Publié le 24 Septembre 2016

Une bien belle journée qui s'annonce. Le week-end est assez rempli mais je monte quand même le matin en espérant que ça reprenne un peu d'activité après la déconvenue de jeudi soir. Au pire, je relèverai au moins le piège photo et je prendrai l'air et le soleil.

Dès le départ, ça brame assez fort sur le secteur "bas" mais il fait nuit noire. Je m'y arrêterai au retour si rien ne se passe en-haut. Arrivé dans "mon" vallon, c'est bien calme. Pas un raire. Il fait beau et frais, on entre dans la dernière semaine de septembre. Les conditions semblent réunies mais rien ne se passe. J'en profite pour relever la carte mémoire du piège photo : un douze cors avant-hier dans la matinée qui descend ensuite droit sur mon affût (c'est peut-être lui qui a fait les nouvelles traces relevées dix mètres dessous l'affût), précédé par un jeune huit cors. Et c'est tout en soixante-douze heures ! Pas grand chose à se mettre sous la dent. Autant dire que même en multipliant les heures d'affût, on ne va pas voir grand chose ou alors, il faut camper là mais ce n'est pas au programme. Je fais le tour du secteur. Il y a bien des traces mais ce n'est pas énormément marqué. Le brame a démarré en début de semaine mais semble marquer une pause. Peut-être un retard au niveau des biches ?

J'en profite pour passer sur un coin de chanterelles d'altitude où la rosée vaut largement la pluie. Je remplis un demi panier en une demie-heure.

Retour ensuite sur le secteur "bas" : rien de rien. Pas un brame, pas une biche. Nouvelle sortie sans image de cerf mais ce n'est pas grave. Ca va bien finir par s'exciter.

Un casse-noix est un des seuls animaux du coin à donner de la voix

Un casse-noix est un des seuls animaux du coin à donner de la voix

De bien belles chanterelles

De bien belles chanterelles

Le 12 cors piégé. J'en ai profité pour baisser l'angle de vue et la hauteur du piège. Serai pas monté pour rien.

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Rédigé par lta38

Publié dans #brame du cerf

Publié le 22 Septembre 2016

Pour être complet et juste, il faut parler de cette sortie. J'ai trois heures devant moi. Il fait à peu près beau. J'hésite entre profiter de ce temps pour rester sur le secteur de proximité ou griller une bonne heure sans traîner pour atteindre le secteur supérieur. Et si ça ne brame pas autour de l'affût, prendre encore du temps pour aller se poster sur un autre secteur plus haut où la vue s'élargit sur le secteur.

J'hésite et me mets en route sans avoir encore décidé. Je suis motivé pour monter car je voudrais recaler le piège photo qui vise trop haut par rapport à la sente de passage. Finalement, ça attendra le week-end. Je ne veux pas non plus trop me griller alors que les vraies hostilités n'ont pas encore démarré. J'ai déjà pris un peu de sommeil de retard. Il va falloir tenir et ce ne sont pas les fêtes prévues les week-end à venir qui vont m'aider ! Mais ne nous plaignons pas car nous avons la chance de vivre de grands moments dans ces forêts. Je resterai en bas donc.

Première endroit habituellement fréquenté par des biches : rien. Je poursuis. Deuxième secteur favorable : rien. Troisième : toujours rien. Je monte vers l'affût et dérange un cerf au passage. Evidemment, malgré l'absence de son et d'observation, "ils" sont bien là. Mais bien discrets pour le moment.

Je passe une heure trente à l'affût : rien de rien. Je pensais que ça allait monter en puissance de jour en jour,  mais, je devrais l'avoir pourtant intégré depuis le temps que j'observe, il y a des jours comme ça où il ne se passe rien. Où c'est calme. Je ne sais pas pourquoi. Y a-t-il eu une partie de chasse spectaculaire dans le secteur ce matin ? Ou est-ce tout simplement des creux dans le cycle hormonal des animaux ? Dans tous les cas, rien ne se passe. Je me décide à aller voir la place de brame juste en amont de l'affût. Bien trafolée il y a deux jours, il n'y a pas eu de nouveau passage aujourd'hui et la nuit précédente. Je me résigne à rentrer un peu avant la nuit en repassant sur les secteurs favorables traversés à l'aller. Je n'y observerai que deux sangliers (ils ont d'ailleurs bien "travaillé" le coin) malheureusement dans un talus bien touffu et ne pourrai pas faire d'image malgré la proximité. Pas la moindre biche. Mais où sont-ils ???

