ski-glisse

Publié le 21 Juin 2021

Jérémy Heitz a la sienne ; les filles ont la leur. A chacun son Everest. Voici la liste de courses qu'elles ont réalisé cette saison ; cela pourrait donner des idées aux parents qui veulent initier les enfants au ski de randonnée autour de Grenoble. Nous y reviendrons à l'automne.
- Le Sauzet 1330 m, pistes de St-Hilaire (Chartreuse). D+/D- : 350 ; ski 1.1
- Montagne de Bédina 1830 m, pistes de Prapoutel (Belledonne). D+/D- : 500 ; ski 1.1
- Dents de Pipay 2060 m, pistes de Pipay (Belledonne). D+/D- : 500 ; ski 1.2
- Grand Rocher 1925 m, versant ouest (Belledonne). D+/D- : 500 ; ski 1.1
- Aup du Seuil, sortie de la forêt 1630 m, depuis le col de Marcieu (Chartreuse). D+/D- : 550 ; ski 1.3
- Dôme des oudis 2124 m, boucle ouest (Belledonne). D+/D- : 600 ; ski 1.3
- Chapotet, épaule ouest 2001 m, versant nord (Belledonne). D+/D- : 800/1100 ; ski 2.2
- Grand Rocher 1925 m, du Barioz (Belledonne). D+/D- : 500/900 ; ski 1.3
- La Cochette 1618 m, versant est (Chartreuse). D+/D- : 450 ; ski 1.2
- Crête de Séchident 1849 m, versant ouest (Belledonne). D+/D- : 450/850 ; ski 1.3
- Col de Bédina 1980 m, traversée (Belledonne). D+/D- : 650 ; ski 1.2
- Crête des Plagnes 2096 m, boucle ouest (Belledonne). D+/D- : 700/950 ; ski 2.2
- Bosse du Sabot 2216 m, versant sud (Grandes Rousses). D+/D- : 800 ; ski 1.2
- Dent de Crolles 1900 m, prairie ouest (Chartreuse). D+/D- : 700 ; ski 1.2
- Crête de Brouffier 2434 m, versant ouest (Taillefer). D+/D- : 900 ; ski 2.1
- Crête de l'Oursière 2230 m, versant est (Belledonne). D+/D- :800 ; ski 1.3
- Crêt Luisard 1803 m, versant ouest du Barioz (Belledonne). D+/D- : 400/800 ; ski 1.3
- Petit Arc épaule sud 2185 m, versant sud (Lauzière). D+/D- : 900 ; ski 2.2
- Pas de la Coche dôme 2100 m, versant nord-ouest (Belledonne). D+/D- : 700 ; ski 2.3
- Orionde 2041 m, versant nord-est (Belledonne). D+/D- : 700 ; ski 1.3
- Roche Noire 2124m, petit couloir ouest (Belledonne). D+/D- : 600 ; ski : 3.2

Certaines de ces courses (ou variantes), avaient déjà été faites les années précédentes. Je complète la liste par les anciennes courses différentes de celles ci-dessus :
- Pravouta (Chartreuse) : versants est et ouest
- Charmant Som (Chartreuse) : par la route et la facette sud
- Pré de l'Arc (Belledonne) : depuis la barrière de Prabert
- Croix de Chamrousse (Belledonne) : par les pistes de Roche Béranger
- La Botte (Belledonne) : en boucle avec descente face sud-ouest (ski 2.3)
- Grand Eulier (Belledonne) : versant sud
- Crêt du Poulet (Belledonne) : par la piste du Grand Plan
- Tournetalon (Belledonne) : depuis Pré Rond
- Ayères (Chablais) : depuis Plaine-Joux
- Montfroid (Grandes Rousses) : combe nord
- Génépy (Vanoise) : depuis Aussois (accès RM)
- Grand Fond (Vanoise) : depuis Aussois (accès RM)

Ainsi que de toutes petites balades initiatives sur des routes forestières plus ou moins damées par les passages.

La saison de ski est pour moi terminée aujourd'hui. Je ne dis pas que je ne serai pas tenté par une petite balade exotique sur les névés mais ce ne serait qu'un intermède unique. Certes il reste de la neige : au-dessus de 2200 m environ, la fonte a une semaine de retard sur la valeur moyenne de ces dix dernières années en Belledonne. En terme de conservation de la neige à la mi-juin, 2021 se hisse en troisième position (sur dix) derrière 2013 et 2019. Mais la motivation n'y est plus. On est passé à d'autres activités et la variété reste pour moi une source de richesse.

Une des images marquantes de cet hiver avec l'ami Nico. Et au passage, un petit clin d'oeil à Thomas Delfino.!

Une des images marquantes de cet hiver avec l'ami Nico. Et au passage, un petit clin d'oeil à Thomas Delfino.!

