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Publié le 2 Mars 2020

Voilà ; c'est le moment de rentrer. L'histoire nous apprendra que le choix de venir en février était le bon. Au-delà des raisons qui m'avaient fait faire ce choix, il y en avait une autre insoupçonnée : le coronavirus. A une semaine près, nous aurions été obligé de rentrer prématurément. A deux semaines près nous aurions dû annuler...

Nous avions prévu de consacrer quelques heures à Tromsø. Une ville qui nous est apparue fort agréable. D'abord une adresse : le Huken pub. Merci Quentin pour l'idée. Les hamburgers sont délicieux. Et petite ambiance sympa. Ensuite, une visite dans la ville. Une le soir après le repas puis une le matin, histoire de rapporter un petit truc aux filles. Le tout sous de belles averses de neige. Quelle ambiance ! D'autant plus que cette année, en plaine, nous sommes passés à côté d'un vrai hiver.

Balade en ville le soir, le matin donc. Il restait la nuit. Et comme on avait deux avions à prendre durant lesquels nous aurons un peu de temps pour somnoler, autant écourter la dernière nuit arctique. L'histoire commence dans le camping où nous sommes. On met les peaux et on traverse au milieu des chalets pour rejoindre les pistes de fond puis de petites rues qui remontent les faubourgs. La quantité de neige est monstrueuse ici cette année. Jusqu'au départ du sentier menant à la gare d'arrivée du téléphérique. Une montée fort raide en forêt, sous l'éclairage de la ville. Dément ! Comme notre Bastille à Grenoble. En bien mieux : plus long, plus skiant et surtout, beaucoup plus enneigé !!!

A l'arrivée, on décide de poursuivre jusqu'à la bosse assez plate qui domine la gare d'arrivée. On aura quand même fait 600 m de dénivelé. La neige revient. Subitement. On sort les masques et zou, retour à la case départ. Avec même du bon ski.

Ainsi s'achève cette aventure norvégienne. La cinquième en ce qui me concerne dont la quatrième en hiver et à skis (2004, 2018, 2019 et donc 2020 + 2019 en été). Et très certainement pas la dernière !

Tromsø by night
Tromsø by night
Tromsø by night

Tromsø by night

La rando de la nuit
La rando de la nuit
La rando de la nuit
La rando de la nuit
La rando de la nuit
La rando de la nuit
La rando de la nuit
La rando de la nuit
La rando de la nuit
La rando de la nuit

La rando de la nuit

Dernier coup d'oeil
Dernier coup d'oeil
Dernier coup d'oeil

Dernier coup d'oeil

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Rédigé par lta38

Publié dans #Norvège, #ski-glisse, #paysages

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Publié le 1 Mars 2020

Non nous ne sommes pas en Argentine mais toujours en Norvège. Aujourd'hui c'est grand beau. Vous l'aurez compris, la journée se passera dans un paysage grand blanc (suite aux chutes de neige de la veille), enserré entre le bleu du ciel et celui de la mer. Ce sont tout particulièrement ces paysages qui m'attirent ici. Skier entre ciel et mer. La montagne et la mer ne sont si éloignées : ce sont les deux milieux sur/dans lesquels se pratiquent les sports d'engagement. Ce n'est pas que je snobe les autres sports, pas du tout, mais il faut reconnaître qu'un boxeur, un coureur automobile, un tennisman, un judoka, un perchiste (je dis "un" mais bien évidemment ce peut être tout autant "une"), peut stopper à tout moment son activité. Une fatigue brutale, une blessure. On peut dire stop et rentrer aux vestiaires. Les sports qui se pratiquent en mer et en montagne impliquent un engagement commun : il faut rentrer à la maison. Le mariage de ces deux décors est fantastique...

Nous reprenons ce qu'il reste de nos traces de la veille au-dessus de la cabane jusqu'à la même bosse à partir de laquelle la neige change de consistance. Du vent, il y en a eu. Il va falloir s'en méfier. Pour le coup, il fait froid, sans doute un bon moins quinze degrés, mais pas un poil de vent. Le paysage est somptueux. On s'engage naturellement sur le grand triangle blanc qui nous domine, en prenant soin d'éviter les zones à risque. La neige est dense. La trace exténuante. Au-dessus de 1000 mètres, la neige a colmaté toutes les brèches. Blanc sur blanc. Les rochers sont complètement plâtrés. L'antécime nous arrête ; il n'y a plus rien à skier au-dessus. Un couloir nous tend les bras. L'entrée est fort raide. Un gros bombé dont on ne sait pas ce qu'il va donner en terme de nivologie. La neige il y en a. Tout ça pour rejoindre ensuite un couloir dont la pente ne semble pas bien méchante. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Assurément non. Par ailleurs, quand bien même le couloir serait majeur, il n'y a pas lieu de prendre de risque inconsidéré. Nous redescendrons sans regret par la voie de montée.

