Publié le 10 Septembre 2025

A part ma présence, je n'y suis pour rien. L'idée de la voie, c'est Sylvain (Thiabaud). Le jeu de mots (que je trouve excellent) du nom de la voie, c'est Sylvain. L'ouverture (du bas s'il vous plaît), c'est Sylvain. Le matériel, c'est Sylvain (et Petzl qui a fourni, entre autres, les goujons inox). Seulement voilà : nous avions envie d'une "petite" ouverture ensemble. Sylvain ouvre beaucoup dans le niveau 7 soutenu. Il fallait un truc un peu plus adapté à mon niveau. Ben même là, j'étais content d'être derrière et encore, sur certaines traversées, il a fallu serrer les fesses. Merci l'ami pour cette belle aventure (et bravo).
C'est une voie de trad' avec 0 à 3/4 plaquettes max par longueur. Prévoir deux jeux de friends jusqu'au 2 + n°3 et 4 et quelques micros. Et un peu de marge pour des traversées en 6 supérieur sans pied.
J'oubliais : la voie se situe en face ouest de la dent de Crolles ; départ pile au-dessus du sentier du trou du Glaz, à l'endroit où celui-ci redescend, i.e., un peu à droite de Viktorglaz. Approche : 30 minutes. Retour à pied. Corde à doubl préférable pour gérer le tirage.

Les traversées tassaniques
Les traversées tassaniques
Les traversées tassaniques
Les traversées tassaniques
Les traversées tassaniques

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #Chartreuse

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Publié le 7 Septembre 2025

Quand on a réalisé une voie il y a treize ans, on peut pratiquement la refaire comme si c'était une voie nouvelle. Mise à part la longueur en traversée sous la fissure horizontale, je n'avais en effet aucun souvenir des passages sans m'en référer à ma banque d'images. L'occasion donc de faire découvrir à Cécile ce joli coin du Vercors, grimper à l'ombre alors qu'il fait trente degrés en vallée et sans trop marcher (une heure d'approche ; une heure de descente) pour se reposer suite à la journée de la veille au Ferrouillet.

C'est une jolie voie avec un premier 5c pas si facile, deux 6a+ pas si difficiles, un 6b majeur sur trous et une traversée un peu psycho au niveau des pieds mais ultra équipée. Variée et intéressante : merci encore aux ouvreurs, Nicolas Dubreil et Philippe Gay. Une corde 35 mètres à simple et 12 dégaines suffisent amplement (avec un Escaper en cas de besoin de réchappe).

King kong (II)
King kong (II)
King kong (II)

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #Vercors

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Publié le 6 Septembre 2025

Repérée en fin d'été 2022, cette ligne était restée dans les cartons. Fin août, à peine rentré d'Ecosse, je monte faire un tour avec quelques points et le perfo. Par un système de vires, je me hisse à un hypothétique R5, installe en rappel et explore vers le bas grâce à 65 mètres de Pureline (Petzl). Le sac était suffisamment lourd pour que je rentre fourbu de cette petite exploration, après avoir placé tout le matériel emporté et "tracé" les cinq longueurs inférieures.

Une gastro et (peut-être) un Covid plus loin, je me hisse péniblement à nouveau jusqu'au pied de la face en compagnie de Damien deux semaines plus tard. Les deux premières longueurs, déjà entièrement équipées, sont vite avalées tellement c'est facile. Les trois suivantes, déjà repérées, sont vite équipées et vers midi, nous voici de nouveau au R5 avec, cette fois, la partie inférieure toute équipée. Il nous reste trois longueurs un peu plus redressées à explorer pour atteindre le sommet. L6 pas mal du tout avec quelques pas un peu plus techniques, L7 plus délicate (nous avons nettoyé ; il en reste sûrement) mais intéressante puis une jolie dernière longueur qui vient échouer sur la belle dalle sommitale.

