Solidarité ou égoïsme ? (ski, route etc)

Publié le 15 Février 2026

Nous savons tous qu'il est dangereux de téléphoner au volant. C'est même strictement interdit par la loi contrairement par exemple au ski de randonnée. Au moins c'est clair. Pourtant, sans aller jusqu'à dire que nous le faisons tous, à la vue de ce que j'observe tous les jours, je peux avancer sans prendre trop de risques qu'une majorité de conducteurs le fait régulièrement ou a minima occasionnellement. Et fort heureusement, presque toujours sans conséquence. Mais en cas d'accident grave, les pompiers (le SAMU) roulent ventre à terre pour venir désincarcérer les victimes des véhicules puis prodiguer les soins. Sur autoroute, le patrouilleur s'expose aux autres usagers lors de l'intervention. Les secouristes prennent des risques et l'addition (financière) est lourde pour la société. Mais elle est payée par nos impôts, principe français fondamental de solidarité jusqu'ici et fort heureusement car beaucoup ne survivraient pas financièrement à une telle facture. Quant aux secouristes, ils se sont entraînés pour cela. Ils font le maximum pour sauver tout ce qui peut l'être, avec des moyens (matériels et financiers) qui pourraient encore être meilleurs si nous avions à la tête des états des hommes faisant le maximum pour l'éducation, la santé et le bien notamment de ceux qui en ont le plus besoin au lieu de continuer à enrichir ceux qui ont déjà bien plus qu'il ne faut pour vivre (matériellement) dans un confort inégalé depuis la nuit des temps. Les secouristes font donc le maximum ; ils le font aussi par passion, par envie et c'est sans aucun doute un des plus beaux métiers du monde que de s'occuper de la santé des gens.

Cet exemple très particulier peut s'étendre à tous les autres comportements contraires au code de la route : non respect des vitesses, des stops, alcoolémie etc. Cet exemple peut s'étendre à d'autres erreurs que nous faisons tous, parfois/souvent par plaisir. Le manger trop gras, trop sucré, trop salé (et ce n'est pas faute d'être prévenu) ; le tabac et ses conséquences désastreuses. Inutile d'aller plus loin. Personne n'échappe aux mauvais comportements dans sa vie et les conséquences sont parfois graves, coûteuses pour la société et nécessitant parfois l'intervention de secouristes devant affronter certains dangers.

C'est exactement le même principe en montagne. Il y a parfois des accidents, des secours, des frais. A partir du moment où il y a de la neige, il y a un risque d'avalanche. Il est malheureusement impossible de mettre une limite. Risque 3, 4, 5... dans tous les cas, il y a des pentes dangereuses et d'autres qui ne le sont pas. Tous les montagnards savent bien que le chiffre ne résume qu'une infime partie de la situation. Il n'y a qu'à voir la proportion que prend cet indice au regard de la somme d'informations divulguée par les bulletins d'avalanches quotidiens. Ainsi, il n'existe pas une limite précise au-delà de laquelle il serait interdit de sortir. La montagne n'est pas un chiffre. En outre, un bulletin est une estimation.

Il y a donc des accidents. Et contrairement à la route, des accidents qui ne font pas suite à une interdiction bafouée. Car en montagne, il n'y a de règles que celles que la montagne elle-même nous dicte. Les réseaux sociaux, reflets de la bêtise et de la méconnaissance humaines subissent de plein fouet la médiocrité de certains médias, par exemple en mettant en avant le terme "hors-piste" pour faire de l'audimat sans même savoir ce que cela veut dire et surtout, par le fait qu'ils autorisent de commenter un sujet qui appelle surtout à de le retenue et éventuellement de la tristesse. Ce faisant, il s'inscrivent comme coupables de la haine déversée dans le seul but de faire de l'audimat, au mépris des familles endeuillées par les drames. La montagne, c'est la nature, c'est donc un hors-piste par définition. La piste, c'est un stade ; ce n'est pas la montagne.

