Publié le 19 Juillet 2017

Retour à la maison après ce séjour italien et montée à la Dent de Crolles habituelle. A la descente, proche du parking, je rencontre un ouvrier fort sympathique en train de creuser une petite tranchée d'évaluation des eaux sur le sentiers. Nous discutons un moment.

Ultra fréquenté, le site du col du Coq (ski/raquettes sur bec Charvet et Pravouta, randonnée sur la Dent et Pravouta, escalade, vol, vélo de route...) nécessite d'être "aménagé" pour concilier nature et fréquentation humaine. Cela a commencé par le parking d'hiver il y a quatre ans. Puis s'est poursuivi par les barrières incitant à ne plus couper les sentiers et dont on voit déjà les effets (positifs). Cette année, cela se poursuit : "toute" (entendez par là, les zones déjà marquées) la montée à la Dent est balisée de cordons "anti-coupe", une croix a été posée à Pravouta (les croix sur les sommets sont une tradition), des panneaux pédagogiques nature sont en place au début du Sentier (pourquoi pas, cela reste à moins d'une minute du parking). Dernière construction : un box toilettes sèches au parking en même temps réaménagé.

Tout cela me paraît positif. La fréquentation est là , autant diminuer son impact. Cependant, il va bien falloir s'arrêter. On parle maintenant d'une buvette au col du Coq et là je dis STOP. Certes c'est très agréable de pouvoir s'asseoir et boire un coup avant de rentrer mais pour cela, après quelques minutes de voiture, il y a du côté est, le bar de Saint-Pancrasse et ses nouveaux gérants très accueillants. Et côté intérieur, la ferme de Brevardiere ou le bar-restaurant sur la place de Saint-Hugues. De quoi faire travailler le commerce local existant sans apporter de nouvelles nuisances (bruits surtout mais aussi dechets) sur le site du col du Coq. Si on protège d'un côté (ENS du Col du Coq, réserve des hauts de Chartreuse) et qu'en périphérie on fait n'importe quoi en contrepartie (car finalement le côté "protégé" attire du monde), où est le bénéfice "global" ? Un peu comme en Vanoise : on vous interdit de bivouaquer dans le parc mais sur la limite administrative, on trouve une grosse gare d'arrivée de téléphérique !!!

Une buvette au col du Coq ? C'est quoi la suite ? Un accro-branche ?Un box de location de VTT avec boarder cross sur l'ancienne station de ski ?

Parking d'accès à la DentParking d'accès à la Dent

Parking d'accès à la Dent

Toilettes sèches

Toilettes sèches

Panneau d'information au début du sentier à la Dent (photo floue, désolé...smartphone...pas vérifié)

Panneau d'information au début du sentier à la Dent (photo floue, désolé...smartphone...pas vérifié)

Balisage de l'ENS

Balisage de l'ENS

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Rédigé par lta38

Publié dans #humeur, #randonnée sportive

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Publié le 16 Juillet 2017

La découverte de cette région atypique pour la faune se termine. Au-delà de ces observations et de ces nouveaux décors, nous avons rencontré des gens adorables dont le seul défaut reste leur conduite sur route, dignes descendants de Fangio (ce ne sont peut-être pas les mêmes par ailleurs...). Un accueil fort agréables, mais aussi une différence de gestion de l'espace.

Nous n'avons pas parlé du pastoralisme. Ici, les moutons sont rares. Vaches, chevaux, chèvres occupent l'essentiel du paysage agrico-montagnard. Les patous locaux (bergers des Abruzzes) sont paisibles et nous n'avons pas observé un seul aboiement. A la limite, ils seraient pénibles pour venir quémander de la nourriture. La chasse est absente mais même en dehors du parc, elle n'a pas l'héritage catastrophique des chasses françaises d'antan. Ni même l'intensité que nous connaissons dans l'hexagone. En outre, le nombre d'ongulés implique forcément le nombre de carcasses. Le loup est donc beaucoup charognard ce qui protège les troupeaux. Il serait peut-être bon de s'y inspirer même si tout n'est pas parfait.

