Publié le 30 Octobre 2015

Soleil et chaleur sont les maîtres mots de cette fin de vacances. Quelques jours de repos dans le sud pour deux raisons. On (les filles et les grands-parents) réclame de se croiser. Le Papa a besoin de se poser un peu après deux mois assez intensifs rentrée/brame du cerf/entretien foncier avec des événements poncutels comme la lune rouge et au final, avec le mois d'août bien remuant aussi, une moyenne de cinq heures de sommeil par jour depuis trois mois.  Cela me permettra aussi d'avancer sur plusieurs sujets prévus dans la presse de montagne d'ici Noël.

Du coup, direction les Bouches-du-Rhône avec, au passage, une journée en famille dans le Lubéron (oui je sais c'est le Vaucluse), un de mes coins préférés de Provence.

Le Colorado provençal (Rustrel)

Le Colorado provençal (Rustrel)

A fond dans les ocres

A fond dans les ocres

Coup de sud
Ocres d'automne

Ocres d'automne

Vue sur le Lubéron depuis Goult

Vue sur le Lubéron depuis Goult

Paysage bocager du Vaucluse

Paysage bocager du Vaucluse

Moulin de Goult

Moulin de Goult

Balade à pied avec Emie

Balade à pied avec Emie

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Rédigé par lta38

Publié dans #balade, #paysages

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Publié le 28 Octobre 2015

Cette année, l'automne a commencé avec du retard côté "biologique". Au niveau des couleurs, il a fallu attendre la fin septembre pour que ça démarre en montagne alors que régulièrement, peu après le début de "l'automne météorologique" (lire ici l'explication de Météo France à laquelle j'adhère à 100%, en rajoutant qu'on pourrait parler aussi d'un décalage d'altitude, ramenant l'été aux deux seuls mois juillet/août et en faisant glisser le printemps d'un mois), on commence à sentir les prémices.

Compte tenu de l'été chaud et sec que l'on a eu, je m'attendais à voir un phénomène semblable à celui de 2003 : à savoir un léger retard mais une prolongation exceptionnelle de la coloration des feuilles (+1 mois par exemple pour les hêtres !). En 2003, les scientifiques avaient annoncé que la chaleur de l'été avait permis aux arbres d'accumuler de l'énergie et que cette prolongation dans la coloration des feuillages en était la conséquence. Rien de tout ça cette année ; nous avons encore beaucoup à apprendre de la nature... Au contraire, non seulement il y a eu du retard mais ensuite, tout s'est accéléré. Si bien que fin octobre, on sent déjà arriver la fin des couleurs. Au-dessus de 1000 m d'altitude, c'est déjà plié.

Drôle d'automne de ce côté-là ; le brame du cerf ayant déjà été un peu particulier. De quoi sera fait l'hiver ?

15 novembre 2003 (si si...) : l'automne nord Belledonne comme une première quinzaine d'octobre. Les hêtres flamboyants jusqu'à 1500 m d'altitude.

15 novembre 2003 (si si...) : l'automne nord Belledonne comme une première quinzaine d'octobre. Les hêtres flamboyants jusqu'à 1500 m d'altitude.

Les hêtres déjà passés à 1000 m d'altitude sur les balcons de Belledonne le 28 octobre cette année

Les hêtres déjà passés à 1000 m d'altitude sur les balcons de Belledonne le 28 octobre cette année

Encore de belles couleurs cependant

Encore de belles couleurs cependant

Les fruitiers sont parmi les derniers à flamboyer

Les fruitiers sont parmi les derniers à flamboyer

Encore quelques belles palettes dans le Trièves, plus au sud (800 m d'altitude ici)

Encore quelques belles palettes dans le Trièves, plus au sud (800 m d'altitude ici)

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages, #nivo-météo

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Publié le 26 Octobre 2015

Journée complètement improvisée. On monte tous les quatre pique-niquer au-dessus du hameau du Baure au soleil. Il est 14h et je lance : "quelqu'un voudrait rentrer à la maison à pied avec moi ?". Et c'est Emie qui est motivée.

En arrivant au col du Baure, je décide finalement de descendre par la directe de Château-Nardent plutôt que le sentier classique.