L'idée de départ était de faire une voie sur friends mais le rocher en aura décidé autrement. Du coup, ce sera tout équipé, principalement en plaquettes inox fournies par Petzl, alternant avec quelques pitons que nous avons "balisés" avec de la cordelette. De même, je m'attendais à quelque chose d'un peu plus grimpant mais une nouvelle voie, Belledonne aura confirmé son caractère de massif "facile" pour l'escalade, facile mais pas inintéressant. En résumé, une ligne pour grimpeurs débutants en grande voie mais sachant rester attentifs aux dangers et aux exigences de la montagne.

"La ronde des vautours". 8 longueurs. 5b max et obligatoire. Corde 35 m à simple, 8 dégaines, 2 sangles.

Ouverture : Damien Céli et Lionel Tassan ; août-sept 2025

Approche : de la Betta, lac de Crop, col de la mine de Fer puis à gauche vers la brèche de roche Fendue. La face se situe sur la droite, un peu avant la brèche. (2h45).

Descente : par les arêtes vers le nord-est jusqu'à la brèche de roche Fendue. Les 4 longueurs de la seconde partie sont néanmoins équipées en rappel (prendre 2x35 m) pour descendre ensuite à pied par la vire médiane.

Remarques :
- Peu d'ambiance dans les 5 premières longueurs, terrain assez couché semblable aux dalles du Galeteau en moins compact. Face ouest-nord-ouest qui peut être fraîche avec névé tardif au pied de la face. Globalement conseillé de mi-juillet (piolet pas superflu jusqu'en août) à mi-octobre s'il ne fait pas trop froid (préférer l'après-midi en automne).

- C'est loin mais on sera ultra léger pour grimper et la foule des grands jours sûrement pas pour tout de suite.
- Attention à l'éventuelle présence de bouquetins (non observés personnellement mais il y a quelques crottes) sur les vires (chutes de pierres).

Un grand merci à Petzl pour tout le matériel.

Voie et localisation
Voie et localisation

Voie et localisation

Nouvelle voie au Ferrouillet
Nouvelle voie au Ferrouillet
Nouvelle voie au Ferrouillet
Nouvelle voie au Ferrouillet
Nouvelle voie au Ferrouillet
Nouvelle voie au Ferrouillet

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #Belledonne

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Publié le 1 Septembre 2025

Le Rollier d'Europe est un oiseau du sud de la France, absent de l'Isère. Pourtant, depuis quelques années, au moment de la migration post-nuptiale, on observe des mouvements d'oiseaux dans le sens contraire, i.e. vers le nord. Il s'agit en général de jeunes de l'année avec l'explication possible que, moins expérimentés que les adultes, ils remontent vers le nord pour trouver un peu plus de nourriture que dans leur habitat de naissance amaigri par la sécheresse estivale. Ce n'est qu'une hypothèse. En cette fin août, des oiseaux ont séjourné quelques jours dans la vallée du Grésivaudan. Je n'y ai pas passé des heures, ils sont très farouches et en plus, ils ne sont pas très coopératifs en préférant se poser sur des fils électriques. Mais voici quand même deux ou trois images vite faites, portant à 249 le nombre d'espèces d'oiseaux photographiées personnellement. Mon petit projet de posséder une iconographie de 250 oiseaux européens approche mais il reste quand même une dizaine d'espèces à améliorer pour considérer avoir une photo potable de celles-ci.

Le Rollier d'Europe
Le Rollier d'Europe
Le Rollier d'Europe

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Rédigé par lta38

Publié dans #animaux

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Publié le 23 Août 2025

Nous avons choisi de faire une sorte de tour de l'Ecosse en utilisant la marche, l'auto-stop, le bus ou le train. L'idée était de marcher dans quelques endroits choisis pour leur intérêt au regard de ce que l'on aime (les grands espaces naturels) : le massif des Cairngorns, la côte nord-ouest... et de les relier en priorité en auto-stop ou à l'aide des transports en commun. Voici quelques retours.

