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Publié le 19 Juin 2021

La partie nord du Vercors porte le nom de Quatre Montagnes. Est-ce vraiment quatre montagnes (lesquelles ?) ou quatre villages ? Peu importe. Notre idée est de relier les (en fait) cinq villages du plateau (Lans, Villard, Corrençon, Méaudre, Autrans) en empruntant le moins possible les grands axes et en passant par quelques points remarquables.

Le départ se fait le vendredi soir depuis la Sierre après un rapide aller-retour au centre de Lans pour y déposer une voiture. Une courte montée aux Allières nous mène un peu plus loin au Belvédère où nous bivouaquons. L'avantage de ce bivouac est multiple : passer une nuit agréable en montagne, passer une nuit au frais en altitude plutôt que dans la cocotte minute de la cuvette, profiter d'une soirée (et d'un réveil) en pleine nature... mais aussi être prêt le lendemain à 9h sans lever les filles aux aurores.

En route pour les Allières

En route pour les Allières

On roule vers le Belvédère
On roule vers le Belvédère

On roule vers le Belvédère

Bivouac
Bivouac
Bivouac
Bivouac

Bivouac

La journée du samedi commence par une descente un peu "technique" puis se poursuit dans les vertes prairies de Machiret jusqu'à la Conversaria. On retrouve la "via Vercors" sur les hauts de Villard-de-Lans. C'est un itinéraire créé récemment et permettant de rejoindre les villages entre eux par des petites routes et pistes. On quitte cette via à Corrençon où l'équipe attaque la montée sur les pistes de fond jusqu'à l'auberge de Malaterre. La fraîcheur de la forêt est appréciée.

Tout le monde est fin prêt

Tout le monde est fin prêt

La partie clé de la descente

La partie clé de la descente

Machiret

Machiret

Villard
Villard

Villard

En approche de Corrençon

En approche de Corrençon

La halte à l'auberge est bien appréciée (attention, pas de CB) puis s'ensuit une longue descente vers Bois-Barbu puis les Jarrands où l'on retrouve la via Vercors dans les gorges du Méaudret. L'itinéraire est un peu exigeant (plusieurs montées pour redescendre juste derrière) mais permet d'éviter l'étroite route des gorges et ses véhicules. Les passages sur passerelles et pontons sont ludiques. Baignade à l'arrivée et poursuite de la via. Méaudre, Autrans. La partie entre ces deux villages ne m'a pas convaincu car elle fait quelques détours et est essentiellement en graviers. On a tout autant intérêt à prendre la petite route (goudronnée et peu fréquentée) qui longe la montagne allant de hameau en hameau pour un meilleur "rendement". Cela permet aussi de récupérer avant la montée au col de la croix Perrin qui passera crème pour toutes les filles après la glace à Autrans. Il n'y a plus qu'à retrouver la voiture à l'Aigle et aller récupérer l'autre à quelques minutes de là.

Une très belle façon de parcourir les Quatre Montagnes à vélo "gravel" comme on dit aujourd'hui. Cependant, si on veut limiter la difficulté (1000 m de dénivelé ; 56 km pour notre circuit), réduire un peu la distance et éviter de côtoyer les voitures dans le col de la croix Perrin, il sera bienvenu de partir de Lans (vers la maison du parc), attaquer par la via Vercors et finir sur Autrans, par exemple vers les Griats avec dépose de voiture. On doit passer à 600 m de dénivelé et 40 à 45 km selon l'itinéraire choisi.

 A noter que le matériel emporté pour mes deux filles et moi-même rentrait intégralement dans le sac de 49 litres porté par la carriole ZAP, les filles ayant chacune une petite sacoche de guidon et encore, j'avais pris quelques vêtements inutiles... Bien entendu, le matériel de couchage et de cuisine est optimisé pour être des plus légers et des moins encombrant...