Il y a donc des accidents en montagne. Hors des stades donc. Et finalement, pas tant. Pour les avalanches, c'est entre vingt et trente en moyenne en France depuis quarante ans. Et d'ailleurs, et pour d'autres raisons, il y en a aussi dans les stades que sont les pistes de ski (une petite vingtaine par an également). Vingt à trente par an donc ; un chiffre qui est même en légère baisse malgré une explosion du nombre d'adeptes de la randonnée et/ou de ce que certains nomment le "hors-piste". Sans doute grâce à l'information et à la formation. Pas grâce aux grands titres des "grands" journaux mais grâce au travail des météorologues, des nivologues ; grâce au partage des connaissances, grâce au matériel, grâce à la rapidité d'intervention et à la qualité des secours et des soins lorsque malheureusement l'accident survient ! La saison n'est pas terminée (croisons les doigts...) mais on reste loin des 57 décès de l'hiver 2006 alors qu'il y avait trois à quatre fois moins de randonneurs qu'aujourd'hui. Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas. C'est la montagne qui dicte les règles. Nous faisons au mieux avec nos connaissances même si, bien sûr, tout comme lorsqu'on est tenté d'envoyer un SMS au volant, nous faisons parfois des mauvais choix devant une situation a priori malsaine, aveuglés par notre enthousiasme et notre vibration intérieure.

Au final, après réflexion, le SMS au volant est bien pire que la progression en poudreuse. Il est interdit par la loin contrairement à l'envie de se promener dans la poudreuse. En cas d'accident, la mise en danger d'autrui (les autres usagers de la route) demeure cent (mille ?) fois plus probable. Pourtant, derrière, les secours viennent nous chercher sans rien nous demander et la collectivité prend en charge tous les coûts. Devons-nous remettre en cause ce principe ? A première réflexion, pourquoi pas. Mais en réalité, le problème est ailleurs. Car si on commence, quel que soit le domaine (route, montagne, hygiène de vie...), à analyser chaque cas pour donner la facture à ceux qui seront considérés comme fautifs, c'est juste le système qui va changer. Au final, au lieu de payer des impôts (qui serviront à nous secourir et à nous soigner), on payera des assurances (privées) qui s'occuperont de régler la facture.

Le vrai débat n'est donc pas de savoir s'il faut faire payer aux gens ou pas mais si on préfère en venir à un système égoïste (chacun sa merde, chacun paye son assurance et au même prix) ou conserver un système solidaire (par les impôts donc indexé sur les revenus). Pour ma part, mon choix est vite fait. Le système de solidarité doit perdurer pour la santé, l'éducation, et d'autres priorités (forces dites de l'ordre qui sont aussi avant tout des "forces" de sensibilisation...) et pourrait même être étendu à d'autres points (abonnement à l'eau et aux énergies...) mais c'est un autre débat. Pour finir, une petite précision chiffrée qui "la coupera" à certains : les secours en montagne, c'est en moyenne un euro cinquante d'impôts par contribuable et par an en France. Tempête dans un verre d'eau !

Pour finir, il faut évidemment que compte tenu des observations actuelles sur le terrain, les amateurs de neige restent vraiment sur leurs gardes en se cantonnant sur des itinéraires faciles, peu raides et peu exposés sur tous les massifs jusqu'à ce que la situation s'assainisse. Et si tous les autres, campés derrière leur clavier ou leur smartphone avec le petit chat sur les genoux pourraient se contenter de lire l'actualité avec les yeux et s'abstenir de tout commentaire empreint de méchanceté, de bêtise et d'ignorance, les proches des victimes et la société en général ne s'en porterait que mieux !

Pour ma part, je vote plus que jamais pour un système solidaire quand bien même cela finirait par alourdir un peu plus ma contribution !