Petit plaisir au retour : celui de faire sa trace en prenant droit au milieu du lac pour rejoindre la voiture "à vue de nez". Bingo pour le tracé qui rejoindra la route principale à trente mètres de la voiture. En revanche, quant à tracer une ligne droite, c'est raté. C'est un exercice intéressant par ailleurs. Essayez donc de tracer le plus droit possible dans un grand champ peu raide. Retournez-vous et vous verrez que la ligne ne ressemble à rien !

Neuvième jour de ski consécutif sur le secteur. Ce soir, nous serons à Tromsø après un dernier bas, un dernier coucher de soleil et toujours ce fabuleux décor.

Bleu, blanc, bleu !!!
Bleu, blanc, bleu !!!
Bleu, blanc, bleu !!!
Bleu, blanc, bleu !!!
Bleu, blanc, bleu !!!
Bleu, blanc, bleu !!!
Bleu, blanc, bleu !!!
Bleu, blanc, bleu !!!
Bleu, blanc, bleu !!!
Bleu, blanc, bleu !!!
Bleu, blanc, bleu !!!
Bleu, blanc, bleu !!!

Bleu, blanc, bleu !!!

Jægerssvatnet avant, pendant et après sa traversée
Jægerssvatnet avant, pendant et après sa traversée
Jægerssvatnet avant, pendant et après sa traversée

Jægerssvatnet avant, pendant et après sa traversée

Fin de journée sur les sommets de Lyngen
Fin de journée sur les sommets de Lyngen
Fin de journée sur les sommets de Lyngen

Fin de journée sur les sommets de Lyngen

La route vers Tromsø

La route vers Tromsø

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Rédigé par lta38

Publié dans #Norvège, #ski-glisse

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Publié le 29 Février 2020

J'ai en mémoire le souvenir de quelques chutes de neige très intenses. En particulier deux : une averse monumentale sur Grenoble qui avait donné près de quinze centimètres de neige en une heure. Et une chute de neige apportant plus d'un mètre cinquante sur l'est du Queyras en moins de vingt-quatre heures. Mais je n'avais encore pas noté dans mes tablettes vingt centimètres en seulement une heure (voire moins) !!!

On part pour deux jours autour de la Jægervassyhhta et l'approche se fait sous un ciel couvert avec petite chute de neige. A l'arrivée, on s'installe et on est rapidement prêt à repartir dès qu'une accalmie se présente. En début d'après-midi, cela semble se confirmer. Nous voici partis pour gagner la première crête dominant la cabane de 500 mètres. On verra ensuite en fonction de la météo. La trace est profonde mais pas abominable. Seulement voilà. Peu après notre départ, les chutes de neige reprennent. Maintenant qu'on est là, autant poursuivre en espérant que cela ne dure pas. Malheureusement, non seulement les chutes ne cessent pas mais elles s'amplifient. Sans le moindre vent, la neige se dépose avec une intensité incroyable. Une fois sortis de la forêt, la visibilité se dégrade. On stoppe un peu avant la crête pour descendre dans une ambiance probablement digne de ce que l'on voit sur les sorties au Japon ou en Alaska. Plus bas, lorsque la pente diminue, on est obligé de reprendre notre trace. Et c'est là qu'on découvre que la neige l'a déjà recouverte, en moins d'une heure, de vingt centimètres !! C'est hallucinant. Il faut pousser sur les bâtons. Malgré les vestes Gore-tex, on commence à être bien mouillés. Je ne sais pas ce que cela nous réserve pour demain mais en tous cas, pour aujourd'hui, c'est cuit.

Jægervasshytta
Jægervasshytta
Jægervasshytta
Jægervasshytta

Jægervasshytta

Ouch les conditions !
Ouch les conditions !
Ouch les conditions !
Ouch les conditions !
Ouch les conditions !
Ouch les conditions !
Ouch les conditions !

Ouch les conditions !

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Rédigé par lta38

Publié dans #Norvège, #ski-glisse, #paysages

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Publié le 28 Février 2020

Septième jour norvégien et à nouveau une météo annoncée mitigée, quoique : pas de neige, pas de vent mais un ciel couvert. Avec une bonne visibilité. Il faut prendre ça pour des conditions finalement assez bonnes...  Par contre, le vent du sud de la veille a tout massacré. Il semble avoir pénétré dans tous les combes et même sévi dans certains couloirs nord. On cherche donc du nord mais encaissé. Partis pour le fameux God Mother en conditions sans doute moyennes, on se rabat sur le NW du Sofiatinden car le gars du bateau nous fait faux bond (pour faire ce God, on a le choix entre payer un local pour les 10 minutes de traversée en barque à moteur ou se farcir deux heures d'approche à plat à l'aller (et idem au retour), choix qui fut vite fait pour notre part !).

