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Publié le 18 Novembre 2022

Comme en 2003 après la canicule, l'automne version coloration de la végétation joue les prolongations. Ca a commencé en altitude avec les érables et sorbiers qui étaient à leur apogée à la mi-octobre (d'habitude, c'est plutôt dans la première semaine) puis les hêtres qui passent généralement avant le 15 (là c'était seconde quinzaine). Plus plus rien.

C'est la première fois que je remarque un tel contraste. Habituellement, la végétation se colore progressivement en perdant de l'altitude. Cette année, en-dessous de 1000 mètres, tout s'est arrêté pendant deux semaines et est resté vert jusque vers le 10 novembre. Et là enfin, on a commencé à voir la coloration des feuilles aux basses altitudes.

Habituellement, à cette date, il n'y a plus aucune feuille sur les arbres hormis quelques récalcitrant. Cette année, c'est plein pot à 700 mètres d'altitude à la mi-novembre. Du jamais vu pour ma part. Quelques balades à vélo sur les balcons de Belledonne pour profiter de ces derniers jours avant l'arrivée du froid.

Automne décalé
Automne décalé
Automne décalé
Automne décalé
Automne décalé
Automne décalé

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #vélo, #paysages

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Publié le 15 Août 2022

Après la Norvège, le second projet de cet été consistait en une itinérance à vélo d'une dizaine de jours. Avec quelques contraintes qui nous ont imposé un petit casse-tête : circuit adaptable pour les moins entrainés (notre petit groupe commence à 5 ans et demi ; il fallait donc des portions à faire en train pendant que les plus aguerris pédalent, afin de ménager des temps de repos), pas trop loin de la maison (500 km maxi), un peu en altitude pour bénéficier de températures convenables, bien pourvu en voies cyclables séparées (pour les sécurité et le plaisir aussi) et bien sûr, attrayant par les paysages et autre.

Après le Jura l'année dernière, les Vosges nous avaient inspirées mais, sauf erreur de notre part, ne nous ont pas convaincues sur le papier. Il semble y avoir peu d'itinéraires goudronnés spécifiques au vélo dans l'intérieur du massif. Quant au tour des Vosges, nous risquions de souffrir de la chaleur en restant en bas. Après avoir éliminé pour des raison de température un tour du Léman, c'est finalement de l'autre côté de la frontière que notre regard s'est posé.

Le circuit.
- Nous avons posé la voiture près du cimetière de Kembs, village d'Alsace à l'est de Mulhouse. En passant par la Suisse, c'est 400 km de la maison et environ 4h de route (sans embouteillage).
- Départ sur l'Euro Vélo 6 pour se mettre en jambes à plat le long du Rhin puis remontée de la très belle vallée du Wütach.
- Remontée dans l'intérieur du sud du massif (Bonndorf) et halte au Titisee.
- Aller-retour au point culminant de la Forêt Noire (Feldberg).
- Petit détour au nord vers Triberg et visite des horloges à coucou.
- Traversée des crêtes de l'ouest (Brent)
- Descente sur Freiburg-em-Brisgau
- Retour à Kembs par les plaines

La logistique
- Train pour le/les plus jeunes. Possible dans la plaine du Rhin puis vers Titisee-Neustadt puis ensuite pour réduire le long retour (au moment où une certaine lassitude peut se produire chez certains) au nord et au sud de Fribourg
- Campings un peu partout (sauf curieusement vers Triberg). Assez chers globalement, que ce soit en Suisse ou en Allemagne. Hors de prix à Titisee alors que les prestations n'avaient rien d'exceptionnelles. A noter un petit camping hyper calme, avec prestations au top et gérants adorables la deuxième nuit à Wil (camping Waldesruh, dans les collines au sud de Waldshut).
- Bivouac : trois bivouacs se sont imposés. Les endroits étaient top. Il est assez facile de bivouaquer en Forêt Noire. Respecter les propriétés, notamment les prairies de fauche.
- Paquetage : deux sacoches par personnes avec chacun son matériel personnel. Les deux adultes portent les (trois) tentes en plus. La nourriture est partagée. Pour ma part, une sacoche de selle et surtout, la remorque Zap Outdoor remplacent les deux sacoches arrières. Le plus petit, équipé d'un vélo 20 pouces, ne porte rien. Il sera tracté dans toutes les montées par un élastique et parfois aussi sur les plats.
- Deux réchauds, deux popotes pour sept personnes.
- Eau. Ravitaillement dans les fontaines (prévoir un filtre type Katadyn Be Free pour celles indiquées "kein trinkwasser"). Nous avons bivouaqué une fois à quelques mètres d'une source mentionnée sur opencyclemap. A noter qu'il faut zoomer serré pour voie apparaître l'icône "source", parfois à la place d'une icône "cabane". Pour les deux autres bivouacs, nous avions anticipé en remplissant au dernier moment possible, des bouteilles d'eau minérales emportées vides à la base.
- Nourriture. RAS. Commerces partout. Attention aux fermetures les dimanches sauf boulangeries le matin.
- Vêtements. Nous en avions trop car avec ces températures (25°C à l'ombre vers 800-1000 mètres en journée), nous avons pu laver et faire sécher rapidement avec une petite corde à linge et quelques pinces emportées, ainsi qu'un petit savon de Marseille. Une polaire et une "manches-longues légère" pour le petit matin ont suffit. Le coupe-vent UL n'a servi qu'à deux reprises le matin dans des descentes. Le poncho jamais. Il a dû faire autour de 7°C le matin le plus frais (et ça chauffait très vite avec l'arrivée du soleil) et plus généralement entre 10 et 13°C la nuit.

