escalade-alpi

Publié le 23 Août 2017

Deuxième sortie avec le Thib'. Direction les Aravis et son point culminant. L'ami voulant à tout prix finir au sommet, nous optons pour une voie en face nord ce qui correspond bien avec les températures et la forme du moment. Je ne suis pas très emballé ; peut être cela faussera t-il mon jugement.

La "balade" (Goûter à Gramusset de son nom) a un peu d'ampleur et quelques jolis dalles et cannelures en bas. Les passages "durs" sont typés "bloc". L'équipement est très bon à partir du 5b mais bien aéré en-dessous. Le rocher reste propre et il faut reconnaître que dans l'ombre de la face nord avec une petite laine, on retrouve une ambiance "montagne". Tout déroule jusqu'au R6 où, au lieu de fm'arrêter, je fais dix mètres supplémentaires et relaye sur un point + deux friends car c'est l'endroit pour faire de jolies photos.

Mais dans la manip', je laisse échapper un chausson. Il rebondit plusieurs fois puis s'immobilise miraculeusement cent mètres plus bas. Que faire ?

Bien résigné, je prends le temps de réfléchir. Une cordée de Pachidermes expédie régulièrement des pierres dans la face et le chausson est dans l'axe. Et nous n'avons qu'un brin de 50m...

Finalement, on se décide à y aller. Je désescalade les dix mètres, rejoins Thibaut au R6 où l'on pose un rappel qui amène, avec l'élasticité, pile au relais inférieur (il ne fallait pas un mètre de plus). Puis on désescalade la longueur en 3 menant au R4. Enfin, Thib' me mouline vingt mètres jusque sur la vire. Je fais un aller-retour express décordé et récupère ma pantoufle. Reste à remonter... Bon on à limité les manip : 45 minutes de perdu pour descendre puis remonter ces 2 longueurs et demi. Cette anecdote n'est pas sans rappeler la mésaventure de Candice en 2011 aux rochers de l'Homme. La coupable de ce raté avait dû gravir six (ou sept) longueurs avec un pied nu !!

Finalement, tout s'arrange. Thib' nous trouve deux longueurs magnifiques pour finir (je dirais 6a) et on sort au sommet dans une superbe ambiance.

Grosse pause au sommet puis descente de la voie normale menée tambour battant : 1h10 jusqu'au col des Annes.

Approche atypique dans ces grands lapie

Approche atypique dans ces grands lapie

Plongée sur les grandes dalles du début

Plongée sur les grandes dalles du début

Quelques passages plus raides

Quelques passages plus raides

On supporte la doudoune

On supporte la doudoune

Sortie sur la grande vire 100 m sous le sommet

Sortie sur la grande vire 100 m sous le sommet

Le magnifique mur sommital. Sans doute deux longueurs de (gros) 7/8 à ouvrir

Le magnifique mur sommital. Sans doute deux longueurs de (gros) 7/8 à ouvrir

L'avant-dernier relais

L'avant-dernier relais

Dernière longueur sur un pilier aérien

Dernière longueur sur un pilier aérien

Vue d'ensemble (face nord à gauche sous le sommet) depuis le sentier du retour

Vue d'ensemble (face nord à gauche sous le sommet) depuis le sentier du retour

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 22 Août 2017

Retrouvailles avec l'ami Thibaut. Ça commence mal. De mon côté, j'éprouve une fatigue anormale depuis dix jours. Quant à lui, il fait une intoxication alimentaire qui le mets hors-service pour le lundi.

Du coup, si on rajoute que je n'ai pas grimpé depuis deux mois et que le refuge convoité est plein, on change complètement de programme pour des escalades plutôt "faciles" (tout est relatif) et menant à de beaux sommets.

J'étais déjà venu avec Jean Bouchet sur cette curiosité géologique valaisanne qu'est cette aiguille de Morcles ; aussi je propose d'y retourner pour une autre voie, toujours équipée par les frères Rémy.

Cette fois-ci, point de triathlon : pas de vélo et un rythme convenant aux deux convalescents.

Mais toujours aussi beau : une douzaine de longueurs dans du rocher atypique : grès, calcaires, schiste (?), roche noire (volcanique ?)...

