Publié le 29 Février 2016

La vidéo de la sortie à l'aiguillette des Houches d'il y a trois jours. Un façon de montrer que notre activité, aussi belle puisse être, n'est pas sans impact sur le milieu que l'on traverse.

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #animaux

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Publié le 27 Février 2016

Quelques jours en Haute-Savoie donc. Cette année, ce sont eux les mieux lotis en neige. Après avoir bu des coups chez les potes, j'aimerais bien partager une sortie. Les uns vont faire du D- en station, d'autres une sortie express à cinq heures du mat' avant taf.

Pour cette fin de vacances, je suis bien décidé à exploiter la plus belle journée de la semaine pour une belle rando sans me lever aux aurores.

Ce sera avec Timothée. Enfin, depuis le temps qu'on essayait de se caler une sortie, tout semble réuni pour qu'elle soit réussie.

Il restait encore à résoudre le casse-tête nivo-topo-géographique. Entre notre localisation personnelle (l'un à Passy, l'autre à Annecy), la gestion du risque d'avalanches et la connaissance des lieux, il y a déjà de quoi se creuser la tête. Mais ce ne sera pas le cas. Il y a dix ans, une sortie devait obligatoirement aboutir à un col ou un sommet et si possible par un couloir raide. Aujourd'hui je m'en contre-fiche. Si la montagne ne veut pas de nous, nous ferons des allers-retours dans les paisibles alpages sans avoir l'impression de rater la journée. Et puis l'essentiel est ailleurs avec la rencontre de Tim.

L'affaire est donc pliée en quelques minutes. Départ de Brion à 1300 m pour éviter la misère neigeuse de la trop moyenne montagne, des alpages au-dessus pour faire facilement deux kilomètres verticaux sans tracer deux fois la même pente et un couloir ultra encaissé dans le secteur au cas où 😉 Ca fait du bien de retrouver les Aravis.

Arrivés au parking, il y a déjà cinq ou six voitures. Nous prenons le temps avant de démarrer si bien que les premiers ne peuvent pas avoir moins de trente minutes d'avance. On pense déjà que le couloir est à oublier étant données son étroiture et mon aversion pour les couloirs déjà tracés. Du coup, nous montons tranquillement tout en conversant. Sans nous en rendre compte, nous avançons quand même à bon train et dépassons de nombreux randonneurs à la sortie de la forêt. Reste l'homme de tête que nous rattrapons. Il se dirige à gauche vers la pointe du Château. Nous prenons le temps de faire des images (enfin surtout Tim, allez donc visiter sa galerie - la mienne fait pâle figure à côté) puis attaquons la trace vers la tête du Château, à droite. 

 

Sortie de la forêt face au Bargy et ses (non) bouquetins

Sortie de la forêt face au Bargy et ses (non) bouquetins

De grands champs de poudre sous le regard de la pointe d'Almet

De grands champs de poudre sous le regard de la pointe d'Almet

Le photographe en action, séduit par la corniche en train de se décrocher

Le photographe en action, séduit par la corniche en train de se décrocher

Le couloir ouest de la pointe d'Areu

Le couloir ouest de la pointe d'Areu

Le couloir sera vierge, c'est sûr ! Et du sommet, il nous fait de l'œil. Le cône est purgé ; la neige n'abonde pas sur les parois qui le dominent et il restera à l'ombre. Si on ajoute le côté douteux de toutes les pentes larges d'inclinaison supérieure à trente degrés, le choix est vite fait : nous irons nous balader dans la raie des fesses.

La suite est connue : après une première descente, monstre brassage dans le couloir et énorme gavage dans l'autre sens, remontée puis grosses courbes sur Méry ; re-remontée et descente finale par le couloir de Brion après un départ splendide sur l'arête nord de la pointe du Château.

Première descente en direction du couloir

Première descente en direction du couloir

Remontée du couloir en brasse coulée (cliquez sur les vignettes)Remontée du couloir en brasse coulée (cliquez sur les vignettes)

Remontée du couloir en brasse coulée (cliquez sur les vignettes)

Sommet du couloir. Dix mètres de mixte facile pour voir le soleil

Sommet du couloir. Dix mètres de mixte facile pour voir le soleil

Les contreforts d'Areu magnifiés par les jeux de brouillard

Les contreforts d'Areu magnifiés par les jeux de brouillard

Retour sur la pointe du Château pour la suite du programme. Pas d'images de descente ; ça va trop vite :D

Retour sur la pointe du Château pour la suite du programme. Pas d'images de descente ; ça va trop vite :D

Allez, quand même pour être complet sur ces deux mille mètres de grand ski : un petit mot sur les derniers virages. Un couloir de Brion bien ravagé par les coulées ; il n'y a pas de terrain à vendre ici. Du ski technique pour aller chercher les zones à peu près planes entre les boules puis une neige croutée cassante quasi inskiable malgré les quelques centimètres de poudre aux yeux la recouvrant.

Les vacances se terminent d'une fort belle façon avec cette superbe balade et la compagnie de Tim. J'espère qu'on aura l'occasion de s'en caler (au moins) une autre au printemps.