Malaterre

Malaterre

Halte verdoyante

Halte verdoyante

Devenue indispensable cette petite ZAP

Devenue indispensable cette petite ZAP

Pontons du Méaudret

Pontons du Méaudret

Autrans

Autrans

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Rédigé par lta38

Publié dans #Vercors, #vélo

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Publié le 6 Juin 2021

On n'en finit pas de découvrir notre région. On croit qu'on connaît tout... mais on est loin de tout connaître. J'ai découvert le belvédère de Luce récemment. J'y suis retourné dans la foulée pour essayer d'autres lignes. Les voies sont vraiment sympa, quoique les difficultés sont assez courtes. Dans le 6c de gauche, tout se joue au départ sur six mouvements en dévers. Dans celui de droite, c'est au contraire en haut que ça se corse et c'est en dalle. Le passage est toutefois moins dur qu'il n'en a l'air et s'enchaîne bien sans tirer sur les bras, pour peu qu'on soit bien placé.

Avec les filles, nous avons également découvert un petit site sympa dans les Bauges au-dessus de Jarsy, sur le sentier de la croix d'Allant (15 minutes d'approche, 170 m de dénivelé). Les voies ne dépassent pas les 25 m (corde de 50m suffisante) et se déroulent sur un beau calcaire à trous. C'est assez rare pour être signalé. Bon, ce jour, c'était bien humide (tous les noms sont des dérivés dd "mousse"... on a compris pourquoi) et on passait de prise trempée, à un bain de boue pour les doigts voire un bénitier. Sans parler des zipettes de pied. Mais heureusement, les trous sont pour la plupart excellents. Les filles auront enchaîné en tête jusqu'au 5c malgré ces conditions.

Le petit site du Coudray en Bauges.

Le petit site du Coudray en Bauges.

A vélo, on attend toujours la passerelle du passage le plus dangereux de France : la jonction rive gauche - rive droite de l'Isère entre Brignoud et Crolles. C'est incroyable que cette traversée ne soit pas aménagée a minima. On en parle... mais pour quand. En attendant, il paraît que des travaux devraient débuter sur une autre traversée peu commode mais nettement moins dangereuse : celle de la Bâtie. Apparemment, on ne va pas au plus urgent... De notre côté, on a "découvert" les coteaux de Chartreuse. Les montées de Barraux, de la Flachère... petites montées certes, sont désormais faciles pour les filles qui ont appris à gérer cet effort lors du tour du Lubéron (ici le J2). Il faudra aussi aller faire un tour pour voir la nouvelle passerelle entre la Buissière et le Cheylas.

Les coteaux de Chartreuse orientale. Image IPhone 7. En mode pano, ça passe !

Les coteaux de Chartreuse orientale. Image IPhone 7. En mode pano, ça passe !

Les filles ont également découvert le guêpier d'Europe sur le site où j'ai pris ces photos. Pas de nouvelle photo pour ma part mais une belle observation à distance avec elles ce soir-là, grâce à la "longue-vue" constituée de mon 70-200 et de l'adaptateur Kenko (160€, grossissement 20 fois). Bon c'est dommage ; maintenant que je suis passé en monture RF, je ne peux pas l'utiliser sur mon téléobjectif principal (le 100-500) car du coup, c'était la longue-vue à 150 grammes !!! En tous cas, plus je l'utilise, plus je trouve la qualité remarquable. Juste le champ et la luminosité qui pêchent un peu.

Adaptateur Kenko sur EF 70-200 f/4 L

Adaptateur Kenko sur EF 70-200 f/4 L

Du côté du matériel, j'ai également découvert les petites bouteilles Klean Kanteen (oui je sais tout le monde connaît déjà). Mais ce qui m'intéresse, c'est que ces bouteilles inox avec bouchon "pipette" (24€ chez Au Vieux Campeur) ont exactement le même diamètre que ces gourdes de vélo en plastique dégueulasse et qu'elles ont (donc) commencé à les remplacer.

Ainsi que dans les petites pharmacies "Pharma Voyage" que je personnalise en ajoutant une pince tire-tiques, le pack de glace instantanée (je ne connaissais pas) qui pourrait bien dépanner. Si je n'ai pas l'habitude m'encombrer de ce genre de choses pour moi (peut-être à tort), j'ai systématiquement une petite pharmacie de secours quand je pars avec les filles (y compris à la journée), et une un peu plus grande pour les périples de plus 4 jours (ou à vélo).

