Publié le 8 Avril 2021

D'abord un joli nom. Simple. Un seul mot. Pas de Grand Machin. Ou pic du Truc. Orionde. Point. Petite parce qu'avec seulement 700 m de dénivelé depuis le parking haut, ce n'est pas une longue course. Grande parce que complète : un boarder cross technique à la montée (surtout quand, à 14h malgré la date et l'altitude, la neige y est encore dure) et aussi à la descente, un plateau réparateur, une pente un peu raide pour atteindre la crête terminale, un petit dôme panoramique pour terminer, le tout dans l'ambiance haute montagne de la barrière du Ferrouillet et du sommet du Grand Replomb et son entaille ouest.

Les filles ont adoré pour leur vingtième sortie de l'hiver. Quasi seuls au monde exceptés une petite dizaine de randonneurs éparpillés, dont la majorité se sera trouvée là-haut beaucoup trop tôt en cette journée hivernale où il y avait matière à se mettre en danger sur des neiges dures en cas d'horaire mal estimé.
A noter :
- infos neige. On chausse après 10 minutes de portage à plat depuis la prise d'eau (dépose des baskets pour les filles), à 1400 m. Neige béton en face ouest à 1500 m à 16h !!!
- infos course. L'hiver, je ne recommande pas cette sortie bien qu'elle soit tout autant fréquentée et très tracée en raison de plusieurs critères qu'on cherche normalement à éviter à skis de randonnée : longue approche plate (4 km pour 350 m de dénivelé), course plongée dans l'ombre (versant nord-est dominée au sud par d'écrasants sommets), risque d'avalanche non négligeable en provenance des couloirs du Barlet.

1450 m : bon stock de neige encore. On est tranquille pour au moins 15 jours

1450 m : bon stock de neige encore. On est tranquille pour au moins 15 jours

Décor exceptionnel sous le Ferrouillet
Décor exceptionnel sous le Ferrouillet
Décor exceptionnel sous le Ferrouillet

Décor exceptionnel sous le Ferrouillet

Portion terminale. Contrastes avec les vertes vallées
Portion terminale. Contrastes avec les vertes vallées
Portion terminale. Contrastes avec les vertes vallées

Portion terminale. Contrastes avec les vertes vallées

Sommet

Sommet

Deux images de la descente
Deux images de la descente

Deux images de la descente

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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Publié le 6 Avril 2021

Allez, je remets une pièce dans le juke-box à propos de ces accessoires dédiés au ski de randonnée. Cela n'est que mon avis et je conçois parfaitement que d'autres ne le partagent pas forcément totalement. En revanche, après plus de 25 ans d'expérience, il sera difficile de me faire changer d'avis. J'ajoute que le choix d'en reparler ici est motivé en partie par "la mode" et la communication orchestrée autour de tout ça par les fabricants notamment, et certains arguments de vente mis (parfois trop) systématiquement en avant :
- fixations à plusieurs niveaux de cales de montée
- peaux avec attache arrière
- couteaux faisant partie de la panoplie
- crampons = accessoires au cas où, non indispensable.
- fixations vendues avec leaches ou frein-ski

La cale de montée
Cet outil serait nécessaire pour éviter que le talon de la chaussure ne retombe à plat à chaque foulée, ce qui occasionnerait une fatigue supplémentaire. Mon point de vue est le suivant :
- Oui dès que la trace devient ascendante, l'absence de cale occasionne une fatigue musculaire.
- Mais cette fatigue disparaît avec de l'entraînement ; i.e. avec un peu d'expérience, on révise la nécessité d'une cale (trop haute).
- Plus la cale est haute plus l'ampleur de la foulée diminue et donc, plus on fait de pas et enfin, plus on se fatigue.
- Si on veut un système rapide (passage montée/descente sans tourner la talonnière), une cale est indispensable
=> Je suis donc intimement convaincu que la meilleure combinaison réside dans une cale basse de type "compétition", i.e. entre 35 et 40 mm de hauteur avec clapet rapide pour passage M/D. Sinon, pour les fixations à talonnière rotative, pas de cale du tout. Voir plus bas les explications détaillées de Fabien Viguier, auxquelles j'adhère totalement aujourd'hui.

