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Publié le 1 Juillet 2017

Randonnée forestière en Belledonne. La forêt évolue. Ce coin à champignons, fructueux en juillet par temps humide, ne l'est plus. Les arbres ont bien trop poussé. Plantés trop serrés. Il reste heureusement quelques clairières. Les chanterelles y poussent en abondance...

Des ronds de chanterelles

Des ronds de chanterelles

Toujours un plaisir à trouver ce champignon

Toujours un plaisir à trouver ce champignon

Je redescends en coupant les lacets du sentier. Un mouvement attire mon attention. Dans cet amas d'arbres cassés et de gros blocs moussus, deux renardeaux m'observent. En cas de rencontre de ce style, j'ai toujours un téléobjectif dans le sac à dos. Si je n'emporte que le petit hybride, je mets le 45-150 (eq. 90-300). Si j'ai le reflex (et c'est le cas aujourd'hui), a minima le 70-200. Cette fois-ci, j'avais même glissé le petit extender 1,4x.

Les deux animaux entrent dans leur terrier en me voyant approcher. Je dépasse la zone et me poste derrière un gros caillou. Je n'ai pas trop à attendre...

cache-cache
cache-cache

cache-cache

Ce renardeau va sortir du terrier et aller se coucher sur le bloc au-dessus pendant de longues minutes. Il finira par détecter ma présence (j'étais fort mal installé donc difficile de rester immobile) et rentrer à nouveau. Je n'insiste pas plus. En partant, j'enlève deux ou trois branches gênantes pour la photo si jamais je trouvais le temps d'y revenir (dix minutes de marche de la voiture...).

Ce temps frais et humide (image du jeudi précédent au soir) est favorable à l'observation des animaux, comme à la poussée des champignons !

Ce temps frais et humide (image du jeudi précédent au soir) est favorable à l'observation des animaux, comme à la poussée des champignons !

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Rédigé par lta38

Publié dans #animaux, #récoltes

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Publié le 24 Octobre 2016

Pour cette sortie où je n'aurai vu qu'un seul chevreuil et pas le moindre cerf, de nombreuses idées envahissaient toutefois mon esprit.

Depuis maintenant quatre automnes, je fais cette sortie de démontage du toit de l'affût principal afin de ne pas proposer une surcharge avec la neige à venir, la construction n'étant pas encore ISO 9012. Cela ne signifie pas que c'est forcément la dernière sortie "brame" mais il est clair qu'il n'y aura plus d'affût ici cette saison. Il me fallait aussi rapporter le matériel laissé à demeure qui m'a permis de monter plusieurs fois vite et light. 

La deuxième réflexion tourne autour de ce coin qui possède de multiples inconvénients à commencer par un accès long et non trivial mais aussi un environnement semi-boisé rendant les placements aléatoires pour l'observation et a fortiori, la photo. En contrepartie, le coin est pratiquement désert. Loin des sentiers battus, je n'y ai rencontré en environ soixante-dix sorties, qu'une seule fois un groupe de chasseurs. Ils m'avaient dit qu'ils étaient là pour le chevreuil... Drôle de choix que de venir ici où j'ai dû observer un "malheureux" chevreuil qu'une fois sur quinze ou vingt passages alors qu'il existe, non loin, des zones plus favorables. "Pour le cerf, on attend la fin du brame" m'avaient-ils confié. Je veux bien les croire et ce, pour deux raisons : le cerf en rut est immangeable d'une part ; d'autre part, "on" m'a piqué une bâche laissée sur place durant la fin de l'automne (donc après le brame et étant donné le peu de visiteurs ici, il y a fort à parier que ce soit un chasseur) alors que celle-ci était là depuis la mi-septembre. Cependant, une chose me gêne. Si la forme est bonne, le fond ne l'est pas. Tuer un cerf pendant ou après le brame ne change rien au résultat pour la population ; le problème c'est bien le dérangement pendant la période de reproduction. Que l'on chasse le cerf, le chevreuil ou n'importe quel oiseau sur une zone à cerf pendant le rut perturbe la reproduction. Point. D'ailleurs, ce matin-là, après deux coups de feu, la zone où ça bramait bien au petit jour avait été complètement désertée.