Bouteille Klean Kanteen ; kit Pharma Voyage Pocket
Bouteille Klean Kanteen ; kit Pharma Voyage Pocket

Bouteille Klean Kanteen ; kit Pharma Voyage Pocket

Ah et j'oubliais : une petite tournée morilles également. C'est en retard en altitude ; il devrait y en avoir encore pendant quelques jours...

Quelques découvertes récentes
Quelques découvertes récentes

A noter que je continue à partager min expérience dans la presse dite "outdoor". Et notamment deux publications récentes :
- Trek' magazine n°204 (mai 2021) : 50 mini treks en France (3 à 4 jours) dont une quarantaine pour ma pomme.
- Montagnes Magazine n°491 (juin 2021) : 50 pages sur la montagne en famille (escalade, randonnées, bivouac... pour tous)

Bonnes lectures !

Quelques découvertes récentes

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #vélo, #matériel

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Publié le 15 Mai 2021

Dernière étape de ce mini-raid à vélo. Elle sera toute aussi belle que la précédente, encore plus sauvage bien qu'il soit dommage que la descente sur Vidauque soit devenue vraiment abîmée, plus vraiment praticable à vélo de route. J'en avais le souvenir d'une route bien propre... La météo aura été correcte (pas le moindre vent) mais avec des températures fraîches (18°C maxi en plaine), sans doute proche des 10-12°C à 700 m d'altitude, point culminant du Petit Luberon.

Cela commence par une option (repérée la veille au soir) avec une section sur un mini sentier ultra chaotique : ce sera portage intégral en aller-retour et ce, afin de gagner beaucoup de distance sur la route ultra fréquentée de Bonnieux. On n'aura sans doute pas gagné de temps mais évité ces dangers. S'ensuit la montée à la forêt de Cèdres : 400 m de dénivelé que tout le monde aura bien géré.

La récompense sera la traversée de tout le Petit Luberon : somptueux et sauvage. On regretterait presque de ne pas y être monté la veille et bivouaqué la-haut. C'était l'option de départ en raccourcissant l'étape de la veille mais un poil dur quand même et surtout, la météo (et le portage de l'eau) nous en a dissuadés. Une prochaine fois.

La descente de Vidauque nous aura pris plus de temps que prévu ; en même temps, ça évite la frustration typique du vélo et son ratio 3/4 - 1/4 (au mieux !) entre la montée et la descente !! La revêtement s'est vraiment dégradé est s'en est presque dommage de laisser "se perdre" ce bel itinéraire cycliste qui laisse sauvage et au calme tous les vallons adjacents et leur faune très riche. Retour par de petites routes et un bout de voie verte jusqu'au camping du premier jour.

Quelques précisions sur le matériel. J'ai utilisé la petite remorque (une simple planche mono-roue, accueillant un sac étanche de 50 litres made by Ortlieb) Zap Outdoor. Elle pèse guère plus de 3 kg et pour avoir essayé différents systèmes avec un package équivalent (remarque arrière classique mono-roue type Bob, sacoches sur porte-bagage arrière), c'est de loin la meilleure des solutions, celle qui déséquilibre le moins le vélo tout en restant ultra-légère et peu énergivore. A l'intérieur du sac annoncé 49 litres j'ai pu mettre :
- la tente (Nemo Dragonfly 3P, 1500 g)
- les 3 sacs de couchage (duvet d'oie 800 CUIN x2 + 1 duvet canard 650 CUIN), T°C confort 0-5°C
- les 3 matelas (gonflables, maxi 400 g avec housse)
- Mes affaires perso pour 3 jours dont une doudoune synthétique car les soirées s'annonçaient fraîches
- Réchaud gaz, cartouche, popote
- Diverses petites bricoles : oreillers gonflables, kit réparation...

