ski-glisse

Publié le 16 Janvier 2022

Une semaine après une chute de neige, où peut-on aujourd'hui trouver une trace à faire du parking au sommet ? Après cinq jours, c'était un miracle de pouvoir le faire dans notre très couru massif de Belledonne. Mais ce n'était le cas que parce qu'il y a 600 m de forêt non skiable (a priori, sauf quand on connait le passage secret). Deux jours plus tard, il était pourtant possible de trouver un secteur intégralement skiable sans la moindre trace : bienvenue dans le Valgaudemar.

On me dira que le fait d'en parler va modifier cette donne. Je n'en suis pas du tout certain sur ce coup-là car dans l'augmentation de la fréquentation en montagne, on retrouve beaucoup de nouveaux adeptes du "clés en mains" : courses renseignées sur le sites communautaires, lignes tracées, approches efficaces, dénivelés abordables... Tout ce que l'on ne trouve pas en Valgau.

Il aura d'abord fallu se farcir du plat (à l'aller puis au retour), puis une pente insuffisamment enneigée avec des cailloux à éviter soigneusement (bien que la dernière chute ait été plus du double de ce qui est tombé en Champsaur), le tout suivi d'une sentier inskiable serpentant dans les barres rocheuses (évitable à la descente par un ravin mais encombré de boules gelées d'avalanches...). De quoi rebuter tout ce petit monde. On a d'ailleurs failli capituler.

Le récompense sera au-dessus : un vallon absolument vierge entièrement en poudre. Même si le ratio n'est pas exceptionnel, le côté sauvage et cette portion excellente pour la glisse nous satisferont. 

Valgaudemar secret
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Rédigé par lta38

Publié dans #Ecrins, #ski-glisse

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Publié le 15 Janvier 2022

Des années que je n'avais pas skié dans le Champsaur. Cette vallée qui m'a vu l'explorer jusque dans les moindres recoins de 2000 à 2003 incluses me fait toujours un petit pincement au coeur lorsque j'y retourne.

Nous savions que cela manquait de neige cette année mais le bulletin nivo était encourageant, parlant d'enneigement correct en nord et légèrement déficitaire en sud. Fort heureusement, j'ai gardé un réseau de connaissances sur place et nous ne nous ferons pas piéger car l'enneigement dans le Champsaur est clairement très déficitaire cette année. On n'est jamais à l'abri d'un caillou et hors terrain découvert herbeux, c'est difficilement skiable sous 1300 m en nord. Les versants plein sud raides sont pelés jusqu'à 2300 m au moins. Un vrai désastre !

Bon, l'idée était de revoir des copains, changer de massif et se faire plaisir et en cela, le secteur ne nous aura pas déçus. La petite boucle réalisée (Piolit montée par l'arête de Bonnaparé puis descente est puis Fleurendon couloir sud-ouest avec retour par le rive droite de la Rouanne et les pistes de fond) eut l'air d'un véritable petit voyage. Quand les neiges ne sont pas exceptionnelles à skier, il reste ce moyen de "promener" en liant côté sportif, variété des paysages et esthétisme du tracé. Une sortie qui m'aura aussi un peu rendu nostalgique de ces années folles d'il y a vingt ans, insouciantes et durant lesquelles, la chance m'aura accompagné pour que je puisse en parler ainsi aujourd'hui.

Bon, et sinon, à plus petite dose cause démographie différente, l'augmentation de la fréquentation se voit ici aussi. Et ainsi que les traces de montée hyper raides. A la différence de l'Isère, c'est qu'il aura fallu attendre près d'une semaine après la chute pour qu'un skieur retrace toutes les portions concernées afin de rendre la montée plus efficace et moins fatigante, pour lui-même et pour les suivants s'ils daignent l'emprunter.

Piolit
Piolit
Piolit

Piolit

Fleurendon
Fleurendon
Fleurendon
Fleurendon
Fleurendon
Fleurendon

Fleurendon

Rouanne Haute
Rouanne Haute

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Rédigé par lta38

Publié dans #Ecrins, #ski-glisse

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Publié le 14 Janvier 2022

Quatre jours après la chute de neige, le rocher d'Arguille n'est pas tracé. Cela est parfaitement visible depuis les 7 Laux et nous avons nos indics là-haut (merci Hervé). J'ai déjà skié deux fois le couloir sud-ouest en neige transformée (une fois une variante avec tentative avortée pour aller au sommet et une autre fois un couloir est). L'idée est de faire l'intégrale en conditions hivernale et au soleil donc l'après-midi.