Les peaux
De plus en plus, "on" propose à l'acheteur des peaux prêtes à l'emploi plutôt que de lui conseiller de les acheter au mètre. Ces peaux sont adaptées au ski avec attache arrière pour soit-disant éviter le décollement. Mon point de vue est le suivant :
- Les peaux prêtes à l'emploi coûtent plus de 150€ ; en achetant au mètre, on tombe autour des 100€
- L'attache arrière occasionne un frottement supplémentaire (de l'attache) et un frottement supplémentaire des 20 (à 30) cm de peau inutile (pour l'accroche) à l'arrière du talon
- Bien tendue, l'attache arrière cintre la peau ; un décollement se produit sur les côtés arrière et peut se propager à toute la peau
- Mal tendue, l'attache arrière saute et ne joue plus son rôle tout en frottant encore davantage au sol
- Pour être habitué aux nombreux "repeautages" lors d'une sortie, je n'ai pas de problème particulier de décollement à partir du moment où on colle bien ses peaux et qu'on les mets contre soi au chaud sous la dernière couche (et non dans le sac) lors des descentes intermédiaires. Les quelques cas problématiques sont indépendants de l'absence d'attache arrière.
=> Pour moi, l'attache arrière est à proscrire, la peau étant coupée à 20/30 cm du talon. On a donc besoin de seulement 3 m (=2x150 cm) de peau à la coupe. La découpe "maison" demeure facile en suivant bien le mode d'emploi et à la portée d'un débutant.

Les couteaux / crampons
Les couteaux permettent de mieux accrocher sur les dévers en neige dure. Mon point de vue est le suivant :
- Oui ils permettent de mieux accrocher sur les dévers en neige dure.
- On les emporte souvent pour rien.
- Ils prennent de la place dans le sac à dos
- Ils coûtent autour de 60€ pour environ 200 g ; une paire de crampons Leopard Petzl 100€ pour 330 g et un encombrement équivalent dans le sac. Pour certaines courses, les crampons seront de toutes façons indispensables, peut-être en plus des couteaux dans le sac à dos donc.
- Si on les met à tout bout de champ, on ne progresse pas en toucher de neige.
- En apprenant à bien accrocher sur la neige (et donc sans mettre les couteaux), on passe sans couteaux jusqu'à un point où, au-delà, mettre des crampons est préférable.
- La progression en crampons est plus sûre et plus rapide qu'avec des couteaux
- La "pénibilité de la manip'" (= mettre/enlever les couteaux) fait qu'après les avoir mis, souvent on les garde encore sur des sections où ils sont vraiment inutiles.
=> Je n'ai pas acheté de couteaux depuis la perte de l'un d'entre eux (échappé des mains dans une pente) durant l'hiver 99 et je m'en porte très bien. Dès que je le pense nécessaire, je prends les crampons. En cas de doute, il n'est pas plus contraignant pour un débutant d'avoir une paire de Leopard dans le sac systématiquement plutôt que des couteaux.

Les leaches
Ils permettent de relier le ski à la chaussure en cas de déchaussage, ce qui évite de perdre un ski dans la pente
- Si on a peur de perdre un ski dans la pente on peut remplacer le leach par un stop-ski
- Le stop-ski est plus lourd, plus cher et ne suffit pas à retenir le ski en pente (assez) raide et neige dure
- En cas d'avalanche, le leach empêchera de pouvoir dégager la victime qui sera retenue au ski ; il peut aussi empêcher le skieur de rester en surface, entraîné au fond par ses skis.
- Avec leach, en cas de chute, la proximité du ski fait risquer un traumatisme (retour du ski qui tape dans la tête du skieur)
- Quand on fait plusieurs manip' montée/descente, le leach impose une pénibilité (et une perte de temps) supplémentaire(s).
=> Pas de leaches sur mes skis

Le frein
Il a la même vocation qu'en ski de piste : empêcher le ski de partir dans la pente, quoique moins efficace qu'une lanière.
- Inconvénients pour la rando : supplément de poids (montée), manip supplémentaire (parfois pénible), déclenchements intempestifs.
- Pierre Gignoux fait un pied de nez à tous les fabricants en supprimant ces trois inconvénients dès son premier essai (voir vidéo ci-dessous).
=> Pas de frein sur mes skis mais le système Gignoux me conquiert. Il n'est pas impossible que j'y vienne.

Le plaidoyer du skieur Fabien Viguier sur les inconvénients de la cale de montée. A lire et à relire.

