Pra, comme la piste d'accès est en grande partie déneigée, on prend le sentier qui remonte (cinquante mètres à peine de dénivelé) à l'Oursière de façon à skier intégralement jusqu'à la voiture par la piste de ski du dessus (j'ai oublié son nom).

 

Haut des Cabottes

Haut des Cabottes

Ca va trop vite !

Ca va trop vite !

Encore une belle sortie avec "DRO" : de l'alpinisme (deux arêtes PD puis AD), du dénivelé (2km), du ski de pente (deux faces de niveau 4) et une très bonne neige.

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #escalade-alpi

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