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Publié le 20 Janvier 2017

Certains pratiquants de sports de pleine nature insuffisamment sensibilisés (ou sensibles) à la faune sauvage ne se rendent pas toujours compte de l'impact de notre pratique et/ou pensent parfois que des associations de protections de la nature (LPO, FRAPNA...) sont obnubilés par leur "mission" oubliant l'Homme au milieu.

Ce constat a vu la naissance d'associations comme "des Calanques et des Hommes", ayant pour objectif de replacer l'homme au coeur des mesures de protection jugées trop exclusives au sein du nouveau parc national.

Car in fine, c'est bien l'homme qui est le plus important. L'homme peut tout détruire (et donc se détruire lui-même). La vie trouvera toujours son chemin et la planète continuera à voir toutes sortes d'organismes vivants jusqu'à sa disparition. La protection de l'environnement n'est donc pas pour l'environnement lui-même mais bien pour nous. Sauvegarder la biodiversité, c'est sauvegarder toutes les richesses de la nature, à la fois pour le bonheur que cela peut nous procurer mais aussi pour notre sauvegarde tout court.

La LPO Isère l'a bien compris et sous l'impulsion de certains de ses membres actifs comme Marie-Paule De Thiersant, a décidé de lancer un projet baptisé "Biodiv'sport".

L'objectif de ce projet est de concilier pratiques sportives et biodiversité en informant, partageant et mobilisant chacun d'entre nous par de petits gestes et attitudes souvent simples mais difficiles à mettre en oeuvre quand on n'est pas informé.

Pris en charge par Adrien Lambert, le projet est détaillé ici.

A son origine, le projet cible cinq espèces emblématiques : tétras-lyre, lagopède, aigle royal, faucon pèlerin, bouquetin. Les sites pilotes se situent sur Chartreuse, Ecrins, Belledonne et Bauges.

Je vous en parle tout particulièrement ici puisque les initiateurs de ce projet m'ont proposé en tant que sportif et naturaliste d'en être un ambassadeur. J'espère pouvoir être à la hauteur de cette mission.

Le premier volet expérimental se situe sur la montagne emblématique de Chartreuse : Chamechaude. Après étude des itinéraires des skieurs ET des sites d'hivernage de tétras, deux zones de quiétude ont été matérialisées. Le dérangement du tétras-lyre en hiver est un réel problème car l'oiseau est très sensible au froid et son envol provoque une grosse dépense calorique. Une fois, ça va. Plusieurs, bonjour les dégâts.

Avec la multiplicité des activités outdoor hivernales, l'impact est devenu inquiétant sur cette espèce. Les oiseaux trouvent certes de nouvelles zones refuges mais ces dernières se raréfient. Aussi, en baliser quelques unes tout en informant les pratiquants semble être une piste intéressante afin d'améliorer la protection de ce magnifique galliforme.

​​​​​​​Voici donc la naissance de ce projet.

Le tétras-lyre. Archives lta38 - 2016
Le tétras-lyre. Archives lta38 - 2016

Le tétras-lyre. Archives lta38 - 2016

De gauche à droite, Chamechaude : couloir WNW, directe, classique et petit cirque. Entre ces itinéraires et au sud, les deux zones de quiétude.

De gauche à droite, Chamechaude : couloir WNW, directe, classique et petit cirque. Entre ces itinéraires et au sud, les deux zones de quiétude.

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #escalade-alpi, #balade, #animaux, #randonnée sportive, #vol

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Publié le 6 Juillet 2016

Le maître d'école, lorsqu'il a le plaisir de mener une classe du début à la fin de l'année ou a minima sur quelques mois, a souvent un autre petit plaisir : celui des remerciements et des petits cadeaux des enfants au moment de la quille. Moment encore très fort cette année avec des élèves de plus en plus attachants au fur et à mesure que l'année s'écoulait et de belles attentions de départ malgré un travail au quart temps dans la classe seulement. Parmi celles-ci, un survol de Belledonne en avion monomoteur quatre places. J'ai tout particulièrement apprécié ce geste qui, au-delà de l'investissement financier, "oblige" à donner de son temps même si, à n'en pas douter, la pilote Sylvie que je remercie chaleureusement ici a fait aussi cela par plaisir pour elle-même.

Inutile de préciser que le passage a proximité du Grand Pic a été très fort. Les filles ont pu apprécier, entre autres, la Croix vue d'en-haut, sommet qu'elles avaient foulé l'été dernier.

 

Préparatifs

Préparatifs

Prêtes !

Prêtes !

Survol de Grenoble au décollage

Survol de Grenoble au décollage

Jasse Bralard. Au fond, GPB (à g.) et GLA (à d.)

Jasse Bralard. Au fond, GPB (à g.) et GLA (à d.)

Les trois Pics versant Freydane

Les trois Pics versant Freydane

La croix de Belledonne

La croix de Belledonne

Le lac de la Belle Etoile

Le lac de la Belle Etoile

Lac Blanc des Sept-Laux et chaînon du rocher Blanc

Lac Blanc des Sept-Laux et chaînon du rocher Blanc

Nettoyage de l'avion au retour

Nettoyage de l'avion au retour

A ce sujet, je termine par un petit comparatif concernant l'empreinte écologique car certains ont déjà lancé des polémiques à ce sujet.

