Publié le 1 Novembre 2016

Chaque année, j'aime particulièrement faire des sorties escalade en "haute" montagne à cette période de l'année. La lumière est souvent fantastique. 

Quand j'ai bouclé le topo Belledonne Escalade en 2010, j'avais réalisé cette voie quelques mois auparavant, insuffisamment préparé. J'avais voulu la parcourir alors toute fraîchement ouverte afin de la faire figurer dans le topo. Autant dire que j'avais envoyé l'ami Etienne devant et avais couiné derrière du début à la fin. Depuis, j'ai changé de niveau. C'est l'occasion d'y retourner avec Julien qui n'a pas jamais les pieds dans le secteur hormis l'hiver à skis.

Ouverte par mon ami Stéphane Bauzac et son équipe en hommage à Pierre Chapoutot qui avait repéré la ligne, c'est une des voies difficiles du massif. Ce parcours m'aura permis d'en prendre une mesure plus "juste". Certes, les commentaires étaient un peu trop dithyrambiques, dans doute empreints d'un côté affectif mais je persiste sur le caractère sérieux de l'entreprise. Quant à la beauté, Ju vous dira que c'est une très belle voie. Certes, il y a des passages lichéneux qui ternissent un peu la beauté du rocher (et la précision des pieds...) ; des passages un peu délicats (équipement et/ou qualité du caillou). On n'est pas à la Dibona. Mais c'est une voie à faire absolument dans la catégorie des voies difficiles de montagne.

Petit topo, une fois n'est pas coutume.

Approche (1h30)

Du col du Glandon, gagner le petit lac de la Combe par un sentier bien marqué. Suivre ensuite une succession de croupes herbeuses (plutôt que les talwegs pierreux) jusqu'à la casse située au pied du grand couloir séparant l'aiguille d'elle de la Saint-Phalle. La voie attaque sur cette dernière, sur la gauche, au pied d'un profond couloir (névé persistant). Les trois premières longueurs restent à l'ombre jusque vers 11h en raison d'un promontoire gênant à droite.

Itinéraire (6h)

- L1 : Remonter un mur de gneiss surprenant aux prises arrondies (5c). 20 m. 2 spits.

- L2 : Monter droit dans une fissure et en sortir par un passage malcommode ; poursuivre par un mur raide splendide et difficile mais très bien équipé (6c+). 30 m. 6 goujons.

- L3 : Partir à droite (facile mais expo) jusqu'au pied d'un mur. Le remonter (un passage bien bloc) puis tirer à gauche en oblique sur des écailles et finir facilement en dalle (6b+). 45 m. 5 goujons, 2 pitons.

- L4 : Monter droit puis suivre une rampe caractéristique sur la gauche. Longueur technique (6a+). 30 m. 9 goujons.

- L5 : Suivre les points... Partir légèrement à droite puis monter droit avant de traverser à nouveau à droite puis droit pour gagner le relais. Gérer le tirage. Trois crux séparés par des repos (7b dalle !). 45 m. 11 goujons, 2 spits.

- L6 : Partir droit (protéger...) puis à droite pour passer deux murs légèrement surplombants, le second avec un passage retors un peu morpho. Gagner l'arête à droite puis remonter quelques mètres (6c+). 40 m. 6 goujons, 1 piton.

- L7 : Traverser à droite vers le couloir puis le remonter (à protéger) jusqu'à une brèche (4c). 35 m. 0 point.

- L8 : Remonter un mur raide mais bien prisu jusqu'à la tour rouge. La gravir par un crochet droite-gauche puis tirer à gauche dans une faiblesse lichéneuse (ne pas monter dans la fissure à droite, tentant mais pourri). Par un pas délicat, basculer dans la face à gauche et continuer en oblique ascendante vers la gauche jusqu'à l'arête (6a+ à protéger). Un (seul) goujon pour le relai. Longueur de 60 m mais le second peut commencer à faire les dix premiers mètres qui ne dépassent pas le 4. 3 pitons seulement.