Un cerf et deux sangliers observés brièvement. En tout en pour tout cinq ou six raires en trois heures et à distance. Pas une image. Chou blanc comme on dit. Ca fait partie du jeu et rend les grands moments encore plus forts. ce sera donc un des très rares articles (on doit les compter sur les doigts de la main) sans image depuis la création de ce blog. A suivre

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Rédigé par lta38

Publié dans #brame du cerf

Publié le 21 Septembre 2016

Nouvelle sortie avec l'idée d'aller jusqu'en-haut relever la carte mémoire du piège sur la place de brame. Je commence par faire un petit tour à l'affût du bas. Je dérange trois biches (quasi impossible de faire autrement), pour me rendre sur la place, suivies par un cerf. Je le prends quand même en photo de dos histoire d'essayer de l'identifier : il s'agit du fameau 14 cors vu à deux reprises l'an dernier dont cette fois où il est venu à moins de dix mètres de moi. Bonne surprise !

Le 14 cors de l'an dernier est toujours là

Le 14 cors de l'an dernier est toujours là

A peine plus loin, ça bouge encore. Dans la forêt, trois autres biches se nourrissent. Je me poste en lisière et attends. Elles viennent dans ma direction. Je fais quelques images animées puis elles se déplacent dans un talweg où je les perds de vue. J'attends encore. Des fois que... Deux minutes plus tard, un cerf est sur leurs traces. La fenêtre est serrée. Je commence par un plan video (qui s'avérera flou) mais très vite je n'arrive plus à le suivre avec ma rotule inadaptée et passe en mode photo. Enlever le live view a pour conséquence de faire claquer le miroir ce qui alerte monsieur. Fort heureusement, je suis immobile et bien confondu avec la végétation. 

Première belle proximité de cette saison 2016

Première belle proximité de cette saison 2016

Je gagne l'affût après que le cerf a lui aussi suivi ses biches dans le talweg. Ca brame en amont. Je filme deux biches qui passent dans une trouée et attends. De cerf, point. Silence. Avec l'humidité ambiante et le peu de clarté dans ces bois en raison du brouillard, je ne m'attarde pas trop et monte en direction de la zone supérieure. Une heure plus tard, j'atteins mon affût et nouvelle surprise : il a été saccagé !!! Tout un côté est abîmé. Les branches ont été tirées et mises au sol. Peu de place au doute : c'est probablement un bipède bien que sur la place de brame quinze mètres en amont, un cerf soit passé dans la journée et ait fait pas mal de dégats (tronc complètement abîmé, herbes et broussailles arrachées...). Le doute m'envahit quand même mais il n'y a pas de trace de cerf autour. Et vu qu'il ne passe pratiquement personne ici (seulement deux chasseurs observés le même jour en une trentaine de sorties en période de chasse), ce ne peut être qu'un chasseur, peut-être le jour de l'ouverture. Sur le coup, je suis abattu et sidéré de voir qu'il y a autant de cons sur cette planète. En quoi cela peut-il les gêner ? 

Rapidement, je fais face. Je remonte tout en quelques minutes (il n'a pas arraché les montants). A chaque nouvelle montée ici, je vais avoir le stress de ce que je vais trouver. Mais restons optimiste. L'an dernier, rien n'avait bougé. 

Un tronc bien lacéré ce jour même

Un tronc bien lacéré ce jour même

La bonne nouvelle, c'est que ça brame en amont et en aval aussi : cinq cerfs en tout. Un beau concert durant une demie heure puis on retrouve le calme. Dans une trouée, j'aperçois les bois d'un de ces messieurs. Et puis calme plat. J'attends dans l'affût. 

Où est Charlie ?

Où est Charlie ?

19h. Il commence à faire sombre d'autant que le brouillard est bien présent. Une chevechette vient se poser sur une branche devant l'affût ! Incroyable. Elle est hyperactif nerveuse et remue dans tous les sens. Pourtant, je n'avais pas imité son chant. Les cerfs reprennent de plus belle. A chaque raire, elle sursaute.

Chevêchette du soir

Chevêchette du soir

La nuit tombe. Il est temps de descendre. Les cerfs continuent de bramer en amont mais se sont un peu éloignés. Je change la carte du piège photo et prends la direction de la vallée. Sur celle-ci, trois séquences datant de la nuit précédente (trois cerfs différents). En 24h on est passé ici d'une quasi absence d'animaux à une belle présence. Ça bouge vite 

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Rédigé par lta38

Publié dans #brame du cerf

Publié le 19 Septembre 2016

Changement radical en deux jours : des traces, fort nombreuses, des odeurs. Ca bouge ! Direction l'affût numéro 5. Durant l'approche, j'alerte un groupe de biches. La première traverse la trouée devant moi de trois-quart dos. S'en suit une autre, les jeunes, un daguet... La dernière s'arrête pour scruter les environs alors que je me suis immobilisé contre un tronc. J'ai tout le temps de faire des images. Le mode silencieux est vraiment appréciable. Je les retrouve un peu plus loin juste en-dessous de l'affût. Elles n'ont donc que peu été dérangées et ça me plait.