Première longueur, 2000 m au-dessus du Valais

Première longueur, 2000 m au-dessus du Valais

Première partie avec déjà des sections aériennes

Première partie avec déjà des sections aériennes

Un rocher rose magnifique dans cette section en 6a

Un rocher rose magnifique dans cette section en 6a

6b+ au-dessus de la seconde grande vire : athlétique mais sans histoire

6b+ au-dessus de la seconde grande vire : athlétique mais sans histoire

Depuis la longueur clef en 6c+, pas facile avec de la lecture et des pieds parfois à plat

Depuis la longueur clef en 6c+, pas facile avec de la lecture et des pieds parfois à plat

Rocher très atypique

Rocher très atypique

Départ du dernier 6b

Départ du dernier 6b

Ultime 6b très photogénique

Ultime 6b très photogénique

Vue ultra panoramique au sommet (Combin, Vélan, mont Blanc, dents du Midi...)

Vue ultra panoramique au sommet (Combin, Vélan, mont Blanc, dents du Midi...)

Devant la Grande Dent et la relique de glacier en face nord

Devant la Grande Dent et la relique de glacier en face nord

Sentier de descente facile (quand déneigé) mais expo et aérien

Sentier de descente facile (quand déneigé) mais expo et aérien

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 17 Août 2017

Monsieur Peillex, sur un ton un peu présomptueux et condescendant (ce n'est pas un procès sur la forme mais la remarque tombe à point nommé quand on défend une certaine humilité face à la montagne), vous signifiez dans un nouvel arrêté concernant la voie normale du mont Blanc, "la fin de la récréation", i.e. la fin des "conneries" (excusez du mot mais aucun ne sied mieux que celui-ci) sur cet itinéraire, entendons par là, la fin des touristes en short et baskets. 

Je tenais à vous signaler que vous ne réglerez rien du tout avec cet arrêté qui pourrait même être contre-productif.

  • Tout d'abord, cette liste est à mes yeux incomplète : le casque, les gants manquent à l'appel. Entre les pierres du couloir du Goûter et l'altitude, ces deux éléments sont à mettre au devant de la scène. Je vous invite à relire l'incantation à l'ascension du Mont-Blanc en "fast & light" que j'ai écrite dans Montagnes Magazine en juin dernier avec une liste précise du matériel recommandé.
  • Elle frise aussi le ridicule (le coup de la crème solaire m'a bien fait sourire, de même que le masque de ski qui pourra être utile certes par grand mauvais temps mais dans ce cas, autant prescrire un sac de couchage de secours et une pelle à neige aussi pour se creuser un abri).
  • Enfin elle impose un matériel inutile pour une ascension en solo (corde), à moins que votre objectif soit d'interdire d'y aller seul bien que ce mot me fasse doucement sourire. Quand j'y suis allé "seul", j'ai arrêté de compter après avoir dépassé deux cents personnes...).

Monsieur le Maire, je tenais à vous rappeler la responsabilité qui est la vôtre en amont des problèmes que vous soulevez. Vous accusez Jornet de montrer le mauvais exemple mais vous promouvez votre ville grâce au toit de France. Saint-Gervais-les-Bains devient Saint-Gervais Mont Blanc. Sur la page d'accueil du site, de belles photos de "la Bosse". Toute la communication faite autour de ce sommet mythique est la première responsable. 

D'autre part, si je regarde ma liste de matériel pour le Mont Blanc en fast & light, je m'aperçois que je suis globalement en règle, tout comme l'immense majorité des prétendants au sommet. Même les chaussures (des chaussures d'approche basses mais aussi rigides en pointe que d'autres modèles plus techniques). Même en imaginant que vous modifiiez cette liste, je vous assure que vous ne résoudrez rien ainsi. Les accidents qui prêtent à réflexion en montagne, vous l'avez vous même dit, relèvent de l'inconscience. Pas de l'imprudence. Quand on va en montagne, on va sur un terrain a priori dangereux. On est donc imprudent. L'inconscience, c'est de ne pas se connaître. Tout le problème est là. L'autonomie. Nous y voilà. Toute l'alchimie de ce sport, c'est de savoir si je peux aller en relative sécurité ici ou là avec mes compétences et si oui, avec quel matériel. Imposer une liste ne sert à rien. Kilian (et il est loin d'être le seul) est bien plus en sécurité en baskets (même si reconnaissons-le, ce n'est pas le matériel le plus adapté à la pente de neige au-dessus du refuge Vallot) que bon nombre de randonneurs croisés en grosses, fatigués par un effort auquel ils ne sont pas habitués, marchant en crabe avec des crampons utilisés pour la première fois et croulant sous le poids de leur sac à dos. De même que caler sa sortie dans des conditions météorologiques idéales (et donc de reporter et/ou changer d'objectif si ces dernières ne le sont pas) est un facteur primordial de sécurité n'entrant pas encore compte dans votre "restriction".