A voir/faire
- Le Rhin : écluses, canaux, oiseaux, baignades (eau à 25°C, c'est sûrement pas le cas chaque année), hydro-électricité
- Rivières : superbe Wûtach avec un héron cendré en embuscade tous les 500 mètres, martins-pêcheur, harles, cincles... Cascades de Triberg (au final, pas fait car payant et pas donné et pour des cascades sans doutes sympa mais c'est pas non plus les chutes du Niagara)
- Lacs : Titisee sympa mais très touristique et pas très adapté à la baignade. Au final, réputation sans doute usurpée du fait qu'il n'y en ait pas beaucoup d'autres dans le coin ; Feldsee (niché dans son écrin)...
- La forêt et ses itinéraires vélo. Assez incroyable d'avoir ces "autoroutes" à vélo en pleine montagne (jusqu'à 1100 m d'altitude). Paisible et confortable pour rouler. A noter l'alternance goudron et pistes en stabilisé ; rares portions en graviers plus grossiers.
- Villes/villages sympa : Basel, Laufenburg, Walshut, Bonndorf, Titisee, Tribert, Freiburg. A noter dans les grandes villes (Fribourg et Basel) l'exclusion des véhicules dans le centre au bénéfice du tramway. Quelle tranquillité pour tout le monde !!!
- L'horlogerie (Triberg, Schonach). Visite du plus grand coucou du monde (dans l'une ou l'autre des deux villes) à faire. Nous avons fait celui de Schonach, hyper sympa et peu fréquenté.
- A noter le respect du cycliste de l'ordre de ce qu'on trouve en Norvège, qui va de pair avec le nombre et la qualité de l'aménagement des voies cyclables (passages souterrains ou passerelles très nombreuses aux intersections avec les routes, balisage permanent et nombreux malgré quelques erreurs de kilométrage indiqué...).

Quelques images.

Bivouacs
Bivouacs
Bivouacs
Bivouacs
Bivouacs
Bivouacs
Bivouacs

Bivouacs

Architecture
Architecture
Architecture
Architecture
Architecture
Architecture
Architecture
Architecture
Architecture
Architecture
Architecture
Architecture
Architecture
Architecture

Architecture

Pédalage
Pédalage
Pédalage
Pédalage
Pédalage
Pédalage
Pédalage
Pédalage
Pédalage
Pédalage
Pédalage
Pédalage

Pédalage

Soirées
Soirées
Soirées
Soirées
Soirées
Soirées
Soirées
Soirées
Soirées

Soirées

Divers
Divers
Divers
Divers
Divers
Divers
Divers
Divers
Divers

Divers

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo, #paysages

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Publié le 16 Mai 2022

Il nous reste encore beaucoup de belles choses à faire à proximité de la maison. Entre des virées plus lointaines, je reste en quête d'idées locales en minimisant l'utilisation de la voiture afin de faire la balance économique et écologique.

Pour le coup, le tour de Chartreuse à vélo est sans voiture. Avec deux nuitées (lac de Saint-André - les Marches et Entre-Deux-Guiers), les 120 km se font bien avec des enfants/ados bien encadrés. La chaleur et quelques côtes nous auront donné quelques sueurs mais en contre-partie, nous avons pu nous passer de vêtements chauds et la proximité de la civilisation nous aura permis de nous ravitailler en route. De ce fait, nous avons pu alléger le matériel à transporter.

Montée de Barraux

Montée de Barraux

Vignobles savoyards

Vignobles savoyards

Nuitées confort

Nuitées confort

Ca grimpe ; vallée de Couz
Ca grimpe ; vallée de Couz

Ca grimpe ; vallée de Couz

Portions gravel pour éviter les routes passantes

Portions gravel pour éviter les routes passantes

Saint-Thibaut de Couz

Saint-Thibaut de Couz

Voie Sarde

Voie Sarde

Tour de Chartreuse

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Rédigé par lta38

Publié dans #Chartreuse, #vélo

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Publié le 10 Avril 2022

C'est une partie de notre département que je ne connais pas. Je suis déjà allé au lac de Paladru il y a fort longtemps ; je passe régulièrement sur l'ouest Chartreuse (vallée du Guiers Mort) mais jamais entre les deux. Des contraintes alpines avec les filles (baisse de motivation pour le ski - elles veulent passer à autre chose avec le printemps ; risque nivologique que je juge trop important en altitude, qualité de neige moyenne sous 2000 m ; dénivelé pas trop long à trouver (casse-tête) ; pas envie de faire beaucoup de voiture etc) font que c'est l'occasion de faire une sortie à vélo sur ce secteur, un peu du même style que celle-ci faite en face l'année dernière.