 

 

Avalanche en val Germanasca (Italie)

Avalanche en val Germanasca (Italie)

Rédigé par lta38

Publié dans #humeur, #nivo-météo, #ski-glisse

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
Merci pour cette analyse approfondie et les compléments de chacun.<br /> Rendre les secours payants en France bénéficierait assurément au secteur des assurances privées. Et aboutirait certainement à la création et à la mise en concurrence de sociétés de secours en montagne privées. Avec de multiples conséquences délétères :<br /> - Coût élevé des secours pour les non assurés ; on va attendre la derrière limite (voire au-delà) avant de les déclencher au risque d’aggraver les conséquences.<br /> - Même si l’appel est réalisé assez tôt, le temps pris pour choisir le prestataire des secours le mieux disant risque de retarder les secours (plus de 5h qui ont été fatales entre le blocage du gouvernail de l’Amoco Cadiz et la signature du contrat entre l’armateur, les assureurs et la société de remorquage).<br /> - Augmentation régulière du prix des assurances rendant la montagne « inaccessible » aux moins fortunés (comptez 150 euros de plus pour l’assurance Vieux Campeur concernant le Népal cette année).<br /> - Problème de la qualité des secours car il faut bien rentabiliser les sociétés privées.<br /> - Risque d’avoir des « déserts de secours », comme les déserts médicaux, quand certains secteurs d’intervention sont plus « rentables » que d’autres. Donc une inégalité des territoires.<br /> - Baisse de l’investissement dans nos secours nationaux. Perte de qualité. Et, donc, renforcement du risque de « déserts de secours ».<br /> - Risque de collusion entre des sociétés qui incitent à sortir coûte que coûte bouffer de la poudreuse et des sociétés de secours privées.<br /> - …<br /> Et si on se contente de faire payer les interventions quand il y a une prise de risque jugée trop élevée (risque d’avalanche supérieur à 3 par exemple), est-il plus dangereux d’aller au sommet de la Scia en risque 5 (Chartreuse) que de faire le couloir Whymper en risque 2 ?<br /> Et l’état et les médias parlaient plutôt de formation, d’information, de représentation (le soleil, la peuf, la pente, les sauts de barres rocheuses qui ont l’air si faciles, …), de changement de mode de « consommation » de la montagne ?<br /> Au final, est-ce que des secours payants auraient empêché chacune des victimes de sortir en montagne et d’y trouver la mort ? Et puis, il n’y a pas que des personnes aisées qui peuvent se permettre d’aller en montagne ; il y a de simples randonneurs, des gens qui économisent longtemps avant de se permettre une semaine de vacances, des habitants des villages de montagne pas forcément riches, …
Répondre
S
J’ai l’habitude de pister ça sur les réseaux sociaux en commentaire :<br /> Avant que se déchaîne la bêtise, je voudrais éclairer un peu le débat qui sombre dans la médiocrité populiste et démagogique à chaque accident en montagne. <br /> À tout ceux ici qui ralent contre les sportifs de montagne qui prennent des risques. S’ils étaient compétents ils sauraient que :<br /> - que le hors-piste n’est pas interdit. C’est une pratique sportive comme une autre avec ses règles de sécurité. <br /> - qu’il n’y a de hors-piste qu’à proximité gravitaire des pistes. Le reste c’est la montagne. Donc on n’y pratique pas le ski hors piste mais le ski de randonnée dont le nom légal est ski de montagne. Mais comme beaucoup de gens non montagnards appelle la montagne sauvage le hors-piste je le désignerai donc ainsi mais en mettant des «  » <br /> - C’est le « hors piste » qui constitue la norme. Les pistes, qui sont un domaine privé, sont une anormalité en montagne car ne couvrant que 5% environ des surfaces skiables. <br /> - déjà ce ne sont pas des sauveteurs (mer) ce sont des secouristes (partout ailleurs)<br /> - les commandants de groupes de secours ne mettent pas la vie de leurs personnels en danger. Ceci s’applique aussi aux pisteurs secouristes qui ont des ordres très stricts concernant leur propre sécurité. Vous les insultez en disant cela. <br /> - alors que se