Publié le 31 Août 2010

P1130261---copie.JPGEh bien voilà. Dernier jour de vacances avant la rentrée des classes demain. Ce blog a démarré en même temps que les "grandes vacances". 52è article : on pourra dire que j'ai bien pris l'air durant ces deux mois.

En ce dernier jour d'août donc, nous avions opté avec mon homonyme Lio Allemand, pour une escalade à la demie-journée. En sortant l'après-midi, nous laissions le temps à l'air de se réchauffer et cela me permettait de profiter de la famille le matin. Du coup, il fallait trouver un objectif sans trop de route, sans trop d'approche et que nous ne connaissions ni l'un ni l'autre. Après examen du cahier des charges, on jette notre dévolu sur une voie toute nouvelle réalisée en Matheysine où les escalade sont rares : la voie de l'accu au Grand Bec, au-dessus de l'Alpe-du-Grand-Serre. Cette voie a été ouverte l'été dernier par un duo du bureau des guides de la Mure (L. Falco et P. Huss).

Nous partons tous les deux dans l'idée de faire une petite voie sans grand intérêt compte tenu du terrain herbeux. Il n'en sera rien : l'après-midi sera magnifique.P1130270---copie.JPG

- D'abord la météo : une lumière d'automne, et une relative fraîcheur permettant de supporter le pantalon

- Le cadre : face à la chaîne de l'Armet, en mangeant des framboises tout au long de la montée. Y'a pire comme coin !

- L'approche est vite exécutée : 45 minutes seulement du parking à l'attaque sur un bon sentier. La partie hors sentier annoncée "sanglier" n'est pas si terrible et ne dure pas longtemps.

- Puis vient la première impression : ce secteur a du potentiel. C'est raide, joli (du style rochers de l'Homme à Chamrousse) et une voie à gauche est en cours d'équipement (corde fixe en place). On n'a pas encore mousquetonné un goujon et on parle déjà de revenir.

- L'escalade est bien équipée, très bien même dans les pas "délicats".

- L'escalade est belle avec un gneiss très raide et riches en prises, essentiellement des réglettes qui font de cette voie une voie soutenue dans son niveau et plutôt technique. En ce qui concerne les cotations, je n'ai d'ailleurs pas trouvé que la première longueur était la plus dure. Certes, elle est la plus délicate car le rocher est un peu cassant (au fur et à mesure des passages, il faut s'attendre à ce que des bacs disparaissent) mais l'équipement est parfait (presque trop). La plupart des longueurs présentent du 5c, plus ou moins soutenu. C'est donc homogène

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P1130280---copie.JPGJe propose les cotes suivantes :

L1 : 5c (soutenu, très raide, prises peu rassurantes)

L2 : 5c (soutenu et raide, meilleur rocher)

L3 : 5c (moins soutenu mais à mon avis le passage le plus "dur" de la voie, superbe !)

L4 : 4c (très correct pour ce niveau)

L5 : transition entre le pilier et la suite.

L6 : 5c (plusieurs pas donc assez soutenu, superbe !)

L7 : 5b (un pas qui n'est pas si dur si on lit correctement le passage)

 

 

La voie est orientée légèrement sud-est ce qui fait qu'en milieu d'aprem à cette époque, elle repasse à l'ombre. La température est idéale et c'est même un réel plaisir que d'y être à une heure où, pour une fois, le soleil d'été n'écrase pas les perspectives. Nous grimpons la première partie avec le soleil rasant qui nous quitte au sommet du petit pilier où se termine L4.P1130290---copie.JPG

L'arrivée au "sommet" est un réel plaisir avec le soleil qui revient. Une petite remarque toutefois pour les ouvreurs qui sont en train d'équiper une autre voie juste à côté : il pourrait être intéressant d'équiper une ou deux longueurs supplémentaires au-dessus de la voie de l'Accu, sur l'arête. La cotation pourraît continuer à être homogène et le rocher semble bon dans cette facette orientée WSW. Ce prolongement permetrrait alors de gagner l'arête terminale du Grand Bec (que je suppose facile, à vérifier quand même) et de finir par celle-ci. Le retour serait alors simplissime par le lac de Brouffier ou le sentier qui ramène à la cabane du Périmètre. Cela donnerait encore plus la sensation d'une course en montagne.

Pour l'heure, nous ne sommes pas équipés pour poursuivre et, comme nos prédecesseurs, après avoir fait les fiers sur le pinacle sommital, nous dévalons le couloir de descente annoncé ignoble. En restant rive gauche, ça n'est pas si pire même en baskets. Après environ 200 m de descente, nous avons tiré à gauche pour franchir l'éperon et sommes descendus par un couloir dans la forêt : ça passe très bien et ça n'est que peu sanglier moyennant 10 mètres de main courante (ou rappel). Au total, une heure pour rejoindre la voiture, c'est efficace.

Vraiment une bien belle après-midi en Matheysine.