Après une approche finalement pas si longue, le couloir se dévoile. Ça sent le but en raison d'un ressaut mal comblé à mi-hauteur. Mais ce sera d'abord la neige béton avec du relief qui nous fera battre en retraite après 150m d'ascension. On remet les peaux et on remonte chercher autre chose. La bonne surprise du jour : un petit couloir nord du même sommet, court mais assez raide et esthétique. Et en bonne neige ! On en aura même jusqu'au ventre dans la partie terminale sous l'imposante corniche sommitale. La journée est sauvée avec au final, du bon ski : neige profonde dans le couloir, neige dure mais avec une bonne accroche en-dessous puis poudreuse dans les pentes inférieures. Au retour, on remet les peaux sur le grand plat et on rejoint au plus court (comme à l’aller) l’itinéraire tracé reliant la Trollhytta au parking. Une fois sur celui-ci, je me mets le compte en poussant sur les bras dès que ça ne glisse pas. Au final les 2,5 km de quasi plat passent en un quart d’heure !

Approche dépaysante

Approche dépaysante

Couloir NW. Dommage pour le but. Une bien belle ambiance.
Couloir NW. Dommage pour le but. Une bien belle ambiance.
Couloir NW. Dommage pour le but. Une bien belle ambiance.

Couloir NW. Dommage pour le but. Une bien belle ambiance.

Couloir nord : la belle trouvaille du jour
Couloir nord : la belle trouvaille du jour
Couloir nord : la belle trouvaille du jour

Couloir nord : la belle trouvaille du jour

Le plat au retour, dans l'enfilade de notre vallon du jour

Le plat au retour, dans l'enfilade de notre vallon du jour

Paysage norvégien

Paysage norvégien

Fenêtre lumineuse au coucher de soleil
Fenêtre lumineuse au coucher de soleil

Fenêtre lumineuse au coucher de soleil

Fenêtre verte (brève) nocturne

Fenêtre verte (brève) nocturne

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Rédigé par lta38

Publié dans #Norvège, #ski-glisse, #paysages

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Publié le 27 Février 2020

Lendemain de tempête. Grand beau. Mais un vent abominable ; sensible dès l’altitude 400. Premier sommet tranquille sur le nord de la péninsule de Lyngen, côte ouest : le Rundfjellet à presque 800 m. Le seul endroit où on croisera du "monde" durant le séjour : à la descente, deux gars puis une guide avec son troupeau dans nos traces de montée. Descente contrastée : le haut béton et relief et vent de psychopathe. Le bas excellemment poudreux et calme. Arrivés à la voiture, on n'en a pas assez bien évidemment. Rebelote juste au sud en direction du Steinfjellet mais le vent a raison de notre motivation dès la première bosse vers 500 m d'altitude. On redescend se mettre au chaud avec une neige commençant à se densifier y compris sur le haut de la forêt. Belle descente toutefois avec une pente parfaite pour prendre de la vitesse et slalomer entre les arbres.

Vers 17h, les deux compères ont récupérer de ces coups de froid. On part à la rencontre des élans. On a bien repérer quelques sites fréquentés où il est assez facile de les photographier. Et comme j'avais emporté le petit 100D en boitier de secours et le 70-200 f/4, cela donne un bon 300 mm pour faire quelques portraits d'animaux. Enfin, ce soir-là, je n'en aurai même pas besoin étant donnée la proximité (affût voiture...) et je préfèrerai la sensibilité du plein format pour les basses lumières. Au passage, attention à ne pas rouler trop vite sur tout ce secteur ouest (entre le sud de Svensby et le nord du Jægersvatnet) car les animaux sont parfois tout proche de la chaussée et la traversent régulièrement.

Plus tard dans la soirée, re-sortie pour admirer les aurores boréales. Ce sera la meilleure soirée sur ce sujet compte tenu d'un ciel étoilé prolongé.

Montée au Rundfjellet
Montée au Rundfjellet

Montée au Rundfjellet

Petite série N&B : les sommets de Lyngen depuis le Rundfjellet (admirer les effets du vent...) et le Jægersvatnet.
Petite série N&B : les sommets de Lyngen depuis le Rundfjellet (admirer les effets du vent...) et le Jægersvatnet.
Petite série N&B : les sommets de Lyngen depuis le Rundfjellet (admirer les effets du vent...) et le Jægersvatnet.
Petite série N&B : les sommets de Lyngen depuis le Rundfjellet (admirer les effets du vent...) et le Jægersvatnet.

Petite série N&B : les sommets de Lyngen depuis le Rundfjellet (admirer les effets du vent...) et le Jægersvatnet.

Second sommet du jour : le Storuva
Second sommet du jour : le Storuva
Second sommet du jour : le Storuva
Second sommet du jour : le Storuva
Second sommet du jour : le Storuva
Second sommet du jour : le Storuva

Second sommet du jour : le Storuva

Soirée avec les élans
Soirée avec les élans
Soirée avec les élans

Soirée avec les élans

Aurores boréales
Aurores boréales
Aurores boréales
Aurores boréales
Aurores boréales

Aurores boréales

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Rédigé par lta38

Publié dans #Norvège, #ski-glisse, #paysages

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