Publié le 31 Décembre 2020

Dernier jour de l'année et c'est reparti pour un tour avec les filles. La météo n'est pas folichonne : sommets bouchés, petite neige, vent. Nous ne dépasserons pas la limite des forêts. Pour changer, je choisis d'aller au col de Marcieu et de faire les six-cents mètres de dénivelé jusqu'à la falaise de l'Aup du Seuil. Dès le départ, il n'y a pas beaucoup de neige mais sur l'herbe, cela devrait aller. Cependant, on a beau monter, l'enneigement ne s'épaissit pas beaucoup. Ce coin est sans doute l'un des moins enneigés des Alpes à altitude égale. La pluie d'avant Noël et les forts vents ont tout décapé. La sous couche est discontinue et une fois sur le chemin au-dessus du téléski, je me demande si on va skier à la descente. Les cailloux ressortent partout. J'ai toujours espoir que cela s'améliore mais niet : les conditions resteront les mêmes jusqu'en haut à près de 1700 m. On croise même un skieur qui redescend... à pied.

On chausse en pleine tempête. J'explique aux filles qu'il va falloir skier finaud. Ce petit jeu n'est pas sans me déplaire. La neige est excellente. Au final, on arrivera à la voiture sans abîmer les skis et sans le moindre déchaussage. Il faudra ruser entre bonnes sections poudre, d'autres damées sur le chemin mais aussi passages caillouteux à éviter, dérapages, tout-droits !! Je ne conseille pas cette randonnée tant qu'il ne retombe pas au moins trente centimètres mais je confesse qu'avoir conduit les filles dans cette descente avec ces conditions était intéressant et qu'en plus, le ski était fort bon ! Lire le terrain est une des compétences requises pour randonner à skis en sécurité.

Poudre et tempête
Poudre et tempête
Poudre et tempête
Poudre et tempête

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Rédigé par lta38

Publié dans #Chartreuse, #ski-glisse

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Publié le 30 Décembre 2020

Glaucidium passerinum (de passer, moineau) était appelée chouette chevêchette avant que l'appellation de chouette ne devienne réservé qu'aux espèces du genre Strix (hulotte, Oural, lapone...). Les noms d'oiseaux ont alors été modifiés. On ne dit plus chouette de Tengmalm mais nyctale de Tengmalm ; la chouette effraie est devenue effraie des clochers. Et la chouette chevêchette la chevêchette d'Europe. Il n'empêche qu'elle reste chouette cette chevêchette. On l'appelle aussi la chouette pygmée ou (donc) la chouette moineau en raison de sa petite taille : à peine plus grosse qu'un gros-bec casse-noyaux.

Je repars pour une demi-journée de ski dans la forêt magique. Peut-être l'espoir de la rencontrer à nouveau. Ce serait une excellente occasion pour essayer le Canon 100-500 RF fraîchement acquis et dont je parlerai plus tard. Bingo ! En plus, j'aurai la chance de l'observer tout près : on aimerait la caresser. Je n'ose tendre le bras. Ce sera l'occasion d'essayer le nouveau caillou à toutes les focales. Ca pique ! Grave ! Je remercie dame nature pour ce beau cadeau. Et compte tenu de la météo, je n'aurai aucun regret de ne pas remettre les peaux pour un supplément ski après avoir quitté le petit elfe et gagné le petit dôme convoité au départ. Cette rencontre se suffit à elle-même. Et de loin.

Chouette chevêchette
Chouette chevêchette
Chouette chevêchette
Chouette chevêchette
Chouette chevêchette
Chouette chevêchette
Chouette chevêchette
Chouette chevêchette

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Rédigé par lta38

Publié dans #chevechette, #ski-glisse

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Publié le 29 Décembre 2020

Si elle reste la plus noble, la poudreuse, la vraie, n'est pas la plus facile à skier. Elle ne l'est réellement que si elle est tombée en petite quantité (10 à 15 cm) sur un fond tassé. Le tout sur des pentes raisonnables. Au-delà de ces quantités et/ou sur des pentes plus soutenues, elle pourra être plus risquée (avalanches) et/ou plus difficile à skier.

Les conditions actuelles entre 1300 et 2000 m d'altitude offrent au maximum 40 cm de neige poudreuse (moins en bas, moins si le vent a opéré). De quoi initier dans des conditions raisonnables en restant sur des itinéraires inférieurs à trente degrés. On alternera entre sections faciles et autres un peu plus techniques lorsque les quantités de neige meuble approchent du maximum annoncé. Idéal pour apprendre et se faire plaisir.

C'est exactement ce qu'on aura trouvé sur la classique du Grand Rocher, avec même un petit bonus "repeautage" en prime. Les filles continuent leur apprentissage. Cela manque de pratique en descente en raison de la fermeture des remontées mais la liberté n'a pas de prix.

Poudreuse et enfant
Poudreuse et enfant
Poudreuse et enfant
Poudreuse et enfant
Poudreuse et enfant
Poudreuse et enfant
Poudreuse et enfant
Poudreuse et enfant

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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Publié le 28 Décembre 2020

On poursuit avec les sessions "poudre sans danger". Des variantes intéressantes aujourd'hui ; on n'en finit pas de découvrir cette petite colline. Bon, par contre, il faut accepter de tracer lors de remontées hors des lignes habituelles. Mais quand on aime, on ne compte pas. On peut pratiquer le ski (de randonnée) dans une optique de faire du volume (et donc du dénivelé) et en se contentant de suivre les traces (classiques voire stations). Un passage quasi incontournable pour les amateurs de "ski-race", i.e. les compétitions parfois abusivement appelées "ski-alpinisme" dont le summum est la fameuse Pierra Menta. Mais pour les autres, il y a le choix entre les sentiers battus et d'autres un peu moins (voire pas du tout), voire un mix de tout ça. En fonction de nos envies, de nos disponibilités, des conditions du moment...