- L9 : A corde tendue, gravir les cent mètres de l'arête terminale en évitant par la droite un ressaut plus raide. Rocher moyen puis meilleur sur le final (4a). 0 point.

Descente (1h30)

Par l'arête est (3, rocher délicat) jusqu'un peu avant la brèche dominant le grand couloir sud. Un rappel de 25 m donne accès au couloir (on peut continuer à désescalader par un crochet versant nord et entrer dans le couloir sans rappel au niveau de la brèche). Descendre ce couloir en jonglant entre les talwegs et ses pierres croulantes et les bosses en gneiss poli magnifique et excellent. Un rappel est équipé à mi-hauteur pour un passage plus raide mais qui se désescalade également (3 max). L'horaire est un horaire normal pour une cordée au pied montagnard qui fait la descente en solo. Si on doit s'encorder et se protéger voire équiper des rappels, le majorer très nettement !

Retour (1h)

Par le même itinéraire.

Matériel

- Corde 2x50 préférable mais passe avec une simple de 50 m.

- 14 dégaines

- 4 grandes sangles

- Un jeu de friends (Camalot du 0,3 au 2)

 

 

Approche finale

Approche finale

Sortie de L3

Sortie de L3

Ju attaque L4

Ju attaque L4

L4 vue de R3

L4 vue de R3

Sortie de L5

Sortie de L5

Attaque de L6

Attaque de L6

La tour rouge (L8)

La tour rouge (L8)

Troisième Saint-Phalle pour bibi
Troisième Saint-Phalle pour bibi

Troisième Saint-Phalle pour bibi

En nord, ça sent l'hiver. Le glacier de l'Argentière a, malheureusement, quasiment disparu.

En nord, ça sent l'hiver. Le glacier de l'Argentière a, malheureusement, quasiment disparu.

Final (photo smartphone)

Final (photo smartphone)

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

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Publié le 1 Novembre 2016

Visionnage libre jusqu'au 5 novembre. Ca remet les idées en place et devrait nous inciter à agir chacun de notre côté dans nos choix quotidiens (consommation, transport, vote...)

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Rédigé par lta38

Publié dans #humeur

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Publié le 31 Octobre 2016

Le passage au plein format il y a moins d'un an m'a vraiment donné envie d'essayer de faire de la belle photo. Parmi mes sujets favoris, bien sûr tout ce qui tourne autour de la montagne : paysages, action, faune... 

Pour les animaux, je craignais justement ce passage au plein format me faisant perdre le coefficient multiplicateur de la focale. Mais il n'en est rien. D'abord parce que je préfère l'animal replacé dans son environnement par rapport au "portrait", ensuite, parce que je ne fais pas trop de petits oiseaux qui demandent effectivement un cadrage plus serré ; enfin parce qu'avec la qualité, on peut toutefois recadrer en gardant une définition acceptable si besoin.

​​​​​​​Ce matin, je suis donc parti avec mon 6D et mon 300 mm. Et l'Extender 1,4x dans la poche en cas de besoin. Pas très polyvalent finalement pour ce genre d'images ; il vaudrait mieux un zoom. J'ai trouvé "mes" chamois là où ils ont habitude d'être en cette période.

J'ai pris le temps de m'approcher doucement en m'arrêtant à chaque inquiétude. Je me suis installé et les ai observé une heure avec mon appareil photo, en cherchant à les mettre en valeur dans leur environnement, avant de redescendre et les laisser dans leur alpage. Voici quelques images