En démarrant au lac de Fond-de-France, nous ne pensions pas trouver zéro trace dès le départ. C'est donc parti pour 1900 m intégralement à tracer. La neige est excellente jusque vers 1900 m puis les effets du vent se font sentir. On sait cependant qu'on saura trouver, à quelques passages près, de la bonne neige tout le long en visant les creux abrités. De mon côté, ce n'est toujours pas la grande forme après le Covid de Noël (enfin, tout est relatif) alors on se relaye régulièrement mais toujours avec le sourire aux lèvres. Attention quand même car on n'est pas à l'abri de skieurs venus nous griller la politesse par la combe Madame.

2400 m. On est en vue du couloir. Pas de trace. On pense alors que le traçage sera intégral jusqu'au sommet. C'est à ce moment-là que deux skieurs surgissent du couloir. J'avais envisagé une trace devant nous, une trace de combe Madame mais pas une descente à vue. C'est un peu la déception. Nous avons alors le choix entre y aller quand même avec deux traces ou faire la variante de gauche (qui sort à 60 m du sommet sur l'arête), de difficulté semblable. Nous préférons rester fidèle à l'esprit de la sortie du jour : ce sera le couloir variante et tant pis pour le sommet qu'on connaît déjà l'un et l'autre.

Au final, malgré la petite déception, une belle satisfaction que d'avoir pu tracer intégralement cette course sur plus de 1800 m de dénivelé : ce n'est quand même pas tous les jours que sur un tel dénivelé, on fait la première trace à la montée et à la descente. De bien bonnes conditions même si le réchauffement commence à être sévère et que le vent à soufflé certaines portions. Une belle sortie avec Nico.

Approche
Approche
Approche
Approche

Approche

Couloir
Couloir
Couloir

Couloir

Suite
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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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Publié le 10 Janvier 2022

Tracer la cime de la Jasse est un privilège rare. Pas autant que Chamechaude mais quand même. En profitant du retour du soleil ce lundi matin, la trace était faite jusque sous les Vénétier par deux prédécesseurs partis vers l'Aigleton puis restait à achever jusqu'au sommet très fréquenté de la région grenobloise.

Il a fallu réfléchir un peu pour passer au moins dangereux en raison du risque d'avalanche supposé important. C'est toujours un exercice intéressant. Car oui, le risque semble cette fois assez important compte tenu du travail du vent et des signes visuels (petites plaques parties spontanément en versants sud-est à nord-est). Méfiance demain ; les pentes supérieures à 30 degrés devront être abordées avec réflexion. Fort heureusement, il y aura du très bon ski à faire sans aller dans du trop raide.

Privilège rare
Privilège rare
Privilège rare
Privilège rare
Privilège rare
Privilège rare
Privilège rare
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Privilège rare
Privilège rare
Privilège rare
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Privilège rare
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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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Publié le 8 Janvier 2022

En ne la nommant pas seconde, les gestionnaires de la crise sanitaire indiquaient explicitement la suite même si ce n'était peut-être pas volontaire. J'en fais de même pour cette nouvelle offensive hivernale après le premier coup qui aura duré en continu de fin-novembre à mi-décembre. Donc dans l'espoir qu'il y en ait d'autres. En attendant, cette nouvelle chute de 20 centimètres, faisant suite à celle, équivalente de la veille, améliore nettement les conditions même s'il en manque encore en forêt, soit dense, soit de manière générale sous 1300 mètres. D'autant que 20 à 50 centimètres supplémentaires sont prévus pour le lendemain et que tout ça devrait être suivi d'une semaine anticyclonique pour en profiter au soleil.

Avec les filles, direction le col des Mouilles pour un petit tour forestier jusque sous la crête d'Orionde. L'idée était de rester sous le couvert forestier en cas de météo douteuse et d'éviter de taquiner toute pente présumée avalancheuse. Finalement, l'éclaircie aura été plus belle qu'espéré mais nous n'avions pas le temps d'aller jusqu'au sommet qui avait l'air bien bon. On se contentera de l'excellente partie inférieure : pas de cailloux, pas de croûte et juste ce qu'il faut sur la route pour finir skis aux pieds, le tout sous une belles lumière.

Deuxième dose
Deuxième dose
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Deuxième dose
Deuxième dose
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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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