Pour ma part, adorant faire la trace, j'accepte régulièrement d'en faire moins (verticalement) pour le plaisir d'en faire plus (émotionnellement). Le terrain vierge, c'est quand même autre chose qu'un champ de bosses. A ce sujet, à quand, au même titre que le windchill pour les météorologues, un tableau de l'indice de majoration pour le dénivelé effectué en montée en fonction de la pénibilité de la trace à faire ? Une sorte de snow hardship (snow difficulty ? track difficulty ?) ? Qui s'y colle ? Evidemment, tout ça, ce serait pour rire, au même titre que la cotation d'un couloir ou d'une voie d'escalade. Mais ces chiffres, que l'homme crée arbitrairement (mais en essayant d'être le plus objectif possible) sont aussi une source de motivation, de recherche d'un certain graal, même si en tout premier lieu, l'objectif demeure tout simplement d'être là-haut.

Les habitués du coin auront reconnu ce secteur avec la Chartreuse orientale juste en face
Les habitués du coin auront reconnu ce secteur avec la Chartreuse orientale juste en face
Les habitués du coin auront reconnu ce secteur avec la Chartreuse orientale juste en face
Les habitués du coin auront reconnu ce secteur avec la Chartreuse orientale juste en face

Les habitués du coin auront reconnu ce secteur avec la Chartreuse orientale juste en face

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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Publié le 27 Décembre 2020

Avec l'effet Covid, on constate une augmentation de la fréquentation de la montagne depuis le mois de mai. Ce début d'hiver n'échappe pas à la règle. Avec la fermeture des stations de ski, nombreux sont ceux qui découvrent la neige autrement. Ainsi, les spots au départ des stations, des villages de montagne et des parkings réputés pour la randonnée (Prabert, Barioz, Coq, Porte... pour les plus proches de chez moi) ne sont plus l'apanage des skieurs de randonnée et des raquettistes. On y rencontre également de "nouveaux" randonneurs, montant à pied, en chaussures de skis (alpin) et en portant les skis (de descente), tractant des luges, se faisant tracter par leurs chiens voire même des vélos... Ce sont bien souvent ces derniers qui, par méconnaissance de la véritable définition, appellent "poudreuse" tout type de neige qui n'est pas damée y compris de la neige lourde ramollie par le redoux. Il ne s'agit pas de se moquer mais de rappeler que la qualité de la neige est définie par des termes précis. On peut brièvement citer :
1- La neige dure. Il s'agit d'une neige généralement froide (non gorgée d'eau liquide regelée) tassée naturellement, la plupart du temps par le vent ou artificiellement par les passages 
successifs. L'accroche pour le ski va de bonne à moins bonne. On parle aussi de neige dure lorsqu'il s'agit de neige transformée (voir 2) mais... non transformée !
2- La neige transformée. Il s'agit d'une neige gorgée d'eau par le dégel répété en journée (et les regels successifs de la nuit). Elle "transforme" lorsqu'elle dégèle en surface. Cette moquette est excellente skier si on passe au bon moment. En cas de non-dégel (et donc, non transformation), elle sera dure, avec grains de surface (et grip assez bon à bon).
3- La neige pourrie. Il s'agit d'une neige récemment froide mais complètement humidifiée par la pluie. Le ski y est passable si elle ne regèle pas. On parle également de neige pourrie lorsque la transformation (voir 2) est trop en profondeur (à une heure plus ou moins avancée de la journée selon l'orientation).
4- Le carrelage. Il s'agit de neige pourrie (voir 3) regelée en profondeur suffisante pour porter. et avec surface glacée. Le ski y est très dangereux ; les pentes (un tant soit peu) raides sont déconseillées.
5- La croûte. Il s'agit de neige variées (poudreuse, transformée, pourrie) avec regel en surface (suite à une fine pluie ou du vent sur de la poudreuse ou un froid insuffisant pour pénétrer plus profond sur de la neige transformée). c'est l'ennemi du skieur. Cependant, en cas de légère croûte de vent sur neige poudreuse, les skis larges atténuent la dégradation.
6- La poudreuse. La vraie. Il s'agit de neige récente n'ayant pas subi les effets du soleil ou plus généralement du dégel. Elle peut prendre l'appellation de poudreuse lourde (lorsqu'elle tombe en quantité par une température comprise entre 0 et 2°C), poudreuse dense lorsqu'elle est naturellement tassée par le vent ou poudreuse tout court (la meilleure). Il s'agit donc d'une neige sèche profonde. Le ski y est excellent mais physique en cas de grandes épaisseur. Dans ce cas, les skis larges changent la donne.
7- Le névé. Il s'agit d'une neige transformée à répétition, à tel point que les grains deviennent très gros. On la rencontre en fin de saison. Le névé gèle très facilement en surface et devient vite glacé dans ce cas. Lorsqu'il transforme (tout aussi rapidement), il devient agréable à skier quoique un peu collant. L'avantage est de réserver une portance à toute heure et d'être quasi exempt de risque d'avalanche.

En tous cas, pour cette journée entre deux perturbations, on ne pourra pas dire que le terme poudreuse était volé. Avec le jour le plus froid de ce début d'hiver (-20°C sur le plateau du Vercors) et les récentes chutes, il était bien question de poudre en toutes orientations.

Des traces du jour
Des traces du jour
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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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