Au contraire, avec cet arrêté vous prenez des risques. Vous faites croire à certains qu'avec cet équipement, ils sont parés, sans même se poser la question de leur expérience. Vous limitez la réflexion et la préparation personnelles qui sont formatrices. Vous ouvrez une porte à ce qu'on vous accuse de ne pas avoir fait de même sur d'autres itinéraires ou dans d'autres situations...

Monsieur le Maire, on en reparle dans quelques années mais vous ne réduirez pas les accidents ainsi. Comme partout, il y a des inconscients. Un peu plus ici qu'ailleurs mais pas à cause de l'équipement Monsieur Peillex. A cause de la suprématie du Mont Blanc en terme d'altitude, du hasard de l'existence de cette voie normale "facile", de l'utilisation commerciale qu'en font les communes alentour dont la vôtre et si... de l'équipement en fait. Mais pas celui du sac à dos ; l'équipement mécanique en trains, téléphériques et refuges autour de ce sommet et faits par les hommes afin de le rapprocher de monsieur tout-le-monde. 

Je vous invite à réfléchir à tout cela et à revoir votre copie avant les évaluations de rentrée avec comme ligne de conduite, la formation, la prévention et l'autonomie.

Bien à vous

Lionel Tassan

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Rédigé par lta38

Publié dans #humeur, #escalade-alpi

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Publié le 15 Août 2017

Jean-Pierre alias JP est un gros amateur de bambées sauvages en Belledonne et ailleurs. Il n'en avait pourtant jamais gravi le point culminant du massif, le Grand Pic. Aussi, lorsqu'il me parle de son envie d'y aller, je ne peux que me réjouir de l'y accompagner.

Les jambes ne sont pas trop là ces jours-ci mais finalement, ça passera bien. Il faut dire que les 2100 mètres de montée sèche depuis la Gorge sont quasiment sans aucun répit mises à part les cinq minutes au lac Blanc.

Après la petite punition éboulesque du col de la Balmette, les trois-cents derniers mètres sont un enchantement. On contourne l'ensemble des difficultés ne laissant qu'un seul pas de 3 et une "randonnée du vertige" pour se hisser au rond-point sommital.

Un plaisir de voir la joie de mon compagnon du jour se hissant sur le point culminant de Belledonne et un plaisir de mon côté de la partager malgré des jambes lourdes. Mon neuvième passage ici haut. C'est un peu le sommet de l'année pour moi puisque m'y rendant en moyenne une fois tous les trois ans, c'est la troisième en moins de deux mois en cet été 2017.

Le côté moins joyeux reste le constat de la dégradation du glacier de Freydane déjà relevé lors de mes deux précédents passages. Cette fois, il est bien attaqué. Un gros trou rocheux apparaît à l'aplomb de la Croix. On sent bien que l'épaisseur s'amenuise. Combien de temps encore va résister le gros bourrelet de la langue terminale ?

Pour les images, toujours en attente de mon hybride, je n'avais que le compact à petit capteur de Stella. Sinon, jetez un oeil à la galerie de JP.

Le glacier de Freydane en bien piteux état

Le glacier de Freydane en bien piteux état

Au secours ! Un fou en baskets sur un glacier !! J'appelle Jean-Marc Peillex.

Au secours ! Un fou en baskets sur un glacier !! J'appelle Jean-Marc Peillex.

On bascule versant nord

On bascule versant nord

Du sommet : lac Blanc (moins beau à cette époque de l'année qu'en juin-juillet), les bien-nommés Rochers Rouges, le reliquat du glacier de Freydane

Du sommet : lac Blanc (moins beau à cette époque de l'année qu'en juin-juillet), les bien-nommés Rochers Rouges, le reliquat du glacier de Freydane

Un des deux vieux câbles (plus de cent ans) qui jonchent encore la voie normale à deux passages un peu plus raides que le reste mais au demeurant complètement inutiles

Un des deux vieux câbles (plus de cent ans) qui jonchent encore la voie normale à deux passages un peu plus raides que le reste mais au demeurant complètement inutiles

Le glacier de plus en plus sous les blocs rocheux. Bon pour la conservation mais pas pour les yeux

Le glacier de plus en plus sous les blocs rocheux. Bon pour la conservation mais pas pour les yeux

Le côté positif, c'est qu'on a de l'eau quand on veut. Parti seulement avec 0,5 litre pour 2100 m de dénivelé. J'aurais même pu partir à vide.

Le côté positif, c'est qu'on a de l'eau quand on veut. Parti seulement avec 0,5 litre pour 2100 m de dénivelé. J'aurais même pu partir à vide.

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Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive, #escalade-alpi

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Publié le 25 Juillet 2017

Le video de cette magnifique traversée d'arêtes avec François.

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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