Autre idée évoquée ce matin, les couleurs de l'automne. Ca y est. Elles sont là. Avec quinze jours de retard pratiquement. Sauf pour certaines essences (planes, sorbiers) pour lesquelles les feuilles ont littéralement séché sur l'arbre avant de tomber sans donner ces belles couleurs d'automne. Malgré une observation minutieuse depuis des années, je n'arrive pas à tirer de conclusions. Il se pourrait toutefois que la seconde quinzaine d'août soit déterminante. Elle correspond à un moment de l'été où la luminosité a sérieusement décru. En cas de période fraiche et humide, j'ai l'impression que la coloration des feuilles sera avancée. En cas de sécheresse et chaleur (comme cette année), ça semblerait être l'inverse.

Cette sécheresse de fin août - début septembre a d'ailleurs interdit aux cèpes la pousse habituellement promise. Alors que c'était bien parti avec la chanterelle en milieu d'été. Mais il semblerait que ces bolets soient en train de faire leur pousse d'automne. Les jours à venir (la pluie de demain suivie d'un réchauffement) nous le confirmeront (ou pas).

Et le brame me diriez-vous ? Si autour des affûts, c'est bel et bien fini et notamment sur le secteur du bas où un passage m'aura permis de voir l'absence de traces des jours précédents, j'ai pu constater énormément de passages récents (deux/trois jours précédents max) sur les clairières supérieures, bien plus que je n'en ai vu depuis le début du brame. Cette activité n'est peut-être que nocturne mais avec la douceur et le soleil annoncées en fin de semaine, une vérification s'imposera. A suivre, pour un hypothétique dernier round.

Le sorbier à l'honneur
Le sorbier à l'honneur

Le sorbier à l'honneur

Les bouleaux/trembles pas mal non plus

Les bouleaux/trembles pas mal non plus

La hêtraie-sapinière approche de son apogée colorée
La hêtraie-sapinière approche de son apogée colorée

La hêtraie-sapinière approche de son apogée colorée

Les cèpes
Les cèpes
Les cèpes

Les cèpes

Les amanites
Les amanites

Les amanites

Un bec-croisé des sapins au sommet d'un... épicéa

Un bec-croisé des sapins au sommet d'un... épicéa

Les cerfs, invisibles ce jour mais toujours présentsLes cerfs, invisibles ce jour mais toujours présents

Les cerfs, invisibles ce jour mais toujours présents

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Rédigé par lta38

Publié dans #brame du cerf, #paysages, #recoltes

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Publié le 4 Septembre 2016

Les années se suivent et les travaux préparatif à ma saison de brame deviennent de plus en plus légers, tant que je peux réutiliser les mêmes affûts. Pour la quatrième année consécutive, je serai sur le même secteur. J'ai installé plusieurs affûts ces trois dernières années. Un premier qui s'est avéré être trop pénible d'accès et situé sur une zone fort intéressante mais durant une période réduite. Il n'aura pas permis de faire la moindre photo. Un second, réduit à une simple palissade qui aura donné une belle série lors d'une belle matinée d'affût. Malheureusement, la bâche laissée à demeure, malgré son emplacement très loin des sentiers dans une "jungle forestière", a été enlevée par quelqu'un que cela devait déranger ou, plus probablement, par quelqu'un qui a saisi l'occasion pour récupérer du matériel.

Découverte de la disparition de la bâche

Dix cors photographié depuis l'affût de la Palissade (#2), en 2014

Dix cors photographié depuis l'affût de la Palissade (#2), en 2014

J'ai ensuite abandonné le numéro un pour créér un troisième affût plus facilement accessible, en limite basse de la place de cerfs se situant en altitude. Cet affût m'a permis de beaux moments de brame en 2015 et notamment la rencontre du plus bel animal que j'ai pu observer dans ces forêts : un quinze cors. J'espère le revoir cette année. Cet affût sera réutilisé et vient d'être regarni de branches d'épicéas ce jour. Quant à l'affût numéro deux, je ne l'ai pas rééquipé, faute de temps.