Pour les filles :
- Emie (vélo encore 24 pouces, plus pour longtemps) : une sacoche de guidon (cape de pluie, lunettes de soleil, lampe frontale, kit crevaison), une sacoche de selle 15 litres (toutes ses affaires perso).
- Stella : une sacoche de guidon (cape de pluie, lunettes de soleil, lampe frontale), deux sacoches arrière 20 litres (affaires perso dans l'une, nourriture dans l'autre). Ces deux sacoches arrière étaient loin d'être pleines.

Il doit y avoir moyen de supprimer ces deux sacoches arrières et de les remplacer par deux sacoches (une par chacune d'entre elles donc) de cadre et une sacoche de selle supplémentaire.

Rude montée ; on en pose les casques
Rude montée ; on en pose les casques

Rude montée ; on en pose les casques

Forêt de cèdres
Forêt de cèdres

Forêt de cèdres

Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital
Le long plateau sommital

Le long plateau sommital

La descente
La descente
La descente
La descente

La descente

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo, #paysages

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Publié le 14 Mai 2021

Ce fut la plus belle à mes yeux. Contrastes lumineux du sud, petites routes sans le moindre véhicule, itinéraire sportif, petits villages pittoresques... La plus sportive (700 m de dénivelé en tout) et un peu plus de 40 km. 

La journée commence par une piste en terre permettant de voir les fameux ocres tout en franchissant la crête menant à Caseneuve puis St-Martin-de-Castillon. On traverse l'axe principal pour remonter en face vers les villages de Castellet puis Auribeau pour gagner ensuite les plateaux soutenant le nord du Grand Luberon. Sans aucun doute le plus éprouvant pour les petites jambes qui auront assuré, quitte à alterner quelques sections de repos en poussant les vélos. Bravo !

La longue descente vers Bonnieux est méritée. Le vent a forci. Ce sera une soirée une peu fraîche mais sauvée par un beau soleil. La nuit, le chant du grand duc parmi les autres animaux nocturnes.

Piste en terre sur les ocres du vaucluse
Piste en terre sur les ocres du vaucluse

Piste en terre sur les ocres du vaucluse

Caseneuve

Caseneuve

Montée de Castellet, Auribeau
Montée de Castellet, Auribeau
Montée de Castellet, Auribeau
Montée de Castellet, Auribeau

Montée de Castellet, Auribeau

Les plateaux avant de descendre sur Bonnieux

Les plateaux avant de descendre sur Bonnieux

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo, #paysages

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Publié le 13 Mai 2021

La météo quasi abominable de cette mi-mai (une habitude depuis 2013, faisant suite à de beaux mois d'avril alors que dans mes souvenirs, c'était plutôt en avril que c'était pourri, ce que confirme le dicton "En avril ne te découvre pas d'un fil ; en mai fait ce qu'il te plaît") nous oblige à revoir nos plans en dernière minute. Initialement, les vélos devaient prendre la direction du Doubs. 12-14°C max en journée, jusqu'à 10 mm de pluie possible tous les jours. Pas envie. Direction le sud malgré la probabilité d'y être avec la moitié du pays !!

Du coup, ce sera un tour sur 3 jours au lieu de 4, histoire d'éviter un dimanche prévu abominable sur les routes. Et de toutes façons, une météo maussade y compris dans le sud. 

Nous nous posons dans un camping à la ferme très sympa à Oppède (Les Boudognes), en vue de partir pour trois étapes d'environ 130 km. Dès 9h30 le jeudi, la troupe se met en route. Direction la véloroute jusqu'au pont Julien puis Roussillon avant une traversée plein est par de petites routes jusqu'à Rustrel. Au final, pas loin de 600 m de dénivelé quand même dont un petit aller-retour pour voir les ocres, et presque 50 km pour cette première étape. Nous n'aurons été gênés par les voitures que dans les deux derniers kilomètres avant Roussillon puis les trois avant Rustrel.

Pont Julien, sur la Véloroute du Luberon

Pont Julien, sur la Véloroute du Luberon

Pauses
Pauses

Pauses

La plaine vers St-Saturnin

La plaine vers St-Saturnin

Les Ocres
Les Ocres
Les Ocres
Les Ocres

Les Ocres

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo, #paysages

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