passerait il si on ne portait secours qu’aux personnes n’ayant pas pris de risque ? Ben ils n’auraient pas d’accident. Aucun. Donc pas besoin de secours. <br /> - les secours sur un domaine skiable donc privé, c’est à dire tout ce qui est accessible par gravité à partir des remontées mécaniques sont opérés ou co-opérés par les secouristes de la station et sont facturés environ 800 à 1000 euros. <br /> - Faut il faire payer les secours en domaine public ? ce serait d’une part trop cher pour l’état. D’autre part la qualité baisserait. Ensuite il faut faire la même chose avec un secours sur une vieille qui s’est pété le fémur en glissant sur le verglas alors qu’il y avait une alerte verglas. Ou bien un automobiliste qui sort d’un virage car il s’est endormi.<br /> Vous vous rappelez quand les pompiers ont annoncé qu’ils allaient facturer la récupération de chat dans les arbres ? Énorme levée de bouclier. Avez vous déjà vu des chats tout secs dans les arbres ? Ou bien des chats morts écrasés au pied des arbres ? <br /> Puis arrive la gratuité des soins : baiser sans capote -> Sida -> Prise en charge ? Manger du nutella -> diabète -> prise en charge ? Pas de sport -> infarctus -> prise en charge ? <br /> La liste est longue. Alors ? On fait quoi ? <br /> - ça n’est pas les secours qui coûtent chers mais le maintien en état opérationnel. Le matériel et son entretien, les personnels et les entraînements. Ces groupes de secours spécialisés en montagne interviennent majoritairement pour les randonneurs l’été, et aussi en appui aux autres secouristes dans toutes autres situations.<br /> Et enfin les milliards d’euros que les sportifs font gagner aux caisses de sécurité sociale compensent largement la médecine du sport (tout compris) et le coût des secours.
Répondre
A
Ce que vous écrivez est intéressant. Il a le mérite de mettre en perspective le droit de chacun d'être secouru et ce quelle que soient les circonstances. A titre personnel, je rajoute qu'il est dommage non pas que des personnes partent parfois sous équipés ou dans des conditions climatiques dangereuses, mais qu'on ne trouve aucune information sur les dangers de la montagne et sur comment s'en prémunir ou les éviter, chez beaucoup de ceux qui tirent un profit pécunier de ces activités ; je veux parler là des stations de ski, des offices du tourisme, des vendeurs de matériels qu'ils soient physiques ou dématérialisés et très souvent même de l'ESF.
Répondre
D
Pour alimenter la discussion, je partage le rapport très récent, de la cours des comptes sur les secours en montagnes:<br /> <br /> https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2026-02/20260211-Secours-en-montagne.pdf
Répondre
B
Je m’excuse, mais je trouve que votre article est un peu trop binaire : soit un modèle solidaire où tout serait intégralement pris en charge, soit un modèle égoïste du type “chacun sa merde” comme vous dite. Entre les deux, il existe un large éventail qui mérite d’être discutée, sans remettre en cause le socle de solidarité de notre société.<br /> <br /> Pour reprendre votre parallèle, nous sommes tous heureux que les secours viennent nous chercher après un accident de voiture, que l’on soit responsable ou non. Nous sommes tout aussi heureux que des soins lourds soient pris en charge, qu’on ait fumé ou pas, parce qu’une maladie peut toucher n’importe qui. C’est à mon sens le cœur de nos principes : la mutualisation du risque.<br /> <br /> Là où la question devient délicate, c’est sur la prise de risque volontaire dans des activités de loisir, et surtout sur la nature du secours mobilisé. Qu’on intervienne au bord d’une route ou sur une piste, le risque pour les intervenants existe. Mais quand on parle de secours en montagne, et en particulier d’hélitreuillage, on ajoute quand même un niveau d’exposition et de danger supplémentaire. Même si les accidents mortels de secouristes restent rares (et tant mieux), l’enjeu n’est pas uniquement statistique : c’est la mise en danger de professionnels pour aller récupérer quelqu’un qui, parfois, s’est engagé en dépit du bon sens ou d’alertes très explicites. Ce point, à mon sens, ne peut pas être balayé d’un revers de main au nom du principe général “on fait tous des erreurs” dont certaines interdite par la loi.