- La marche. Hormis sur quelques sentiers de type GR (ex : Highland Way), le balisage demeure sommaire (un panneau au départ, un à l'arrivée... quelques rares cairns voire, exceptionnellement un panneau à une intersection importante). Certains sentiers sont même très peu marqués avec des passages désagréables dans des tourbières. On a même eu parfois la surprise de ne pas trouver le sentier marqué sur la carte opentopo. L'utilisation d'un GPS avec préparation a minima en amont semble inévitable. Parfait si on aime ce côté un peu aventureux.
- La nuitée. Il existe quelques cabanes ouvertes et non gardées, sommaires mais efficaces appelées Bothies. Il faut toutefois emporter son sac de couchage et son matelas. Mais sinon, on peut planter sa tente partout. Enfin, quand on trouve un emplacement car parfois, ces grandes vallées vertes accueillantes se révèlent être des champs de touffes et de mottes d'herbe ou de bruyère où il n'est pas possible d'y mettre une tente confortablement. Les meilleurs endroits sont souvent près des torrents.
- L'eau. Inutile de remplir des litres de gourdes : on trouve de l'eau partout. Ne pas oublier son filtre (genre Katadyn Be Free) car il y a pas mal de moutons dans les montagnes. Dans les villages, on trouve souvent des fontaines d'eau potable "Scottish Water".
- Se ravitailler. Evidemment, sur les GR, les campings et autres hameaux sont équipées demain-supérettes. Ailleurs, on trouvera ce qu'il faut dans les villages (supérettes, restaurants, butchers...) ; il faut juste calculer.
​​​​​​​- La météo. Août est paraît-il assez pluvieux. Nous avons bénéficié de conditions globalement favorables. Le plus pénible aura été la première semaine avec du fort vent mais qui aura eu ses avantages (aucun insecte ; vêtements et tentes qui sèchent très vite après une pluie...). La température reste parfaite : entre 12 et 28 degrés ; en moyenne autour de 18 degrés vers le nord-ouest. Idéal pour marcher.
- Les insectes. Les midges, ces "moucherons-moustiques" insupportables ne nous aurons gênés que trois ou quatre soirs et matins. Merci au vent. Mais cela aura suffit. Il est indispensable de s'en protéger, déjà avec une moustiquaire de tête. Gênante car à mailles très fines, elle permet quand même de faire quelques manips. C'est surtout au bivouac que cela est gênant car quand on marche assez "vite" (à partir de 4 km/h), ils ne suivent pas ; quand il y a du soleil, il sembleraient qu'ils se mettent en pause. De même quand il pleut ou qu'il y a du vent. En revanche, un soir (ou matin) calme, c'est l'enfer. Impossible de manger dehors. On plonge dans la tente et on n'en sort plus. Il semblerait que les sprays de protection trouvés sur place soient efficaces mais à condition d'être achetés neufs. Une fois ouverts, ils perdent leur efficacité au bout de quelques mois (semaines ?). Inutile de s'en servir deux ans plus tard... Mais une autre plaie est à décliner : les tiques. Nous avons dru faire un check quotidien, avec plus d'une centaine à enlever à la pince pour ma part. Le short est à proscrire dès que les sentiers sont étroits et qu'on se frotte aux herbes et aux fougères.
- L'auto-stop. Les Ecossais sont super gentils. Cela fonctionne très bien, sauf aux abords des lieux très touristiques paradoxalement.
- Le train et le bus desservent admirablement les moindres recoins du pays mais à un tarif bien supérieur à celui de la SNCF.
- La bouffe. Sans surprise, on aura trouvé quelques pies très raffinés ou des fish and chips copieux mais globalement c'est peu varié, cher et trop sucré à notre goût. A titre personnel, je n'ai pas le souvenir d'avoir vu autant de gens obèses. La météo du nord-ouest de l'Europe, des sentiers parfois exigeants, des insectes taquins... tout cela, nous sommes venus le chercher et nous sommes rentrés conquis par l'Ecosse et ses paysages. En un mot : fa-bu-leux. Mais il reste ce côté triste de voir les ravages d'une nourriture trop riche en sucres et faible en fruits et légumes, en précisant que nous ne sommes pas végétariens !!

Vert : marche ; jaune : auto-stop ; orange : train ; rouge : bus ; bleu : bateau ; ronds : étapes

Vert : marche ; jaune : auto-stop ; orange : train ; rouge : bus ; bleu : bateau ; ronds : étapes

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Rédigé par lta38

Publié dans #Écosse

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