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #matériel

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Publié le 5 Avril 2021

La motivation pour le ski diminue avec l'arrivée du printemps sauf intermède poudreux. Mais avec les copains, celle-ci revient et c'est avec grand plaisir que je partage cette sortie au Grand Replomb avec les deux Stéphane. Connaissant ces marioles, ça ne traîne pas. De mon côté, je partage ma connaissance du secteur et au fur et à mesure que les peaux glissent sur la neige, se dessine ce "tour et sommet" du Grand Replomb qui s'avère somptueux. Le déroulement est le suivant :
- Départ de la Betta à 9h45. Inutile de se presser avec ces conditions.
- Montée par Orionde, d'abord à pied (ça va plus vite et on dépasse plusieurs groupes en couteaux et conversions) puis l'arête ouest de Barlet en crampons sur une neige permettant une progression rapide.
- Descente à 11h30 du couloir nord-est de Barlet (je ne l'avais jamais fait celui-là) dans une neige revenue à point. ski 4.1
- Remise des peaux au lac de Crop et montée au Petit Replomb par la combe est. On souffre un peu sur la fin avec la chaleur mais du coup, la neige ramollie permet de rester à peaux sans se fatiguer.
- 12h30.  Descente du couloir sud, face au rocher de l'Homme (celui-là non plus je le l'avais pas skié). ski 3.3 jusqu'au grand replat au-dessus de Jean Collet. Conditions parfaites encore.
- Remontée au Grand Replomb par le couloir sud-ouest.
- 13h30. Descente de la face ouest du Grand Replomb (ski 3.2). Je m'attendais à de la neige dure mais en jouant sur les micro-orientations, ce sera quasi parfait sauf la traversée (exposée, attention), orientée ouest-nord-ouest et qui sera béton. Le ski dynamique est ton ami.
- Petite remontée à Orionde.

- Descente du couloir nord (ski 3.3) un poil mou mais portant avec les 85 au patin puis grandes courbes transfo en enfin boardercross. Déchaussage à 1400 m, terrassés par la soif pour certains (partir avec 50 cl d'eau au printemps pour 2000 m de dénivelé...). 10 minutes de portage jusqu'à la prise d'eau. 14h15. L'autre journée peut commencer.

Vraiment un tour à recommander au printemps. On tourne autour de la montagne avec le soleil !

Barlet, arête ouest

Barlet, arête ouest

Barlet, couloir nord-est

Barlet, couloir nord-est

Petit Replomb, haut de la combe est

Petit Replomb, haut de la combe est

Petit Replomb couloir sud

Petit Replomb couloir sud

Arrivée au Grand Replomb

Arrivée au Grand Replomb

La vidéo de la sortie par Steph Mougin

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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Publié le 4 Avril 2021

Les saisons se suivent sur le calendrier. Trois mois chacune. C'est la théorie. C'est la définition administrative. Elle existe aussi en termes météorologiques avec un petit décalage. La réalité est calée ni sur l'une, ni sur l'autre. Cela dépend de la latitude, l'altitude, la météo du moment... En plaine sous nos latitudes tempérées, on peut raisonnablement se baser sur les saisons "météo" (i.e. mars => mai pour le printemps). Mais dans le détail, chaque saison progresse par à-coups. Cette année, on pourrait dire que le printemps a commencé en plaine dès après la mi-février, avant de se mettre en parenthèses près d'un mois plus tard puis revenir fin mars.

De mon côté, j'ai recommencé à mettre les baskets et arpenter les sentiers de moyenne montagne, parfois muni de mon matériel photo. Quelques images glanées ça et là.

Le troglodyte mignon. Un des plus petits oiseaux d'Europe avec les deux roitelets.

Le troglodyte mignon. Un des plus petits oiseaux d'Europe avec les deux roitelets.

La chevêchette d'Europe

La chevêchette d'Europe

La débâcle d'une place de chant des tétras. On est passé de 9 coqs chanteurs en 2013 à un seul cette année. Certes, c'est encore tôt mais par habitude, par de belles journées de fin-mars -début avril, ça chante déjà bien.

La débâcle d'une place de chant des tétras. On est passé de 9 coqs chanteurs en 2013 à un seul cette année. Certes, c'est encore tôt mais par habitude, par de belles journées de fin-mars -début avril, ça chante déjà bien.

La nette rousse, hivernant sur le lac du Bourget

La nette rousse, hivernant sur le lac du Bourget

La très commune foulque macroule

La très commune foulque macroule

Une flèche bleue longue l'étang puis se pose : c'est le martin-pêcheur d'Europe

Une flèche bleue longue l'étang puis se pose : c'est le martin-pêcheur d'Europe

Peu farouche : le rouge-gorge familier

Peu farouche : le rouge-gorge familier

Nettement plus sensible à une proximité humaine : la fauvette à tête noire.

Nettement plus sensible à une proximité humaine : la fauvette à tête noire.

Premier bivouac de la saison
Premier bivouac de la saison

Premier bivouac de la saison

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Rédigé par lta38

Publié dans #animaux, #chevechette, #tétras-lyre

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