Clôture (?) pour les filles

Publié le 26 Mai 2018

Cette sortie était programmée depuis quelques temps. L'idée était d'emmener Emie et sa copine Sarah à skis sur deux jours avec balade en refuge. Nous jetons notre dévolu sur l'aiguille de Laisse dans les Grandes Rousses avec nuit au refuge de l'Etendard, non gardé. Nous prévoyons de ne pas y arriver trop tard afin d'avoir de la place ; il n'est annoncé que quatorze places en mode non gardé. Je doute de cette information ; sur un refuge menant à un sommet prisé comme l'Etendard, cela me paraît peu. Mais bon, au cas où, on ne sait jamais.

L'idée était d'arriver vers midi au parking, de faire le pique-nique puis de monter tranquillement. Cependant, le programme est quelque peu modifié :
- oubli d'une paire de chaussettes, skier pieds nus dans les chaussures passerait pour Papa mais pour Emie... soit un petit aller-retour à la maison
- modification du point de départ (vallon de Montfroid au lieu du col de la croix de Fer) rallongeant la course beaucoup plus qu'envisagé
- Orage au moment de démarrer nous obligeant à repousser le départ et attendre la fin des hostilités

Après tous ces petits contre-temps, la troupe finir par se mettre en route et après un départ en tongs pour les filles et chargés (skis + chaussures des enfants) pour les papas, essuie un nouveau grain au moment de mettre les peaux. Le moral est au plus bas et voyant l'heure avancée et le chemin restant à parcourir, ça sent le roussi. Petit à petit, l'oiseau fait pourtant son nid et nous finissons par arriver sur une bosse en vue du refuge, légèrement plus haut que celui-ci. Il reste un talweg à descendre puis remonter et les filles réclament une (nouvelle) pause. Vince reste avec elles et je pars en repérage au refuge...

Traversée de la passerelle du Suet vers 1780 m. Attention à ne pas glisser sur ces planches pourries

Traversée de la passerelle du Suet vers 1780 m. Attention à ne pas glisser sur ces planches pourries

Un peu de marche herbeuse pour rejoindre le vallon de Montfroid ; on voit à l'arrière plan les bandes de neige qui nous permettront de skier quasiment à la passerelle

Un peu de marche herbeuse pour rejoindre le vallon de Montfroid ; on voit à l'arrière plan les bandes de neige qui nous permettront de skier quasiment à la passerelle

Apprentissage. Les peaux, ça tient sur l'herbe

Apprentissage. Les peaux, ça tient sur l'herbe

A ce moment là, le moral est au plus bas

A ce moment là, le moral est au plus bas

Le sourire retrouvé sur les plateaux menant au refuge
Le sourire retrouvé sur les plateaux menant au refuge
Le sourire retrouvé sur les plateaux menant au refuge

Le sourire retrouvé sur les plateaux menant au refuge

Une fois sur place, c'est la punition. Douze des quatorze places sont occupées. Ca sent aussi la queue pour faire chauffer son repas. Je discute avec les randonneurs déjà arrivés en lançant que les filles (de huit ans) vont être déçues, espérant peut-être que l'un d'entre deux se dévoue pour leur laisser la place. Sans succès. Bon, en même temps, c'est le jeu. Nous n'avions qu'à monter le matin. J'évalue toutefois une dernière possibilité (il ne sera pas possible que les filles dorment seules sur deux lits éloignés à côté de personnes "étrangères") : prendre les deux matelas restants et les mettre cote à cote au sol dans la salle commune. Cela pourrait passer pour elles mais les papas... Avec le manque de sommeil et la petite forme actuels, il est hors de question que je passe une nuit sur une table en dur. Et puis le reste : probablement réveillés à point d'heure par tous ces prétendants à l'Etendard (dire que je l'ai fait en 3h depuis le parking en skis/baskets d'automne...), attente pour faire chauffer la nourriture... Cela ne m'est jamais arrivé. Il faut bien un début à tout.

Un peu dépité, je plie bagage et retourne rejoindre la compagnie. Tant pis pour l'aiguille de Laisse et la nuit en refuge. Nous remotivons les filles pour monter encore un peu vers la crête dominant le col de Montfroid d'où la descente sera directe sans avoir de petites remontées intermédiaires et de pousse-bâtons. Il est 19h. Une belle lumière du soir et une températures clémentes nous incitent à une pause contemplative. Ici, nous sommes finalement mieux qu'au refuge pour le repas du soir avec une simple petite doudoune.

Arrivée sur la crête de Montfrais

Arrivée sur la crête de Montfrais

Une bosse en guise de sommet, avec une très belle vue sur Grand' Maison et Belledonne
Une bosse en guise de sommet, avec une très belle vue sur Grand' Maison et Belledonne
Une bosse en guise de sommet, avec une très belle vue sur Grand' Maison et Belledonne

Une bosse en guise de sommet, avec une très belle vue sur Grand' Maison et Belledonne

20h. Il est temps de descendre. C'est la première fois qu'Emie fait 800 m de dénivelé à skis et la première fois tout court que Sarah fait "de la peau". Une belle descente nous attend et déjà la sensation d'une journée réussie pour toute l'équipe. La déception de la nuit en refuge est désormais derrière. Il faut savoir adapter ses projets aux événements. La neige de type névé est agréable, sans doute plus facile que ce qu'elle aurait été en fin de matinée après une nuit de regel, surtout avec ce relief. Et demain matin, si ça se trouve, il ne fera pas si beau (et ce sera le cas). Les filles prennent du plaisir à descendre et tout passe assez facilement, y compris quelques courtes portions de ski sur herbe pour faire la jonction entre deux névés. Un bout de marche le nez dans les fleurs nous ramène au camion. Retour des souvenirs pleins la tête ; une fois arrivés au bercail, ça fait un moment que ça dort à l'arrière !

C'est parti pour la descente

C'est parti pour la descente

Les filles contentes de leur sortie : c'est là l'essentiel. Du coup, les papas aussi !

Les filles contentes de leur sortie : c'est là l'essentiel. Du coup, les papas aussi !

Belle lumière finale
Belle lumière finale

Belle lumière finale

Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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