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 30 Août 2010

P1130245Je redoutais cette journée. Je pensais avoir les jambes lourdes, très lourdes, suite à l'effort de la veille. J'avais donc prévu un tout petit décrassage en famille. Au réveil, c'est la surprise : je me sens plutôt bien. L'entraînement commence à payer, la récupération est rapide. La petite sortie a tout de même lieu et c'eP1130252st la première fois que je sors seul en balade avec mes deux filles. C'est un peu beaucoup d'organisation avec une dans le porte-bébé et l'autre encore pas vraiment autonome mais ça le fait. L'objectif du jour est de prendre l'air (frais) et de ramasser des mûres repérées la veille en montant au-dessus d'Uriage afin de faire quelques pots de confiture milésimés 2010.

Avec les enfants, il faut toujours un objectif au-delà de la seule marche. Si vous voulez en profiter, c'est le moment : la période des mûres sauvages débute réellement fin août et décroit à la mi-septembre.

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Rédigé par lta38

Publié dans #récoltes

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Publié le 29 Août 2010

A la fin du XIXè siècle, la croix de Belledonne est une des grandes classiques de la randonnée grenobloise. On partait à pied d'Uriage, on montait aux Seiglières et on allait dormir au refuge de la Pra, inauguré en 1888. Le second jour, la montée à la Croix est une formalité (800 m de déniv) mais pas la descente, bien longue jusqu'à Uriage. Fort heureusement, à cette époque où l'on prenait son temps, sans doute les randonneurs faisaient-ils étape à la Pra pour se restaurer au retour à midi, avant de descendre dans l'après-midi. P1130223---copie.JPG

Il y a longtemps que je voulais répéter cet itinéraire historique, maintenant délaissé au profit de la voie normale depuis Freydières (Revel), bien plus courte. Comme on est en 2010, qu'on est autrement équipé qu'il y a 100 ans, et qu'on a aussi l'entraînement, il fallait réaliser bien sûr l'itinéraire d'une traite.

Dernier point, à partir de 1894, la ligne de tramway Grenoble - Uriage - Vizille permettait aux grenoblois de se rendre facilement à Uriage, point de départ de la course. Le tram n'existant plus, il me restait trois possibilités pour monter à Uriage : en voitureP1130224---copie.JPG (afin de choisir l'horaire de départ), en car (pouvant s'apparenter au tram) ou à vélo. J'ai finalement opté pour cette dernière solution, la plus "éthique" et qui, finalement, ne rajoute pas un énorme effort à l'ensemble. Et réaliser la Croix depuis chez moi est une idée qui me plaît bien.

Il fait encore nuit lorsque je quitte mon domicile grenoblois. Je roule tranquillement jusqu'au Sonnant-d'Uriage où le vélo est cadenassé sur un panneau à l'entrée du sentier qui doit me mener aux Seiglières. J'espère l'y retrouver au retour ! Encore une fois, un peu de pinaillage au départ (les constructions récentes ayant fait disparaître un sentier présent sur la carte et que j'avais choisi d'emprunter) et j'arrive aux Seiglières avec un peu de retard sur mon planning. Non pas que je fasse la course mais le planning me permet de gérer l'effort. Je jette un coup d'oeil au panneau situé au départ du sentier de l'Oursière : j'espère pouvoir au moins diviser les horaires par 2, sinon, on n'est pas rendu !

La montée à la cascade de l'Oursière est rapidement avalée mais je me tords la cheville entre deux cailloux. Au départ, je n'y prête pas trop attention car cela m'a paru très léger mais un peu plus haut, lorsque je débouche sur le magnifique replat herbeux qui va me mener au refuge de la Pra, une douleur se fait sentir dans certains mouvements. Je décide de poursuivre car normalement, ce mouvement de la cheville n'intervient pas en randonnée mais j'y serai vigilant tout au long de la course.

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Quoi qu'il en soit, je me sens bien, d'autant qu'il fait froid, très froid avec de la gelée blanche. Un léger vent de nord rafraîchit encore l'atmosphère m'obligeant à sortir les petits gants emportés pour l'occasion.

P1130225---copie.JPGIl n'y a pas grand monde sur ce sentier : un randonneur-coureur m'a doublé à l'Oursière : lui-aussi monte à la Croix mais à partir des Seiglières, il peut se permettre d'allonger la foulée. De mon côté, je gère l'effort sans trop appuyer, réservant une accelération pour la fin s'il me reste du jus.

A partir de la Pra, de nombreux randonneurs montent eux-aussi à la Croix. Certains sont partis de pré Raymond (Revel), d'autres du refuge. Je double pas mal de monde dans la montée aux lacs du Doménon.

Le moindre petit ruisselet est gelé. Une vraie journée d'automne comme on les aime

 

 

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Encore du plat (beaucoup, beaucoup de plat) et me voici au pied du névé de la Grande Pente qui n'existe plus (ou presque plus). La terrain est très caillouteux mais les nombreux randonneurs déjà engagés dans le passage me motivent. Je décide d'accélerer jusqu'au sommet. La Suunto affichera entre 15 et 18 m/min, un bon rythme pour finir un peu essouflé à la Croix.