Je l'avais faite deux fois et seulement en montée. C'est quand même bien raide et, la forêt étant assez clairsemée, je la déconseille finalement avec un enfant sans encordement. Sans corde, il m'a fallu rester très vigilant sur certains passages et tenir Emie par la main (malgré son insistance à descendre toute seule), ce qui n'est pas pratique vu l'étroitesse du sentier (à peine la largeur d'un pied). Heureusement, la majorité de la descente n'est pas dangereuse et Emie s'amusera même à plusieurs toboggans sur herbe pour couper les lacets. Elle a adoré courir et glisser sur les feuilles.

Farniente au Baure

Farniente au Baure

Jonction col du Baure - Château Nardent (cliquer sur les images)Jonction col du Baure - Château Nardent (cliquer sur les images)

Jonction col du Baure - Château Nardent (cliquer sur les images)

Descente de la directe et vue sur le ManivalDescente de la directe et vue sur le Manival

Descente de la directe et vue sur le Manival

Dernière section vers le Manival (cliquer sur les images)

Dernière section vers le Manival (cliquer sur les images)

Vignes et vergers de Bernin et cascade de Craponnoz

Vignes et vergers de Bernin et cascade de Craponnoz

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Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive

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Publié le 25 Octobre 2015

(Petite) journée (au final) de grimpe avec Candice. On a envie de changer de secteur. Elle ne connaît pas le Peney et ça fait bien dix ans que je n'y ai pas grimpé. Ce n'est pas un site majeur mais il y a quelques envolées qui méritent un détour.

Ca flamboie sur Belledonne au réveil

Ca flamboie sur Belledonne au réveil

Ca flamboie dans les Bauges à l'arrivée

Ca flamboie dans les Bauges à l'arrivée

Ca flamboie sur place !

Ca flamboie sur place !

La voie attaque juste à droite de la classique "festin de Babeth" que j'avais faite avec Landry en 2003. Une première longueur en 6a sale, en rocher moyen et végétative. 35 m dont une traversée intelligente mais insuffisante pour nous faire oublier la qualité de l'escalade. L2 est aussi longue mais cette fois, ça grimpe. Je dirais un pas de 6b pas évident avec pieds fuyants et une longueur soutenue. L3 est sans doute la plus belle longueur, homogène en 6a. Belle seconde partie en rocher jaune à gouttes d'eau sous les surplombs.

L1/L2L1/L2

L1/L2

L3

L3

Vient ensuite L4 courte en 6b (15 m) et L5 (20) en 6b et A0 pour franchir le toit avec réta annoncé abo et du 6b obligatoire dans la cheminée qui suit. Les deux longueurs sont à faire séparément pour limiter le tirage. Une fois de plus, il faut éviter de lire les commentaires a priori. D'abord, nous n'avions qu'un brin de simple (Joker) en 45 m et j'ai enchaîné les deux longueurs en une sans le moindre tirage et sans trop me tracasser pour rallonger les points. Ensuite, le réta du toit ne pose aucun problème avec le point bien placé à la sortie pour tirer puis poser le pied dessus. Enfin, je n'ai rien vu d'obligatoire dans la cheminée qui suit et son équipement bien pensé. A la limite, il y a un petit pas pour aller chercher le dernier point du toit qui peut poser quelques problèmes si on est petit ou/et si on n'a pas une vraie pédale avec une dernière marche haute. J'ai préféré faire le pas en libre, afin de ne pas risquer une chute le pied dans la sangle (pas de 6c athlétique).

La cheminée large de sortie de L5 en 6b

La cheminée large de sortie de L5 en 6b

La fin est très "bof" avec trois longueurs faisables en deux, chacune avec son pas de 6a mais on n'a quand même pas l'impression de beaucoup grimper.

Sortie sur le plateau du Peney

Sortie sur le plateau du Peney

En résumé : on a pris l'air mais ça manque clairement d'escalade pour une TDsup, malgré les deux-cents mètres de hauteur avérés.

Fort heureusement, les couleurs étaient flamboyantes.