Chèvre

Chèvre

Cabri

Cabri

Cabri parmi le troupeau

Cabri parmi le troupeau

Eterlou

Eterlou

Bouc

Bouc

Posture typique du chamois ayant repéré un importun

Posture typique du chamois ayant repéré un importun

Chèvre et son cabri de l'année

Chèvre et son cabri de l'année

Observateurs

Observateurs

Cabris de l'année

Cabris de l'année

Attitude typique du bouc en rut

Attitude typique du bouc en rut

Ce bouc va suivre la harde de femelles

Ce bouc va suivre la harde de femelles

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Rédigé par lta38

Publié dans #animaux

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Publié le 30 Octobre 2016

Encore une magnifique journée d'automne. La météo a beau être imprévisible à une date donnée d'une année sur l'autre, il y a quand même des constantes. Ici, c'est un hiver neigeux en février, un printemps souvent pourri, un été très chaud et de belles journées d'automne à la Toussaint !

Avec ces brumes/brouillard en vallées et à moyenne altitude, l'idée est de découvrir une nouvelle randonnée et d'en profiter toute la journée. On choisit une ultra classique mais encore méconnue pour nous : la pointe de la Galoppaz (prononcer "galoppe") dans le massif savoyard des Bauges.

Départ du parking du col des Prés puis montée aux chalets de la Buffaz à l'ombre de la fin de matinée et très longue pause méridienne (presque trop chaud) aux chalets. Nouvelle pause au sommet atteint en milieu d'après-midi puis pause goûter dans la descente histoire de finir seuls (car il y avait du monde sur le sommet   à la mi-journée) dans cette lumière dont seul l'automne a le secret. Objectif parfaitement atteint (contrairement à la veille) avec un parcours en décalage faisant qu'on n'a pas du tout eu l'impression d'être nombreux. Tout cela en prenant notre temps. Ceci étant, la fréquentation reste bien inférieure à celle des grands spots grenoblois (dent de Crolles, Charmant Som, lac du Crozet...).

A noter à la descente, un sentier non marqué sur les cartes et permettant d'éviter, par une traversée confortable à flanc (et toute à fait logique), les cent mètres de remontée (en dénivelé) au col de combe Servenne. 

Magnifique !

Approche bucolique

Approche bucolique

Montée plus raide dans la forêt

Montée plus raide dans la forêt

Automne

Automne

Pause aux chalets de la Buffaz

Pause aux chalets de la Buffaz

Mer de nuages à 1000 m

Mer de nuages à 1000 m

Arrivée au sommet de la Galoppe
Arrivée au sommet de la Galoppe

Arrivée au sommet de la Galoppe

En une demie-heure, la mer de nuages s'est dissipée

En une demie-heure, la mer de nuages s'est dissipée

Jeux de brumes au sud sur Chartreuse et Belledonne
Jeux de brumes au sud sur Chartreuse et Belledonne

Jeux de brumes au sud sur Chartreuse et Belledonne

Amusements

Amusements

Descente versant sud

Descente versant sud

Vue sur la combe de Savoie

Vue sur la combe de Savoie

Descente parfois un peu raide

Descente parfois un peu raide

Mais bon sentier dans l'ensemble

Mais bon sentier dans l'ensemble

Dernières lueurs avant de passer dans l'ombre du mont Céty

Dernières lueurs avant de passer dans l'ombre du mont Céty

Rayon de lumière

Rayon de lumière

Lumière finale fantastique !
Lumière finale fantastique !
Lumière finale fantastique !

Lumière finale fantastique !

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Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive

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Publié le 29 Octobre 2016

On ne peut pas réussir à chaque sortie. Aujourd'hui, c'était destination lagopèdes. Avec espoir d'autres sujets de rattrapage au cas où. Le coin ne manque pas de richesses. Malheureusement, ce fut chou blanc. La faute à ce vent de nord-est plus fort que prévu et imprévisible sur ce secteur ?

La moindre flaque est glacée
La moindre flaque est glacée

La moindre flaque est glacée

Les classiques couleurs dont on ne peut se lasser
Les classiques couleurs dont on ne peut se lasser

Les classiques couleurs dont on ne peut se lasser

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages

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