Le fameux 15 depuis #3

Le fameux 15 depuis #3

Affût numéro 3, the best place

Affût numéro 3, the best place

Une des vues depuis l'affût numéro 3

Une des vues depuis l'affût numéro 3

Piège photo gracieusement prêté par Dom's et placé sur la sente de passage menant à l'affût numéro 3

Piège photo gracieusement prêté par Dom's et placé sur la sente de passage menant à l'affût numéro 3

L'année dernière, j'avais également placé un affût (numéro 4) sur un autre secteur de plus basse altitude qui s'était avéré très fréquenté en 2014. Malheureusement, le travail demandé n'a pas payé et ne m'avait permis de ne faire qu'une seule image lors d'une reco de... printemps. Cet affût a été abandonné cette année et "déplacé" de quelques dizaines de mètres sur un secteur vraiment intéressant les deux dernières années. Assez boisé, l'attente peut y être fort longue mais on se situe au coeur de la zone et il y a de bonnes chances que ça sorte à proximité dans la journée. J'avais réalisé de belles images l'an dernier mais à partir d'un affût mobile, beaucoup plus inconfortable. Nous verrons si "numéro 5" portera ses fruits.

 

Biche et faon au printemps depuis affût 4

Biche et faon au printemps depuis affût 4

Nouvel affût (#5). Prêt

Nouvel affût (#5). Prêt

Il m'a donc fallu quatre passages cette année pour être fin prêt : vérification estivale de numéro 3, construction de numéro 5 (deux sessions) et sortie pour mettre le feuillage sur les deux. Si tout va bien, les "contraintes" s'amenuiseront encore l'année prochaine.

Au passage, petit tour par les lisières et ramassage de quelques myrtilles pour accueillir les amis le soir et compléter les provisions. Avec une petite quinzaine de kilos en ce début septembre, on commence à être pas mal.

Brame 2016 (IV)Brame 2016 (IV)Brame 2016 (IV)

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Rédigé par lta38

Publié dans #brame du cerf, #récoltes

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Publié le 1 Septembre 2016

C'est la rentrée : circulez y'a rien à voir

Cette année, la rentrée des classes coïncide tout pile avec l'entrée de l'automne météorologique, saison que j'affectionne tout particulièrement et qui aide à faire passer la pilule de la reprise (que des fainéants ces profs j'entends déjà - ils ont deux mois de vacances et en plus ils râlent). Il faut dire que plus on est en vacances, plus c'est dur de reprendre. Il faut bien une contre-partie. Ceci étant, le concours est ouvert à bac +4 (ou 5, je ne suis plus du tout) pour tous ceux qui voudraient en faire moins... mais pas pour gagner plus, le salaire, déjà modeste, étant calculé sur dix mois et annualisé (les congés d'été étant des congés sans solde).

Mais ne nous égarons pas, ce métier, je l'ai choisi. Et ceux qui ne l'ont pas choisi et sont jaloux ont sans doute fait un mauvais choix. Cela n'empêche pas de regarder ce qui dysfonctionne et côté éducation nationale, rien de nouveau à l'ouest comme à l'est cette année : l'administration est toujours aussi catastrophique. Car il y a bien un ver. Et le ver n'est pas dans ces râleurs de profs. Chez les enseignants, il y a, comme dans toute profession, des gens bien, des gens consciencieux, des acharnés, des investis mais aussi des branquignols, des "qui brassent de l'air", des "moulés" qui n'apportent pas grand chose aux enfants, des tire-aux-flancs. Mais ni plus ni moins qu'ailleurs. Le problème est bien le mammouth décrit par "big" Allègre tant décrié. Fort heureusement, on ne fabrique pas de produit compétitif. Un enfant met vingt ans à arriver sur le marché du travail et comme on change tout deux fois par décennie, on n'a peu de critère d'évaluation du bien fondé des réformes. Rien de nouveau finalement. Si le niveau baisse, on élague les programmes ; cela permet aussi de rééditer les livres et de faire passer à la caisse une nouvelle fois les écoles afin d'alimenter les poches des inspecteurs et autres potos des cousins des administrés. Ni économique, ni écologique. La COP21... 

Rien de nouveau non plus sur le climat. Un été chaud à l'échelle de la planète et des records battus ou approchés. La banquise résiste encore. Pour combien de temps ?

