escalade-alpi

Publié le 24 Mai 2021

Après la pluie sur le littoral (un des mois de mai les pires depuis 30 ans !), nous voici perdus dans les gouttes d'eau du calcaire des Dentelles. Partis dans la De Benedetti, on se retrouve dans la partie supérieure avec des lignes équipées de partout. Disposant du topo datant de 2010, on constate que le secteur s'est bien densifié. Lors de mon prochain passage ici, je m'empresserai d'acquérir la dernière version. L'occasion de rappeler que les plaquettes ne poussent pas toutes seules sur les falaises. Et même si personne n'impose quoi que ce soit aux ouvreurs/équipeurs (chacun les appellera comme il le souhaite), la moindre des choses est a minima de les remercier de leur travail en achetant le topo local qui permet, en outre, de financer une partie de l'équipement.

C'est toujours un régal de grimper ici, sous les parfums du sud mais sans la foire d'En-Vau. Un site qui donne aussi envie de le parcourir à pied au milieu des chênes verts et à la rencontre de la nature très riche du Vaucluse, avec quelques étapes dans les vignobles.

Perdus dans les gouttes d'eau
Perdus dans les gouttes d'eau
Perdus dans les gouttes d'eau
Perdus dans les gouttes d'eau

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 23 Mai 2021

C'est sans doute ici, entre Castelvieil et Devenson, que les Calanques prennent toute leur dimension. Je ne snobe pas les sites de Saint-Michel-d'Eau-Douce, de la Candelle ou de Sormiou sur lesquels j'ai fait mes premières armes d'escalade et qui demeurent magnifiques. La Mounine, Sugiton ont également des falaises qui marquent ce petit massif aux portes de Marseille (ce sont bien les Calanques de Marseille et non de Cassis puisque la commune de Cassis ne possède que la petite Calanque de Port Miou). Mais le coeur du massif, là où on ressent l'isolement, c'est bien sur le triptyque Oule - Eissadon - Devenson. Toute cette partie requiert a minima une heure de marche d'approche (et parfois deux voire davantage pour atteindre le pied des voies d'escalade rappels inclus), et idem au retour avec de multiples montées et descentes intermédiaires. Il n'est pas rare de dépasser les mille mètres de dénivelé. En outre, les départs des voies ne sont que rarement accessibles à pied et dominent directement la mer. Toute une ambiance et un brin d'engagement, hors du réseau mobile.

J'ai à nouveau ressenti toute cette essence ce jour en allant parcourir une très belle voie de l'Oule (le Toboggan de la corniche). Il a fallu quitter l'ambiance cacaphonique (klaxons de bateaux notamment) d'En-Vau en s'immisçant à travers l'étroit trou du Serpent puis tirer un rappel pour échapper à toute cette effervescence dont nous avions eu un aperçu durant la marche d'approche (parking de Port Miou plein à craquer - attention, ne prend pas la CB ; procession sur le sentier d'accès et dépassent de centaines de "randonneurs") pour retrouver les "vraies" Calanques. Et du même coup, au retour, détour par les crêtes, col de l'Oule, la Fontasse... Tranquillité assurée. A noter que ce choix de départ de Port Miou est justifié (45 minutes jusqu'aux Petites Escalades) depuis que le parking de la Gardiole a été fermé.

Quant à la voie, splendide ! Du 5c au 6b+ et rien à jeter. Un régal sur un rocher bien adhérent.

L'essence des Calanques
L'essence des Calanques
L'essence des Calanques
L'essence des Calanques
L'essence des Calanques
L'essence des Calanques

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Rédigé par lta38

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Publié le 22 Mai 2021

Retour sur le rocher du cap Canaille. Le coin est toujours aussi classe. Cela fait quelques années qu'on se demande comment tout cela tient debout et au final, les voies d'escalade sont toujours là et de plus en plus parcourues. Certaines longueurs en sont même devenues mythiques comme le 6a+ final de "bourreur de rousse" et son dévers à bacs orange, le 6a+ de "Damoclès" et ses à-plats sculptés, juste avant de partir plein gaz sur l'épée ou encore le 7a+ de transition grès-poudingue de "tout est une question d'angle". 
"Deux Vauriens, trois canailles" n'est pas en reste, notamment avec la sortie aérienne de la grotte de R3 puis le 6a majeurissime de L5 et son passage renfougne. Une aussi belle impression que celle que j'avais eue dix ans plus tôt.

Pour l'accès, nous avons largement préféré le sentier Philémon, incroyable cheminement sur une vire aérienne et conclu par un rappel de 25 m à celui, habituel, de la grotte du 14 juillet qui risquait de surcroît d'être encombré par d'autres cordées. Une météo clémente dans le sud, loin de ce qu'on peut avoir à cette époque où le soleil interdit l'escalade en pleine journée. La fraîcheur de ce mois de mai inhabituel a du bon ici.