Pour cette dernière matinée, l'affût du matin capote en raison du brouillard qui tapisse la plaine. Du coup, plan B avec balade sur un site que j'ai repéré la veille et qui semble très fréquenté par les sangliers.

Sanglier mâle dans la rosée du matin

Sanglier mâle dans la rosée du matin

Ils sont bien là
Ils sont bien là

Ils sont bien là

Un autre mâle très clair en plein soleil

Un autre mâle très clair en plein soleil

Des toiles d'araignées par milliers dans les prairies ; autant de motifs pour les photographes

Des toiles d'araignées par milliers dans les prairies ; autant de motifs pour les photographes

Abruzzo 2017 J9

Je reviendrai !

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages, #animaux, #balade

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Publié le 15 Juillet 2017

Les levers aux aurores s'accumulent. La fatigue qui va avec aussi. Une semaine avec une moyenne de quatre à cinq heures de sommeil par nuit. Bien sûr, nous emportons les petits matelas gonflables pour faire la sieste à l'ombre durant les heures chaudes mais cela ne suffit pas à rattraper le retard. Ayant accumulé suffisamment d'informations sur la présence du loup sur des secteurs de proximité, les deux dernières journées verront le lever a minima (vers 4h30 quand même...) afin d'être sur place au lever du jour.

Ce samedi ne sera pas plus fructueux que les autres jours. Nico s'est fait une petite entorse la veille et préfère se reposer. De mon côté, je pars sur une boucle "découverte" de trois heures de marche sans trop traîner. Rendez-vous est donné à la mi-journée.

L'après-midi, un bel orage s'invite (enfin) et immédiatement après, les cerfs sortent dans le village de Villetta Barrea. Villeta, c'est le village des cerfs. Ils sont là toute l'année et peu farouches, habitués à ne plus être chassés depuis des années.

Vous êtes prévenus

Vous êtes prévenus

Ce cerf fait du "mal" dans un verger

Ce cerf fait du "mal" dans un verger

Cette biche également. Les habitant ont fait le choix, soit d'accepter de n'avoir plus aucune branche à moins de trois mètres du sol, soit de grillager sévèrement leurs vergers.

Cette biche également. Les habitant ont fait le choix, soit d'accepter de n'avoir plus aucune branche à moins de trois mètres du sol, soit de grillager sévèrement leurs vergers.

Les cerfs sont paisibles ici. C'est assez insolite

Les cerfs sont paisibles ici. C'est assez insolite

Images prises au 70-200 (+ extender) plein format

Images prises au 70-200 (+ extender) plein format

Le soir, re-affût comme le matin. A défaut de loup, ce sera un festival de sangliers.

Jusqu'à dix-huit animaux sur ce groupe de laies et de leurs marcassins

Jusqu'à dix-huit animaux sur ce groupe de laies et de leurs marcassins

Sangliers dérangés par des chiens, fuyant sous une pluie battante

Sangliers dérangés par des chiens, fuyant sous une pluie battante

Cochons encore

Cochons encore

La plaine après une averse

La plaine après une averse

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages, #animaux, #balade

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Publié le 14 Juillet 2017

Cette journée aura une saveur particulière. Partis de nuit en direction de la valle Lunga, nous arrivons au lago Vivo au lever du jour. Une cinquantaine de cervidés paissent tranquillement au milieu des chevaux. Pour la première fois du séjour, nous ressentons la fraîcheur. La température a chuté de cinq degrés. La brume entoure la jolie clairière.

Un cerf et des chevaux. Image informative

Un cerf et des chevaux. Image informative

Lago Vivo et sa brume. Splendide !

Lago Vivo et sa brume. Splendide !

Dans le rétro, le soleil qui se lève

Dans le rétro, le soleil qui se lève

Un peu plus haut, le loup a laissé sa trace. Nous balaierons aux jumelles toute la montagne une bonne partie de la matinée : cerfs, biches, sangliers, chevreuil... mais point de loup.