P1130229---copie.JPGLe panorama est toujours aussi beau du sommet : le lac Blanc en contre-bas et tout au fP1130235---copie.JPGond à gauche, Grenoble d'où je viens. Il y a un peu de monde mais pas tant que ça. Je me pause 15 minutes au sommet  pour  me ravitailler, faire quelques photos et soulager les jambes avant la longue descente qui m'attend. J'ai mis 5h15 pour monter depuis Grenoble. Je suis assez content puisque j'avais estimé la montée à environ 5h00.

Mais comme toutes les belles choses ont une fin, il est temps de passer à la descente, moment tant redouté par le randonneur qui souhaite préserver les genoux. Je le sais, ça va être traumatisant. Soit je descends doucement et je vais mettre des plombes, soit j'accepte de courir sur cetaines sections (sentiers bien lisses et parties plates) et les jambes vont chauffer.

J'attaque très doucement pour habituer les muscles à l'effort de descente, profitant du paysage.

Au niveau du col du Bâton, de petits lacs encore gelés ajoutent une belle décoration au pic du Grand Doménon qui fait le fier.

Dansd le même temps, des cirrus font leur apparition dans le ciel, meublant ainsi cette partie de la photo car, rappelons-le, le ciel tout bleu n'est pas l'ami du photographe qui a besoin de motifs plus variés.

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Le rythme s'accélère dans la descente sur les Doménon puis sur la Pra où, pour éviter l'ignoble raidillon caillasseux sous les lacs, je décide de tester le passage en rive gauche. Pas si pire finalement et on arrive directement à la Pra.

P1130237---copie.JPGAyant bien entamé ma réserve d'eau, je décide de refaire une pause de 15 minutes afin de finir mes vivres (ou presque) et de refaire le plein d'eau. Fort heureusement, il fait toujours aussi frais, le brouillard ayant la bonne idée de se joindre au jeu. Entre la Pra et l'Oursière, je cours mais les gros cailloux du replat de l'Oursière ont raison de ma motivation avec ma cheville qu'il faut préserver. Toute cette section jusqu'aux Seiglières me paraît au moins aussi longue qu'à l'aller. Faut dire qu'avec tous ces plats...

P1130238---copie.JPGLe joli petit bassin du parking de l'Oursière ne coule pas pour rien et je repars avec 1 litre d'eau fraîche. J'emprunte la route jusqu'à P1130243---copie.JPGla cabane des Seiglières où un couple s'arrête en voiture et me propose gentiment de me descendre. Je commence à avoir bien mal aux pattes et c'est très tentant mais je dois aller au bout de mon projet. Je reprends sente pour sente l'itinéraire de montée jusqu'au Sonnant-d'Uriage. Ce n'est pas le plus court mais au moins, je n'ai pas à faire le point sur la carte. L'arrivée au vélo est un grand moment. Je sais que c'est presque gagné (reste quand même à ne pas se faire renverser par une voiture en descendant sur Gières) et l'effort en devient très plaisant. Ouf ! C'est fait. En arrivant à la maison, je bois trois litres d'eau pour limiter les dégats pour les jours à venir.

 

Quelques chiffres pour finir. C'est long, environ 70 km dont 50 à pied et pas loin de 2900 m de dénivelé en comptabilisant toutes les petites redescentes intermédiaires. Beaucoup de plat comme en attestent les horaires : 5h15 de montée contre quand même 4h de descente. Ensemble de 9h30 avec la pause sommet, en autonomie totale.


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Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive

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Publié le 29 Août 2010

P1130209P1130214.jpgEn amont de la route qui relie Grenoble à St-Nizier-du-Mouche rotte, se situe l'ancienne voie du tram. Ce tramway reliait jadis Grenoble, Seyssinet, Seyssins, Pariset, St-Nizier, Lans-en-Vercors, Villard-de-Lans. La ligne fut inaugurée en 1920. Malheureusement, elle fut peu à peu abandonnée à partir de 1938 pour cesser son activité en 1951. Plus de 10 ans de travaux pour 30 ans seulement d'exploitation. Vous trouverez plus d'informations sur le site web de la ville de Seyssinet-Pariset.

Le long de cette ancienne voie, les rails ont été retirés mais il en reste des vestiges : la gare de Pariset ou celle de Lans-en-Vercors reconvertie en office de tourisme, les tunnels en amont de la tour Sans-Venin. Elle se parcourt désormais à pied, à cheval ou en VTT. C'est un itinéraire intéressant pour les enfants étant donnée la faible pente de la voie.

 

Nous reparlerons de tramway dans le prochain article concernant la grosse bambée que j'ai réalisée le lendemain de cette petite balade avec Stella sur la voie du tram du Vercors.

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages

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Publié le 28 Août 2010

Retour de ce jeu mondialement connu et maintes fois recopié sur d'autres sites sous des appellations diverses et variées.

 

D'où est prise cette image et quel est ce sommet triangulaire situé au premier plan ?

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Rédigé par lta38

Publié dans #le Coulio

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