Nous avons consommé environ trente litres de carburant pour ce vol soit environ huit litres par personne. Un vol en avion de ligne représente en moyenne une consommation de quatre litres aux cent kilomètres et la moyenne d'un vol est de deux-mille cinq-cents kilomètres par personne soit une consommation individuelle de cent litres pour un déplacement (donc le double pour l'aller-retour). Il est particulièrement déplacé d'entendre des remarques "écologiques" de la part de gens qui voyagent en avion tous les ans quand on sait qu'un tel voyage consomme (donc) vingt-cinq fois plus que ces quarante minutes de pur plaisir en monomoteur à hélice.

 

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages, #vol

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Publié le 22 Avril 2016

Je crée une nouvelle catégorie "vol" pour l'occasion, sous-entendant qu'il devrait y avoir d'autres billets sous cet onglet. C'est parti pour cinq jours de stage initiation avec l'équipe de Prévol. Compte tenu de ma pratique de la montagne et de ma situation géographique proche d'un des sites les plus favorables au monde à la pratique du parapente, il eut été dommage de ne pas essayer.

Pour ceux qui souhiatent passer par cette case inititation, voici un petit aperçu de ce que m'a enseigné cette semaine :

- Méthode : j'ai tout appris seul jusque là (grimpe, ski...) ; il n'était pas question de tenter l'expérience avec le vol. C'est également l'avis des professionels amis.

- Sensations : c'est dément ! Le premier vol fait quand même tout drôle, en tout premier lieu le déco qui est de loin la phase la plus délicate. Une fois en l'air, on se sent rapidement en sécurité. Moi qui suis tout le temps accroché aux parois ou campé sur des pentes raides, je faisais moins le malin au moment de prendre mon envol.

- Progression : elle est rapide ; en quatre journée pleines, je suis passé de zéro à beaucoup ; il me reste encore plusieurs mulitples de "beaucoup"...

- Apprentissages (suite) : je pense qu'il faut faire attention à la pratique entre copains. La problématique vient du fait que si voler seul en air calme et en site connu est rapidement accessible après une quinzaine/vingtaine de vols, cette pratique est aussi rapidement ennuyeuse puisque l'on descend en moyenne à 1m/sec (calcul vite fait : un saut de Saint-Hilaire = 700 secondes = guère plus de dix minutes). Aussi, on sera très vite tenté de voler par situation ascendante et cela demande un minimum de formation.

- Tarif : 100 euro/jour avec Prévol et sans vraiment compter les heures (on cumule facilement une journée de huit heures entre pente école, théorie et vols). Un tarif vraiment accessible avec maximum dix (sept) élèves pour deux moniteurs à l'initiation (au perf'). Nous étions sept et c'était parfait avec une très bonne entente dans le groupe de de belles rencontres.

- Programme : compte tenu de la météo pas très conciliante, il a fallu s'adapter et deux demies-journées ont été banalisées et décomptées au niveau tarifaire. Bilan : quatre vols (deux demies-journées), trois demies-journées de pente-école, trois demies-journées de théorie/(dé)briefing.

- Remerciements : tout particulier à nos deux moniteurs, Arthur et Cédric, très différents, très complémentaires et franchement, ce n'est pas pour faire de la publicité intéressée mais tous les deux extrêmement doués pour cette formation. Certes, vous me direz que c'est leur travail. Mais il existe tellement de gens qui ne font pas forcément bien leur travail... que je trouve important de dire ici que j'ai ressenti beaucoup de professionalisme, de pédagogie et d'écoute et que je les recommande sans la moindre modération.

Il y aura une suite sans l'ombre d'un doute. Elle demande du temps (le parapente est sans aucun doute très chronophage par rapport à mes autres activités) et de l'argent. D'autres projets d'ici cet été restent prioritaires ; nous verrons en fin d'été ou à l'automne, la meilleure période pour débuter et progresser.

Premier vol biplace sur le site savoyard de Montlambert en raison du vent de nord

Premier vol biplace sur le site savoyard de Montlambert en raison du vent de nord

Pente école à St-Hil'

Pente école à St-Hil'

Debriefing pour le premier grand vol

Debriefing pour le premier grand vol

Premier déco solo, un peu "mou" mais avec des voiles "école", ça le fait bien

Premier déco solo, un peu "mou" mais avec des voiles "école", ça le fait bien

Et c'est parti

Et c'est parti

Atterro de Lumbin

Atterro de Lumbin

Volera ? Volera pas ?

Volera ? Volera pas ?

Volera pas... et puis si, volera au final !

Volera pas... et puis si, volera au final !

Les averses de l'après-midi viennent clôturer ce beau stage

Les averses de l'après-midi viennent clôturer ce beau stage

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Rédigé par lta38

Publié dans #vol

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