Chez nos amis les chasseurs (de mammouths ?), pas grand chose à se mettre sous la dent (de Crolles) en Isère. Pourtant, le préfet de Haute-Savoie avait montré le bon exemple en instaurant dès cette rentrée un second jour de non chasse (le mercredi), ainsi que des zones définitivement non chassables aux abords des points de départ des plus grandes randonnées. Rien de plus normal qu'un partage de l'espace mais cela méritait d'être signalé. Mais en Isère rien. Voire pire. Le préfécture annonce des aménagements mis en place afin d'éviter que des drames comme celui de Freydières ne se reproduisent. Nous attendions un partage de l'espace (zone non chassables) et du temps (un jour de chasse en moins par semaine). Que nenni. Quelques rappels à la loi déjà existante et des modifications mineures comme la formation obligatoire pour les chefs de battues. Lire ici le compte-rendu de Montagnes-Magazine. Le pire dans cette histoire, c'est oser annoncer des mesures quand il n'y en a point. Un manque de respect total pour tous et en tout premier lieu pour la famille de Samuel Rinaudo qui attendait un message clair de soutien de la part des confrères de celui ayant tiré mortellement en direction du jeune randonneur l'automne dernier.

Je n'ai jamais fait d'anti-chasse primaire et j'ai toujours pensé qu'il y avait tous les comportements chez les chasseurs comme je l'ai dit plus haut chez les enseignants. Je vais finir par penser qu'il y a quand même pas mal de "bornés" à tous les sens du terme parce qu'en 2016, il apparaît comme une évidence qu'on ne peut plus continuer avec des règles qui datent des années 80. C'est sans doute un des seuls domaines où les règles restent figées alors que partout ailleurs sévissent AFNOR, ISO9002, diagnostique énergétique, code de la route, contrôle technique... normes et restrictions en tous genres.

Rien de nouveau encore concernant ce blog. Le cerf se prépare à bramer et les affûts sont quasi prêts. Un petit micro vient de compléter la panoplie en espérant prendre un peu de son pour mettre sur les images si je parviens à en rapporter. Je vois déjà gonfler les statistiques et le nombre d'entrées sur ces pages, ainsi que les habituelles demandes "où aller ?" ; "est-ce que vous pourriez m'emmener ?". Comme déjà dit sur ces pages, j'essaie de prendre le temps de répondre séparément à chaque message mais en revanche, je ne divulgue pas mes postes d'affûts sur le terrain. Je ne voudrais pas que les centaines d'heures passées sur le terrain soient dilapidées par une fréquentation accrue sans précaution de ces lieux magiques. Il est normal que mes images sucitent l'envie et c'est une des bases de ce blog que de partager. Mais ensuite, à chacun de suivre son chemin. Des accompagnateurs proposent aussi des sorties à l'écoute (et l'observation si la chance sourit). Cela peut être une rampe de lancement pour celles et ceux qui ne sauraient pas par quel bout commencer. Dans tous les cas, cette saison s'annonce encore passionnante ; j'espère pourvoir dégager suffisamment d'heures pour la vivre pleinement. Ce sera plus serré que les deux années précédentes en raison d'un emploi du temps bien chargé mais on fera au mieux.

Rode Videomic Pro qui sera désormais monté sur l'EOS 6D pendant le brame

Rode Videomic Pro qui sera désormais monté sur l'EOS 6D pendant le brame

Après un été bien rempli avec certains (beaux) projets réalisés (trip vélo itinérant en famille, mont Blanc intégral d'une seule traite, traversée Rochefort-Jorasses) en parallèles de sorties plus "classiques" (escalade, randonnée, cueillettes...) voilà donc que l'automne s'annonce chargé. Au rayon de nouveautés, contredisant donc le titre de ce billet, on notera la sortie de l'EOS 5D markIV : nouveau capteur Dual Pixel RAW 30 mp, 61 collimateurs AF, 7 im/sec, video 4K (mais inflation à 4000€).