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 3 Mai 2021

Cette sortie serait-elle la dernière de la saison pour moi ? Il reste pourtant beaucoup de neige. Normal, nous ne sommes que début mai. Mais la motivation s'estompe. Les créneaux du mois de mai commencent à se remplir d'autres projets. Nous verrons. En tous cas, ce lever de soleil m'aura ravi et, skis aux pieds, m'aura permis une belle immersion en montagne, à suivre les traces d'animaux entre autres. Nos sorties sont un éternel recommencement. Mais elles peuvent malheureusement être aussi une fin. Ce même jour, cinq skieurs ont trouvé la mort dans le massif des Ecrins suite à des avalanches de plaque. Dans l'itinéraire de pente raide du glacier Long puis sous le sommet de la Grande Ruine. Guides, moniteurs de ski, clients... tous étaient là pour ce même et unique plaisir qui dépasse un instant les frontières, les conflits et les préoccupations des uns et des autres. Il n'y a pas grand chose à dire. Je n'ai pas eu la chance de connaître les disparu(e)s mais ces deux accidents me touchent de part ce microcosme de la montagne dont je fais partie mais aussi car j'aurais très bien pu m'y trouver moi-même.

Cela ne nous empêchera pas de retourner en montagne. Notre (ma) motivation reste intacte parce que "the show must go on". Et parce que ce décor a quelque chose d'unique. En profitant du décor avec le sourire jusqu'aux oreilles, je ne me doutais pas qu'à quelques kilomètres de là, des drames se préparaient... La montagne reste belle ; ces images le prouvent. Mais elle peut être très injuste. Mes pensées vont aux proches des victimes, ainsi qu'à Damien, accidenté dans le vallon de la Lavey le même jour.

Avant le jour. Mais à qui sont ces fesses ?
Avant le jour. Mais à qui sont ces fesses ?
Avant le jour. Mais à qui sont ces fesses ?

Avant le jour. Mais à qui sont ces fesses ?

Premiers rayons
Premiers rayons
Premiers rayons
Premiers rayons

Premiers rayons

Plus tard
Plus tard
Plus tard
Plus tard

Plus tard

A qui sont ces traces ? A vous de jouer.
A qui sont ces traces ? A vous de jouer.
A qui sont ces traces ? A vous de jouer.
A qui sont ces traces ? A vous de jouer.

A qui sont ces traces ? A vous de jouer.

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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Publié le 2 Mai 2021

Décidément, cette saison, la météo ne laisse pas longtemps les conditions de printemps. Malgré un cumul proche de la moyenne sur les Alpes du nord durant cet hiver, les chutes de neige ont été nombreuses, recouvrant systématiquement les anciennes (nombreuses) traces. Cette fois-ci, ce sera encore une limite pluie-neige à 1400 m, pour un enneigement continu à partir de 1500 m dans les vallons orientés nord de Belledonne, et une neige fraîche de 25 cm (15 de légère surmontant 10 de plus humide) sur l'ancienne couche.

Je pars une nouvelle fois sur Pipay, dans l'idée de tester les nouveaux skis Shuss SH95, marque toute récente montée par Stéphane "Zag", créateur de la marque désormais connue et aujourd'hui investi dans une nouvelle aventure. Après deux montées et deux descentes, je décide de rentrer mais je croise Guillaume. Je suis quitte pour deux nouvelles montées/descentes. A 13h, la neige commence légèrement à s'humidifier. Il est probable que demain ce sera croûté jusqu'à 2500 m en toutes orientations. En attendant, du bon ski ce jour.

Encore de la neige
Encore de la neige
Encore de la neige

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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Publié le 24 Avril 2021

Alors que durant mes premières années de ski de pente, les conversations allaient bon train sur les cotations, aujourd'hui, ce critère n'a plus vraiment d'importance pour moi lors d'une sortie à skis, si ce n'est lorsque je prépare un topo afin de hiérarchiser le plus objectivement possible les itinéraires par leur difficulté. Il n'en reste pas moins quelques constantes :
- Certaines pentes mythiques sont sous ou sur-cotées
- On a tendance à tasser le niveau des classiques à proximité de la maison
- Une pente longue même sans section très raide pourra être aussi/plus difficile qu'un "mur-couenne"

Ce dernier paramètre prête à discussion. A partir de quelle hauteur on considère un passage raide comme significatif pour la cotation ? Et c'est là tout le problème. Si on prend un passage à plus de 50° sur une trentaine de mètres au sommet d'un couloir globalement à moins de 45°, cela aura une incidence. Le même passage tout en bas (certes, c'est plus rare mais cela peut arriver lorsqu'il y a un ressaut) et le skieur sera beaucoup plus serein. Et clairement, le côté psychologique du fait que l'on skie en solo par définition, est une composante de la difficulté. Car au final, tourner sur une neige dure dans un talus à 50° est à la portée de presque tout skieur. Reproduire le même geste en montagne dans une face haut perchée n'est pas le même "sport"...

