Mobilité douce et sport
Publié le 13 Août 2019
C'est sans doute un des des défis de notre société : limiter nos déplacements loisirs. Je ne crois pas une seconde à l'abandon de tout ce qui fait la richesse de nos aventures aujourd'hui - voyages au bout du monde ET matériel - mais il est tout à fait possible de devenir raisonnable sans que cela n'entrave nos émotions. Cela passe par la recherche de tout ce qu'on peut découvrir à portée de main et on sera surpris de la richesse des possibilités.
Retour des filles pour une petite semaine à la maison alors que Madame a repris le boulot. On va bouger, mais à proximité. Temps frais et même couvert et venté en montagne pour cette première journée : c'est idéal pour ressortir le vélo. Le ratio vélo/enfant en terme de poids étant fort mauvais, surtout avec notre matériel, la moindre côte sera forcément sportive pour elles. Alors go ! Direction la gare de Brignoud et le pont des trompe-la-mort pour traverser l'Isère. Oui, en 2019, les cyclistes bénéficient ici d'une des infrastructures les plus dangereuses de France pour traverser l'autoroute et la rivière. Inacceptable mais sans autre possibilité à moins d'un détour monumental. Pour info, j'ai décidé d'abandonner de suivre le mini-passage piéton ultra dangereux. On est obligé de s'arrêter à chaque bretelle d'entrée/de sortie d'autoroute et c'est toujours un stress de relancer un vélo pour passer entre deux voitures. De même que pour traverser le pont de l'Isère, les trottoirs étroits en pédalant sont hyper dangereux. Si l'enfant tombe du trottoir, c'est un carnage. Il faudrait y passer à pied en poussant le vélo ce que je faisais quand les filles étaient petites. Maintenant, j'ai décidé d'arriver (côté Crolles pour ceux qui connaissent) par la voie réservée aux bus puis d'emprunter la chaussée (il reste toujours une traversée délicate où il ne faut pas traîner) et les voitures restent derrière à 20 km/h. Le premier qui me klaxonne prend un galet dans le pare-brise :D !! Bon, ce n'est pas encore arrivé. Bref, passons.
Le train nous emmène à Chambéry. Durant toutes les vacances scolaires, les TER bénéficient de tarifs intéressants : gratuit pour les moins de douze ans et -40% pour les autres, à condition qu'il y ait au moins un adulte accompagné de 1 à 3 enfants. Pour 11€ et des brouettes, on est donc tous les trois à la gare de Chambéry et il n'y a plus qu'à rentrer à la maison. La départ se fait dans les petites rues de la ville puis sur la voie verte jusqu'à Chignin où un itinéraire balisé amène, par de petites routes très peu empruntées par les voitures, au lac de Saint-André puis à Chapareillan. On poursuit par la côte de Barraux puis la Flachère, Montalieu, St-Vincent-de-Mercuze. Toujours très peu de voitures. Petites rues dans le Touvet puis on prend le début de la raide montée à Saint-Bernard pour traverser ensuite par la petite route de la Frette. Un chemin non goudronné amène au-dessus de la Terrasse. On ne retrouve la route principale qu'au niveau du Carré où il n'y a plus qu'à la suivre sur une dizaine de kilomètres jusqu'à la maison. Les filles ont maintenant l'habitude ; on peut emprunter la bande cyclable sans trop d'inquiétude sur cette dernière section.
Et voilà pour cette première journée ensemble de la semaine : 50 km de vélo, la voiture restée à la maison, un peu de sport et de très belles petites routes.
(photos smartphone)
Vignobles des Abymes. Au XIIIè siècle, un énorme pan de montagne s'est effondré (face nord du Granier), s'abimant sur la vallée et causant le décès d'environ 2000 personnes, d'où le nom donné au cépage local.
Ca va avec l'article. Certes, le train est une mobilité douce mais un jour, il faudra arrêter le mitage du paysage. Ce train existe déjà. Cette nouvelle ligne serait destinée à gagner du temps sur des trajets. Est-il utile de gagner du temps à tout prix ? Cette nouvelle ligne serait aussi destinée au transport du fret. Celui-ci est déjà possible avec la ligne actuelle. Quel en serait le véritable bénéfice global ? Car cette ligne serait accompagné du percement de plusieurs tubes, parfois très longs (plusieurs dizaines de kilomètres) avec des gisement d'amiante et autres roches à problème. Les différentes études montrent des points positifs et négatifs des deux côtés mais je me pose une question : la planète étant un espace fini, on ne peut donc pas poursuivre infiniment son exploitation et donc notre croissance. C'est une certitude mathématique. Quand allons-nous commencer à infléchir la courbe quand de nombreux scientifiques indiquent qu'on a déjà dépassé la tangente acceptable ??