EOS 5D mark IV

EOS 5D mark IV

Du côté de nos montagnes, Chamrousse termine l'installation du télésiège de Casserousse remplaçant les vieux téléskis. Beaucoup de tumulte de ce côté-là et des discussions concernant les aménagements connexes comme l'éventualité d'une piste de ski qui défigurerait la crête des Ramettes. Ce qui nous interesse surtout ici, c'est la création annoncée d'une montée "officielle" le long de la piste de Casserousse afin que les randonneurs puissent rejoindre l'itinéraire des Pourettes sans qu'il y ait à polémiquer sur "le randonneur-qui-remonte-la-piste-à-contre-sens". A suivre dès cet hiver. Plus intéressant au niveau des aménagements, la station du Collet d'Allevard remplace enfin son obsolète TSF 3 places des Plagnes (près de quarante années de bons et loyaux services) par un... TSD6 !!! C'est la bonne surprise car si je reste aujourd'hui oppposé à l'extension des domaines skiables pour des raisons maintes fois évoquées, la modernisation de ceux-ci reste souhaitée et tout particulièrement ici, d'autant plus qu'on avait longtemps évoqué un TSF4. C'est donc avec enthousiasme que l'on voit venir un appareil débrayable sur cette section fort longue (1500 m), permettant d'emmener les skieurs au sommet de la station en moins de six minutes (vs un quart d'heure avec l'ancienne remontée). Rendez-vous cet hiver, en espérant que la neige soit bien présente histoire de ne pas mettre dans le rouge une entreprise déjà éprouvée par trois hivers consécutifs retardataires. En attendant, le site des Plagnes reste à éviter tout l'automne en raison des travaux bruyants qui s'y déroulent.

Le nouveau tracé du TSD6 (en rouge), légèrement décalé à droite avec arrivée au niveau du TK du soleil à 2090 m

Le nouveau tracé du TSD6 (en rouge), légèrement décalé à droite avec arrivée au niveau du TK du soleil à 2090 m

Autre nouveauté (quel est le c... qui a dit "circulez, y'a rien à voir" ?), le simplification du certificat médical pour la pratique sportive. Incroyable !!!! Alors que l'étau se resserre dans tous les sens avec une règlementation toujours de plus en plus serré, voici qu'on relâche du lest dans un domaine. C'est dire si on s'est rendu compte de l'aberration de l'ancien procédé. Moins de prise de tête donc et on s'en félicite. C'est ici pour les détails.

Autre bonne nouvelle, la réouverture du tunnel de Saint-Pancrasse malgré quelques petites restrictions pendant encore quelques jours. On va pouvoir retourner à la Dent... deux mois sans y mettre les pieds.

Allez, stop aux mots. Place aux images et l'automne devrait nous en approter de forts belles. Bonne rentrée à toutes et à tous.

Myrtilles : cinq kilos de plus. On se rattrape sur une saison 2015 complètement chou blanc

Myrtilles : cinq kilos de plus. On se rattrape sur une saison 2015 complètement chou blanc

Arc-en-ciel du mois de juin parmi les nombreuses averses au programme. Une image non publiée sur ce blog

Arc-en-ciel du mois de juin parmi les nombreuses averses au programme. Une image non publiée sur ce blog

Encore une image gardée. Altocumulus mamma sur Belledonne

Encore une image gardée. Altocumulus mamma sur Belledonne

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Rédigé par lta38

Publié dans #humeur, #matériel, #récoltes

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Publié le 28 Août 2016

Petit tour hier sur un secteur de proximité pour voir si les myrtilles sont mûres. Et surprise : pratiquement pas de fruits, pour la seconde année consécutive. Et il y a dix jours, c'était idem sur un spot pourtant réputé excellent. Que se passe-t-il ?

Qu'à cela ne tienne, on ne désarme pas. Ce matin, je prends un peu d'altitude pour aller sur un secteur a priori prolifique. Ouf, elles sont là.

Et autre bonne surprise : malgré le sec, les cèpes sont de sortie. Champignon vraiment particulier qui choisit de sortir quand il veut, quelles que soient les conditions météo. Evidemment, quand il fait chaud et sec, ils sont rapidement verreux ce qui explique que les trois quarts des exemplaires rencontrés n'aient même pas été ramassés et qu'il y ait encore pas mal de déchet à la maison.