Au final, un bien beau circuit, juste ce qu'il faut pour elles en terme de distance/dénivelé, les jambes commençant à tirer sur la fin. Rappelons que nous ne sommes pas équipés en vélo route car nous aimons emprunter aussi des chemins non goudronnés, parfois un peu pierreux d'ailleurs, et que nous affectionnons particulièrement le vélo itinérant (à petite dose) et qu'il fallait faire un choix de matériel (unique) bon marché. Je considère que dans ces conditions, ce genre d'étape représente déjà un bel effort et en plus, on a vraiment l'impression d'un micro-voyage.

L'essentiel se passe sur de petites routes peu passantes sauf la traversée de Chirens et les gorges de Crossey.
Saint-Etienne-de-Crossey - Saint-Joseph-de-Rivière - Saint-Laurent-du-Pont - Entre-Deux-Guiers - Miribel-les-Echelles - Saint-Geoire-en-Valdaine - Monferrat - Paladru - Charavines - Chirens - Saint-Nicolas-de-Macherin - Saint-Etienne-de-Crossey. 72 km ; 900 m de D+/D-

Via Chartreuse (Herretang)

Via Chartreuse (Herretang)

Montée à Miribel

Montée à Miribel

Dernière petite côte avant de descendre sur Saint-Geoire

Dernière petite côte avant de descendre sur Saint-Geoire

Descente sur Saint-Geoire : de petits hameaux sympas

Descente sur Saint-Geoire : de petits hameaux sympas

Saint-Geoire-en-Valdaine, pause du midi
Saint-Geoire-en-Valdaine, pause du midi

Saint-Geoire-en-Valdaine, pause du midi

Montée paisible et douce vers Montferrat
Montée paisible et douce vers Montferrat

Montée paisible et douce vers Montferrat

Lac de Paladru ; voie verte parallèle en rive gauche
Lac de Paladru ; voie verte parallèle en rive gauche

Lac de Paladru ; voie verte parallèle en rive gauche

Encore de petites routes entre Charavines et Chirens

Encore de petites routes entre Charavines et Chirens

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Rédigé par lta38

Publié dans #Chartreuse, #vélo

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Publié le 26 Mars 2022

Entre les besoins environnementaux et les tarifs, nous avons aujourd'hui deux raisons de vivre différemment, que ce soit pour nos besoins professionnels ou de loisirs. Sans aller jusqu'à imiter Pierre Gignoux qui essaie de tout faire sans sa voiture mais qui, il est vrai, est favorisé par une conditions physique que peu peuvent se prévaloir, l'exemple montré par l'ancien champion de ski-alpinisme et concepteur de chaussures en carbone peut nous servir de ligne de conduite dans certaines situations.

Le vélo en est un bon exemple, qu'il soit utilisé comme approche vers les sommets (avec assistance électrique pour le rendre plus humain) ou comme véritable but en soi. Afin de réaliser des itinéraires différents sans être obligé d'utiliser une voiture, on peut se servir des lignes de train TER. Le problème du train reste le tarif, souvent dissuasif au regard du nombre de kilomètres effectués. Considéré comme mode de transport doux (à juste titre car l'électrique l'est à condition d'être à très faible consommation - vélo - ou partagé - transports en commun), le train reste cher quand on voit les tarifs d'appel de certaines lignes aériennes.

Heureusement, il existe des combines comme profiter des billets promo Illico (les vacances scolaires et les samedis toute l'année) qui offrent une réduction de 40% et une gratuité pour les moins de douze ans à partir de deux personnes voyageant ensemble. Nous en avons déjà profité à plusieurs reprises et aujourd'hui, ce sera pour aller de Brignoud à Albertville pour seulement 16 euros à deux ("adultes") sur un parcours d'environ 70 kilomètres. Carrément valable.

La ligne n'étant pas continue, il faut un changement à Montmélian qui nous laisse le temps de nous restaurer avant de nous retrouver au point de départ vers 12h30. La suite est connue, totalisant 86 kilomètres jusqu'à la maison en passant d'abord par la voie verte V62 puis en traversant sur Chamousset pour emprunter les petites routes vallonnées des villages du val Gelon. La côte de La-Chapelle-Blanche termine cette session avant une belle descente sur Pontcharra où on retrouve les voies cyclables de la vallée. Une bien belle idée de balade à vélo, pile deux semaines après avoir réalisé un Chambéry - Bernin de la même façon, nettement plus court (50 km) ! La saison de vélo est lancée pour les filles et on commence à cogiter à de futurs projets avec nuitée(s).

Albertville - Bernin à vélo
Albertville - Bernin à vélo
Albertville - Bernin à vélo
Albertville - Bernin à vélo
Albertville - Bernin à vélo

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo

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