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #paysages

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Publié le 24 Octobre 2015

Un petit topo sur cette course archi connue et fréquentée, peut-être encore plus que le Néron, par les Grenoblois. Je ne l'avais jamais faite ; seulement le morceau final au sortir des voies de la face est (Arc de cercle, Tichodromes...). Bonne idée de la part de Lio, histoire de retrouver mon homonyme avec qui je n'étais pas allé en montagne de puis quelques temps. La corde restera dans le sac pour la progression mais permettra de faire trois rappels. Si ça vous tente aussi, voici quelques conseils.

- Départ : Villard ou Prélenfrey. Depuis Grenoble, pas de doute : moins de voiture depuis Prélenfrey, et l'occasion d'admirer le lever de soleil
- Approche : Sentier du col Vert puis, quand on rejoint le balcon, on revient quelques minutes vers le sud pour trouver une sente bien marquée (flèches oranges) qui monte à la double brèche. Un petit détour versant ouest et on est sur les arêtes que lon ne quittera plus. 1h sans traîner.

- Les arêtes classiques : 1h sans traîner (et surtout sans corde). Quelques pas de 3, le reste marche et pas d'équilibre. Jamais gazeux, toujours aérien. Peu après le passage du point culminant des arêtes, descendre versant ouest pour trouver un rappel de 20 m (à peine 18 m en fait) qui doit passer en désescalade (3b). On peut aussi faire une désescalade plus facile depuis la crête versant est ou faire un rappel plus long depuis la crête également. La classique rejoint ensuite le vallon par une sente puis remonte 150 m de dénivelé jusqu'au pas de l'Oeille.
- Les arêtes intégrales : 1h supplémentaire jusqu'au pas de l'Oeille. Suivre la crête facile puis descendre un couloir herbeux raide versant Villard. Un système de vires aériennes (rocher moyen) amène à un couloir derrière une lame décolée que l'on remonte (le couloir). Passage cheminée à l'ancienne. Du bon 3. Pas de relais évident à la sortie mais ça passe en solo (pour nous). On rejoint ensuite le sommet sud où on trouve un rappel équipé juste après, versant est. Il fait 30 m. Nous n'avions que 2x23 m (économie de poids quand tu nous tiens...) mais, n'ayant pas du tout envie de revenir désescalader le couloir, sommes quand même descendus. A six mètres du bas, on arrive sous un auvent confortable (abrité des chutes de pierres et relativement plat) où on peut faire un relais intermédiaire sur un spit (et donc un petit rappel supplémentaire pour sortir). Ensuite, on suit une rampe à bouquetins orientée sud-ouest (sous les superbes dalles) et on trouve main gauche un petit rappel de 5 m permettant de franchir une marche raide qui sépare cette rampe d'une descente RAS vers la sente du pas de l'Oeille, à suivre jusqu'au pas.
- Descente du pas de l'Oeille : 30 minutes sans traîner, d'abord en suivant les lacets puis, en prenant droit le grand pierrier évident qui fait gagner l'immense crochet vers la barraque des Clots. Montre en main, 3 minutes de pierrier pour 200 m de dénivelé ! Sentier RAS pour finir.

Avec pauses et quelques tergiversations en seconde partie des arêtes, 4h15 pour l'intégrale en ce qui nous concerne. Une belle balade de la matinée !

Lever du jour coloré

Lever du jour coloré

Ca sent le foehn

Ca sent le foehn

Couleurs aussi en bas

Couleurs aussi en bas

Arrivée à la Double Brèche après avoir croisé chevreuils, bouquetins, chamois et mouflons !

Arrivée à la Double Brèche après avoir croisé chevreuils, bouquetins, chamois et mouflons !

Gros mâle bouquetin à la Double Brèche

Gros mâle bouquetin à la Double Brèche

Ambiance dans la première partie des arêtes (ambiance tout le long en fait)Ambiance dans la première partie des arêtes (ambiance tout le long en fait)

Ambiance dans la première partie des arêtes (ambiance tout le long en fait)

Après le passage du Rateau

Après le passage du Rateau

Partie terminale ; dalles lisses faciles

Partie terminale ; dalles lisses faciles

Le rappel de 30 m, enfin, la fin des premiers 23 m !

Le rappel de 30 m, enfin, la fin des premiers 23 m !

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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