Un peu plus haut, le loup a laissé sa trace. Nous balaierons aux jumelles toute la montagne une bonne partie de la matinée : cerfs, biches, sangliers, chevreuil... mais point de loup.

Une biche, son faon, une autre biche

Une biche, son faon, une autre biche

Nous bouclons par un autre itinéraire afin de découvrir au maximum cette région. Sur le sentier, nous ne croisons pas un seul humain mais un chamois un peu isolé de ses congénères.

Nous bouclons par un autre itinéraire afin de découvrir au maximum cette région. Sur le sentier, nous ne croisons pas un seul humain mais un chamois un peu isolé de ses congénères.

Après nous avoir toisé un bon moment, il prend la poudre d'escampette.

Après nous avoir toisé un bon moment, il prend la poudre d'escampette.

Une fois de retour au parking, nous repartons pour notre baignade habituelle au lac de Barrea. Quelle n'est pas notre surprise de découvrir une trace de loup sur "notre" plage privée !

Canis lupus was here

Canis lupus was here

Le soir, nous repartons sur notre plaine favorite pour rechercher le loup. Nous croisons un italien fort sympathique qui nous montre les photos du matin, lorsque nous étions à Lago Vivo. Si nous avions été là... Cela s'est joué à pas grand chose. Le loup était là. Nous chercherons jusqu'à la nuit. Mais il ne se montrera pas à nouveau

Nico en pleine prospection

Nico en pleine prospection

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages, #animaux, #balade

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Publié le 13 Juillet 2017

Nouvel affût (très) matinal sur un secteur favorable au loup sur lequel nous avions déjà essayé. Une heure après le lever du jour, ni loup, ni ongulé. La fois précédente, un accompagnateur italien semblant bien renseigné nous avait dit qu'en temps normal, les cerfs sont dans le secteur et qu'il avait observé trois jours auparavant une attaque de loup. Mais avec cette chaleur, les animaux sont soit plus haut en altitude, soit en forêt.

Des traces de loup de la nuit sur le sentier (par endroit poussiéreux) nous poussent à aller donner de la jumelle plus haut. Tout le long de la montée, nous suivons ces traces. Nous sommes donc sur la bonne route. Les ongulés sont là, par dizaines dans l'alpage.

Chardon bleuChardon bleu

Chardon bleu

Jeune pie-grièche écorcheur

Jeune pie-grièche écorcheur

Il est passé là cette nuit !

Il est passé là cette nuit !

Une des cabanes ("stazzo") du parc, fermée

Une des cabanes ("stazzo") du parc, fermée

Encore une trace du grand prédateur, un peu plus ancienne. La preuve qu'il passe souvent par ici !

Encore une trace du grand prédateur, un peu plus ancienne. La preuve qu'il passe souvent par ici !

Troupeau de biches

Troupeau de biches

Un autre

Un autre

Les yeux scrutent le moindre versant, le moindre vallon. Il faudra se résoudre une fois de plus à ne pas rencontrer le sommet de la chaîne alimentaire. En bouclant par le sommet puis par un autre versant moyennant trois kilomètres de route pour finir, nous continuons de découvrir les lieux et les sentiers des Abruzzes.

On ne montera pas plus haut

On ne montera pas plus haut

Autre cabane dans la redescente côté ouest sur Opi

Autre cabane dans la redescente côté ouest sur Opi

L'après-midi, alors qu'il fait chaud mais que des cumulus apportent enfin un peu de répit, nous faisons le tour de Villetta Barrea, le village des cerfs.

Biche cherchant la fraîcheur elle-aussi

Biche cherchant la fraîcheur elle-aussi

Nous apprenons l'existence d'un poste d'observation dominant une vallée régulièrement fréquentée par le loup et ne nécessitant que... deux minutes de marche. Nous allons y passer la soirée et pas mal de temps avant de rentrer. Au menu de ce soir, un beau coucher de soleil, du cerf, du sanglier, du renard...

Coucher de soleil depuis la zone d'affût

Coucher de soleil depuis la zone d'affût

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages, #animaux, #balade

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