En attendant, si vous avez trouvé monotone la dernière vidéo de Candide Thovex, zieutez donc celle-là !

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 26 Février 2016

Retour de Haute-Savoie et week-end peu ragoûtant au regard des conditions nivo-météo pour le ski. Ca sent la fin des vacances. C'est d'ailleurs la phrase que j'ai lancée à Tim hier en attaquant la remontée du couloir ouest de la pointe d'Areu dans les Aravis.

Après une première descente, nous arrivons par gravité à trente mètres de dénivelé sous le couloir. Une plaque s'est détachée, peut-être la veille, si bien que les quinze derniers centimètres de neige reposent sur une neige portante. Nous progressons facilement et rapidement. J'arrive à la "rimaye". Et d'un seul coup : plouf ! Je m'enterre dans un mètre de neige meuble et je sens que ça va durer toute la remontée du couloir.

"Je crois que c'est fini les vacances !"

En attendant le reportage complet de cette sortie, voici le teaser. Reste à voir si ça fera autant d'entrées que "the force awakens" :D :D :D

Finies les Vacances ?

Et le plus beau : le reportage photographique de Timothée. Un vrai pro de l'image d'autant qu'en présence d'un "modèle" absolument pas habitué à être de l'autre côté de la lentille !

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 25 Février 2016

Le temps est toujours bouché. Pas d'éclaircie en vue. Quatorze heures. Je retourne me dégourdir les jambes sur l'aiguillettes des Houches, valeur sûre et bien (re)visualisée la veille.

Trente centimètres de fraîche hier ; trente supplémentaires depuis. La trace de raquettes s'arrête aux chalets et au-dessus, la trace de la veille a complètement disparue.

Je trace donc, cette fois en évitant le râté des traceurs de la veille et en restant bien loin des grandes pentes sommitales.

Stop idem cent mètres sous le sommet cause absence de visi.

Pas de coqs mais un cerf que je manque d'empaler. Neige bien moins lourde et ambiance Alaska. Ici c'est bien l'hiver.

Il neige de plus en plus fort et j'arrive trempé au bas de la descente. Je ne remonterai pas comme la veille.

La fin de journée se termine en revanche comme la précédente. Au PGHM chez Mymy et Philou avec les bières et la visite du Jouy.

Trois aiguillettes en deux jours. On va essayer de changer demain.

1700 m. Une bonne épaisseur

1700 m. Une bonne épaisseur

Nivôse 1800. Deux mètres ou pas loin.

Nivôse 1800. Deux mètres ou pas loin.

Alaska ?

Alaska ?

De la bonne blanche

De la bonne blanche

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 24 Février 2016

Le plus gros râté, on le sait c'est bien sûr cet hiver 2016. Bon ok on se répète. Mais c'est quand même un drôle d'hiver. Départ du Bettey pour l'aiguillette des Houches et on porte en février. Certes la neige est à dix minutes et en descendant, si on connait la bonne trouée, ça passe (tout juste). Si encore c'était dû à l'absence de précipitations. Mais là, deux-cents mètres au-dessus du parking, la neige est là, en quantité.

Des précipitations, il y en a bien eu. A la sortie de la forêt, sous 2000 m, la sonde va au fond. Mais les températures ont vraiment été douces. Fort heureusement ici à Chamonix, la pluie est arrivée un peu plus tard qu'en Isère lors des différents redoux et les cumuls neigeux sont plus importants sous 2200 m (au-dessus, la différence est moindre).

Bref, me voilà parti quand même avec d'autres râtés : oubli du Toponeige pour éventuellement choisir d'autres courses pour les deux jours à venir et oubli des cartes. Je profite d'une trace du matin mais dans la grande traversée à gauche au-dessus des chalets de Chailloux, elle rase les grandes pentes sud et je ne suis pas particulièrement rassuré. Pourquoi diable sont-ils allés tracer là où c'est le plus exposé ? Par-dessus le marché, le brouillard devient tenace. Cent mètres sous le sommet je ne tente pas le diable (d'autant que la sortie est un peu raide) et file au GPS dans la "directe" sud-ouest.

Nouveau râté je lève dix-huit tétras. Quelle loose !

Fin de descente. La petite neige qui tombait jusque là se calme et on aperçoit même la crête sommitale. Allez, je suis quitte pour remonter. Sous le sommet même combat, le brouillard est revenu. Je refais la même descente, sans les coqs cette fois. La neige est bien lourde sous 1800 m. Gaffe à ne pas se faire un genou.

Arrivé à la maison, une mauvaise manip. (le dernier râté du jour) efface toutes mes photos de la journée sur la carte mémoire. 

Fort heureusement je ne râte pas le rendez-vous chez Sandrine et Matthieu au PGHM avec apéro et même repas improvisé. Merci les amis.

 

De la neige en Haute-Savoie à partir de 1500 m. (image du lendemain)

De la neige en Haute-Savoie à partir de 1500 m. (image du lendemain)

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #tétras-lyre

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