Philémon
Philémon

Philémon

L1

L1

Arrivée à R3

Arrivée à R3

Dans L5

Dans L5

Traversée de L6

Traversée de L6

Sortie de L7

Sortie de L7

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 21 Mai 2021

Tentative à Orpierre entre deux gouttes d'eau. Le ciel est menaçant ; aussi nous grimperons à double en cas de besoin de réchappe. Le ciel s'éclaircit au moment où nous sommes sous la baume de "deux blondes au paradis", une voie récente de l'Adrech. On entrevoit même le soleil. Deux longueurs plus tard, au sommet de la voie et avant la courte arête finale en 2 menant à la crête, un grain approche, le tonnerre gronde. Peu enclins à risquer la foudre sur le fil de la montagne, nous choisissons les rappels. En deux coups de cuillère à pot, nous sommes de retour sous la baume, à l'abri le temps que passe l'averse, histoire de finir au sec les deux derniers rappels ramenant à la base de la paroi. Belle reprise sur un rocher tout neuf, garni de belles gouttes d'eau.
La cotation globale c2c (D+) est complètement loufoque :
L1 + L2 = 6a (conti), 45 m. Avec 14 paires j'ai dû sauter plusieurs points.
L3 = 5c/6a en traversée
L4 = A0 puis 6b (non obligatoire certes)
L5 = 5c (conti)
L6 = 2 (non fait)
5c/6a obligatoire ; on est plus proche du TD selon cette cotation que je n'ai plus envie d'utiliser tant elle mélange des choses très différentes aujourd'hui.

Images Dji Osmo. Ma foi, pas si pire...
Images Dji Osmo. Ma foi, pas si pire...
Images Dji Osmo. Ma foi, pas si pire...
Images Dji Osmo. Ma foi, pas si pire...

Images Dji Osmo. Ma foi, pas si pire...

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 20 Mai 2021

Reprise de l'escalade après près de sept mois sans toucher le rocher, nonobstant cette sortie intercalée et adaptée aux conditions du moment ou de la "balade" comme ici. En résumé, près de deux-cents jours sans tirer sur les bras, autant dire que ça devait piquer à la reprise. La faute à cet hiver exceptionnel en terme de qualité de neige qui ne m'aura pas permis de délaisser un instant le ski pour quelques intermèdes rocheux comme c'est généralement le cas. Et surtout aux mesures gouvernementales imposant la fermeture des salles d'escalade qui me permettent d'entretenir le physique (et le social) durant la saison hivernale. Je ne vais pas entrer dans une nouvelle polémique à ce sujet : la situation "covidesque" très complexe imposait des restrictions et je n'ai pas la prétention de dire s'il fallait ou non fermer les salles d'escalade. Il est vrai que les soirs d'hiver, Espace Vertical comme sans doute la plupart des autres salles sont des lieux de regroupements importants favorables à la transmission d'épidémies. En revanche, je suis beaucoup plus critique sur la fermeture des clubs restreints pour enfants. Il y a en effet de quoi se demander quelle incidence peut avoir l'interdiction de grimper 2 heures par semaine pour un groupe de 12 réparti sur un mur de 30 mètres de large avec masques pour les assureurs et gel hydroalcoolique entre chaque voie (qui plus est pour des enfants très peu touchés par l'épidémie) quand ces mêmes petites têtes se croisent par centaines entre 25 et 30 heures par semaine dans un collège ou une école !!! Une dynamique sportive bien amochée (et sans doute pour beaucoup d'autres activités) et qui aurait pu/dû être évitée.

Mais pour ma part donc, je ne peux m'en prendre qu'à moi même ; il suffisait d'aller dehors. Il aura fallu attendre la seconde quinzaine de mai de ce mois capricieux, semblable à mai 2013 en terme de météo. Pour cette soirée, nous choisissons un petit site sous la Bastille que nous ne connaissons pas encore. Jimmy's cliff ne sera pas la falaise du siècle : les voies sont courtes, souvent bloc. Quelques passages bien jolis toutefois. Et cela nous aura permis sans doute d'éviter la foule du désert de l'Ecureuil, site qui conviendrait parfaitement à une reprise mais véritablement pris d'assaut depuis deux ans et de faire d'agréables rencontres. Un grand plaisir de retoucher le rocher. Pas de bras mais de bonnes sensations quand même.

Une grimpeuse dans le 7a+ de la falaise que nous n'avons pas essayé.

Une grimpeuse dans le 7a+ de la falaise que nous n'avons pas essayé.

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Rédigé par lta38

Publié dans #Chartreuse, #escalade-alpi

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