<br /> Je comprends parfaitement la crainte de la pente glissante : aujourd’hui on conditionne le remboursement d’un secours parce que “c’était risque 5”, demain on conditionne un traitement parce qu’on a fumé une cigarette il y a vingt ans. Mais poser la question ne veut pas dire basculer dans l’arbitraire : on peut défendre un socle inconditionnel (secours et soins garantis pour tous, sans discussion au moment critique) tout en réfléchissant à des mécanismes de responsabilisation en amont, et à une répartition des coûts plus cohérente avec certaines pratiques.<br /> <br /> D’ailleurs, le débat ne porte pas vraiment sur le nombre de décès annuels (vous avez raison : rapporté au nombre de pratiquants, c’est relativement faible), mais sur la dynamique des interventions et leurs coûts. Certains travaux publics évoquent des ordres de grandeur élevés par opération et, au total, une facture annuelle plus que significative et qui continu à monter chaque année. Même sans se battre sur les chiffres exacts, l’idée reste la même : on demande une solidarité nationale pour des pratiques qui concernent une minorité, et souvent une minorité plutôt favorisée (soit-y-on honnête matériel, déplacements, éventuellement guide c’est pas donné à tout le monde). Cela pose une question de justice distributive : jusqu’où la collectivité finance-t-elle, sans conditions, une dépense liée à une liberté individuel mais à risque ?<br /> <br /> C’est là qu’une voie médiane peut sans doute exister. Il y a quand même plein de solution possible. Par exemple, sans toucher au principe “on secourt toujours”, on peut envisager, pour certaines pratiques identifiées comme plus engageantes, une forme de couverture obligatoire (assurance publique dédiée, licence, contribution forfaitaire, ou un dispositif équivalent), à la manière d’un permis ou d’un droit d’accès, non pas pour “punir”, mais pour assurer un financement stable et fléché. Et si l’objection facile serait “je paie déjà des impôts”. Oui c’est vrai mais bon à mon sens l’impôt finance prioritairement des biens communs dont tout le monde bénéficie (hôpital, école, infrastructures), alors qu’ici on parle d’un service très spécifique, mobilisé par une fraction de la population. L’important, à mon sens serait d’avoir une vraie réflexion pour concevoir un système non discriminant, tout en essayant qui préserve l’accessibilité sociale (tarification raisonnable, éventuellement modulée, et surtout pas un ticket d’entrée prohibitif). On peut toujours rêver.<br /> Je suis d’accord pour défendre un modèle solidaire et refuser le “chacun pour soi”. Mais je pense qu’on peut aussi reconnaître qu’il existe des situations où la solidarité nationale, pour rester légitime et durable, doit s’accompagner d’un minimum de cadre collectif et de financement dédié.<br /> Désolé pour le pavé
Répondre
L
Bonjour.<br /> Ne soyez pas désolé : au contraire, votre contribution est très réfléchie, très censée. Merci !<br /> J'ai bien évidemment pensé à tout ça ; malheureusement, à mon sens, on entre dans du très compliqué et dans forcément de l'injustice au final dans de nombreux cas. Par exemple, lors de mon accident d'avalanche d'il y a quatre semaines, j'ai pris ma voiture et j'aurai pu avoir un accident en faisant "le con" sur la route. Pourtant, il s'agit bien d'une utilisation "loisir" de mon véhicule. Que je sois secouru à Prabert dans un ravin ou au pied du col de la Scia, finalement, c'est pour mon propre plaisir perso, un plaisir dont le commun des mortels n'a rien à faire. Un privilège d'occidental dont un des soucis est de savoir quelle neige il va trouver quand d'autres ne savent pas quand sera leur prochain repas...<br /> Pour revenir au sujet, la montagne étant tellement imprévisible, je ne vois pas trop comment on pourrait mettre une frontière entre une imprudence acceptable et une autre qui ne le serait pas. D'où mon souhait de garder le système actuel.<br /> Merci encore.