Images IPhone 5c

Jeune, adulte, vieux
Jeune, adulte, vieuxJeune, adulte, vieux

Jeune, adulte, vieux

Environ 35 cm de diamètre pour ce monstre, malheureusement pas consommable car entièrement attaqué par les larves

Environ 35 cm de diamètre pour ce monstre, malheureusement pas consommable car entièrement attaqué par les larves

Après une année de disette, ça fait plaisir à voir

Après une année de disette, ça fait plaisir à voir

Un sac plastique (je n'avais pas prévu qu'ils soient là) de cèpes (le quart de ce que j'ai vu, les autres étant bien verreux) ; cinq kilos de myrtilles

Un sac plastique (je n'avais pas prévu qu'ils soient là) de cèpes (le quart de ce que j'ai vu, les autres étant bien verreux) ; cinq kilos de myrtilles

A la faveur de mes images sur Facebook, le peigne a fait parler de lui. Le mettre sur cette photo était, bien sûr, volontaire. J'aurais pu le laisser de côté et botter en touche les éventuelles questions... "Tu ramasses à la main ? euh, bien sûr... !" Mais ce n'est pas le style de la maison. Depuis le départ, ce blog me sert de mémoire et reste un partage avec les lecteurs. Je ne vais, ni me mentir à moi-même, ni leur mentir. Alors, oui je ramasse au Peigne. Et pour alimenter une éventuelle discussion, voici mon point de vue là-dessus.

- Le ramassage au Peigne en Isère est autorisé à partir du 15 août. Je ne ramasse jamais les myrtilles avant le 15 août (de toutes façons, le meilleur moment c'est septembre). Ce n'est pas parce que c'est autorisé que c'est bien mais on peut espérer qu'il y ait eu un minimum de réflexion pour pondre cette autorisation (et donc l'interdiction d'avant cette date).

- Le ramassage au Peigne abîme davantage la plante qu'à la main. Vrai. Mais à ce compte là, on peut y aller au niveau des comparaisons. Ramasser les myrtilles au Peigne, c'est une sorte de triche. C'est comme en escalade tirer au clou. A skis, déraper sur une pente raide. Sauf que le dérapage ou "l'artifage" n'a d'impact que sur son propre égo à la limite ; pas sur la nature. Poussons donc plus loin. Utiliser le peigne, c'est se faciliter la vie. Utiliser le peigne, c'est comme mixer les légumes avec un robot plutôt que de les couper à la main. C'est se rendre en voiture au parking de départ de sa rando plutôt qu'à pied ou à vélo. C'est s'acheter un sac de couchage plutôt que de dormir directement sur l'herbe. Dans tous les cas, l'homme se facilite la vie avec un impact sur la planète. Sans peigne, le ramassage de la myrtille est bien compliqué. Je ne le ferais sans doute pas. Comme je ne ferais pas de rando (ou uniquement celles qui partent de la maison) sans voiture. Je n'irais pas bivouaquer. Il est bien évident que tout ce confort se paie cash pour la nature. L'équation est bien compliquée à résoudre. Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, l'homme (et moi compris) a beaucoup de mal a céder à son petit confort apporté par les progrès technologico-scientifiques. Et si le plus grave étaient toutes ces politiques natalistes ? Ne devrait-on pas essayer de limiter voire infléchir la démographie mondiale ? N'est-ce pas cela le coeur du problème ?

En attendant, je continue de ramasser les myrtilles au peigne (entre dix et vingt kilos annuels en moyenne) dans mon massif de Belledonne en des endroits reculés peu fréquentés (au moins une heure de marche et à bonne allure) et où la plante pousse en abondance. On peut aussi le faire en limitant les dégâts (en tenant le plan avec l'autre main, ce que m'avait montré mon grand-père, et en évitant de "bouriner"). A noter que les peignes "modernes" en plastique épargnent un peu plus les plants que les ancestraux peignes en bois. En revanche, ils finissent par se fendre (le plastique c'est fantastique...) si on attend qu'ils soient pleins avant de les vider car le travail exercé sur la poignée est important en raison de la charge. Il faut donc le changer car réparer du plastique... On n'est pas rendu... Bonnes cueillettes à tous.

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Rédigé par lta38

Publié dans #récoltes

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