De retour des Agneaux, en essayant de faire abstraction de la qualité de la neige, nous avons cherché la pente. Nous en avons conclu, hormis le mini bombé permettant de déboucher sur la calotte sommitale, que la directe NW, cotée 5.3 à l'ouverture, ne dépassait pratiquement jamais les 45° et donc, était en moyenne sous cette valeur. Inversement, ce jour, en descendant une seconde fois cette saison le col de la Scia en compagnie de Pat', la pente était bien présente sous les skis. Certes, la neige était encore un peu dure (mais le grip excellent) mais cette course cotée... 4.3 présente au final une section non négligeable (autour de 100 m) à nettement plus de 45° de moyenne. Et lorsque le ski ne s'enfonce pas, cette limite des 45° reste pour moi celle à partir de laquelle on se dit qu'il faut rester vraiment concentré.

Les Agneaux ont été recalés à 5.2 depuis mais la Scia reste deux points en-dessous. Certes, la pente fait à peine plus de 300 m de dénivelé vs 900 pour les Agneaux. Mais 300 m, c'est largement assez pour finir dans une boîte en sapin, d'autant qu'il y a quelques cailloux à heurter au passage. Je laisse à chacun son jugement. Attention quand même à ces pentes de la rive gauche du Muret si les conditions ne sont pas idylliques. Ne les sous-estimons-pas ! En tout premier lieu le nord-est du Sifflet.

Et sinon, bien content de cette petite sortie improvisée avec "El Pat".

Col de la Scia (archives 2017)

Col de la Scia (archives 2017)

Ambiance du jour (photo IPhone)
Ambiance du jour (photo IPhone)

Ambiance du jour (photo IPhone)

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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Publié le 22 Avril 2021

Il paraît que les loups s'en prennent parfois aux moutons... et/ou aux Agneaux. Cela faisait quelques années que je n'étais pas venu ici. L'approche étant un peu déroutante (route + long plat), il fallait attendre un peu pour retrouver la motivation. Avec la poudre supposée en quantité et une face vierge, c'était l'occasion d'y passer une belle journée et de lier le plaisir au reportage photographique.

Les ingrédients furent les suivants :
- Départ de nuit pour espérer être les premiers à monter... et surtout à descendre
- Compter sur la poudre de haut en bas
- Une équipe de choc. Il en fallait un pour l'idée, un autre pour conduire sans traîner quitte à ce que l'un des passagers ait la gerbe et enfin un troisième affûté pour se coltiner la trace de gros cochon (à la montée bien sûr). Nous vous laissons le soin de rendre à chacun son métier. Merci à Fab' (Viguier) et David (Zijp) pour cette pure journée.

Acte 1. L'approche. Par le Casset, bien plus rapide quitte à rouler 20 minutes de plus. 2h15 jusqu'au pied de la face. Comme en 2009 avec Marco et Thibaut.
Acte 2. La remontée de la face. Près de 900 m de haut. c'est long, surtout avec 50 cm de poudre qui glisse à chaque pas. Même en deuxième on n'était pas à la fête. Il fallait être le troisième pour profiter relativement bien de la trace et sans doute grand confort en quatrième. Benj' nous l'aura confirmé.
Acte 3. La descente. Exceptionnelle. Et se dire avec les copains qu'on est vraiment sur la même longueur d'onde. Pas/plus envie de faire des trucs raides et tordus mais des pentes skiantes.  Ce genre de face (petit 5.2 avec de la place) est pile dans le programme.
Acte 4. Le bonus par le Réou d'Arsine. 200 m de remontée plutôt qu'une descente à pousser sur les bâtons. Bon il est 13h, c'est orienté est/nord-est. La couche de poudre de la nuit (15 cm), à peine réchauffée mais suffisamment pour prendre de la cohésion, glisse sur le fond dur. Il aura fallu purger avant. Du super ski dans le cône avant la colle finale au milieu des mélèzes.

Un petit regret : ne pas avoir reconnu l'avion Benjamin (Védrines - inutile de le présenter) croisé en haut du couloir lors de notre descente et la belle Sandrine (gardinne des hauts lieux du Promontoire, enfin, quand ils rouvriront...) croisée au parking et de retour d'une virée sur ces beaux Agneaux.

Une face à tondre par une belle journée d'avril, le lendemain d'une chute de neige et pourquoi pas à vue en montant par le Réou d'Arsine. Après coup, nous regretterions presque d'en avoir autant bavé à la montée (enfin, surtout Dav' qui a tout tracé) mais avec la déglaciation qui a littéralement changé la configuration de cette montagne, il n'était pas inutile de prendre le mesure des modifications opérées ici en douze ans, probablement aussi importantes que ce que j'avais observé entre 1998 et ma descente de la calotte directe et 2008. Un désastre.

Place aux images, j'avais pris le gros appareil évidemment.

Approche
Approche
Approche
Approche

Approche

Remontée de la face
Remontée de la face
Remontée de la face
Remontée de la face
Remontée de la face

Remontée de la face

Vue au sommet
Vue au sommet

Vue au sommet

Descente
Descente
Descente
Descente
Descente
Descente

Descente

Retour par Réou d'Arsine
Retour par Réou d'Arsine

Retour par Réou d'Arsine

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Rédigé par lta38

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