Dernière biche et son faon de l'année du premier groupe rencontré

Dernière biche et son faon de l'année du premier groupe rencontré

Je m'installe et attend. C'est bien humide mais cette fois, il ne pleut pas. Ca brame en contre-bas. J'attends toujours. Ils sont deux à se répondre. Ce n'est pas le concert des grands moments mais cette fois on peut dire que c'est parti pour de bon. Un petit groupe de biches passe à proximité de l'affût mais point de cerf.

Les biches lèvent le cou façon "girafe" pour récolter les feuilles tendres

Les biches lèvent le cou façon "girafe" pour récolter les feuilles tendres

19h. Il ne me reste que trois-quarts d'heure de lumière. Rien ne se passe ici. Ca brame cent mètres plus bas (en dénivelé). Je vais faire un tour ; d'autant que c'est sur le chemin du retour. Ils sont dans un secteur bien compliqué et très boisé et ne semblent pas bouger. Je profite du son mais ne tente pas d'approche en mode "affût mobile". Il est (déjà) l'heure de quitter les lieux. Je redouble de prudence sur un passage où il y a toujours "du monde". Bingo, deux daguets traînent par là.

Un daguet qui m'a détecté bien que partant sans s'affoler

Un daguet qui m'a détecté bien que partant sans s'affoler

20h. La nuit tombe. Et soudain, une odeur. Forte. Un cerf est passé par là entre mon arrivée et maintenant. Il y a une souille pas loin. Je scrute. Je cherche. On y voit encore un peu. Je ne vois ni n'entends quoi que ce soit. Puis, d'un coup "il" est là. Enorme. Quel cerf ! Je ne l'avais jamais vu ici celui-là. Il était à dix mètres au milieu de fougères. Quelle surprise ! Entre l'obscurité et le sol humide, je n'avais rien entendu, rien vu. Quelle proximité. Il traverse le chemin juste devant moi et s'immobilise. Je tente une image à main levée ce qui a la conséquence de le faire remarquer ma présence. Aussitôt, il s'enfuit dans l'épaisse forêt.

Un énorme cerf

Un énorme cerf

Cette première sortie animée laisse présager une belle suite. Cette fois, les animaux sont là et actifs. Brame du cerf 2016, c'est parti !

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Rédigé par lta38

Publié dans #brame du cerf

Publié le 18 Septembre 2016

Deux nouveaux objectifs m'intéressent particulièrement :

- Le Tamron 150-600 f/5-6,3 G2.

Parue il y a deux ans et demi seulement, la version 1 avait séduit par sa qualité optique notamment sur les boitiers plein format. Faisant le choix de ne pas investir dans un long "blanc" à plus de 5000€, cet objectif avait attiré mon attention. Etant passé au plein format depuis le début de l'année, il y a de fortes chances qu'il finisse par devenir ma longue focale, les ouvertures f/5,6 (jusqu'à 450 mm) et f/6,3 (plein pot) n'étant pas limitatives pour de nombreux sujets de plein jour, surtout avec la qualité des RAW Canon en hautes sensibilités. Au-delà du gain de prix, il y a aussi un gain de poids (2 kg vs plus de 3 kg pour les gros blancs). Tamron met à jour la copie avec une version G2 qui sortira le mois prochain. On attend les tests même si la formule optique annoncée ne devrait probablement pas améliorer sensiblement la qualité d'image. En revanche, la cosmétique et surtout l'ergonomie ont été largement revues : double pas de vis sur le plateau, directement compatible Arca Swiss, trois positions limitatives de l'autofocus, trois modes stabilisation (normal, filé et sans visée à l'écran pour un gain optimal), blocage du zoom non plus en position 150 mais en n'importe quelle position. On notera aussi davantage de joints d'étanchéité et une distance minimale de mise au point passant de 2,7 à 2,2 mètres. A contrario, le prix de lancement est nettement au-dessus de son prédecesseur actuellement (1600€ vs 900€). L'un et l'autre sont très intéressants. Le moment d'acheter la version 1 est peut-être venu.

Tamron 150-600 f/5-6,3 VC USD G2

Tamron 150-600 f/5-6,3 VC USD G2

- L'Irix 15 f/2,4 Blackstone

Oh le bel objectif ! Décliné en deux versions, la Blackstone s'annonce comme le haut de gamme de cette nouvelle marque : origine suisse, fabrication coréenne. On a hâte de voir les tests parce que sur le papier, c'est unique. Certes, il y a cette mise au point manuelle mais à cette focale, ce n'est pas trop un souci, d'autant que l'hyperfocale est clairement indiquée sur le fût. Voici quelques unes de ses qualités et caractéristiques :

- 15 éléments en 11 groupes, 2 verres à faible dispersion + 2 asphérique. Traitement neutrino

- Echelle de distance gravée, fluorescente

- Clic infini : permet de trouver l'infini facilement en entendant un clic (top pour la photo de nuit)

- Echelle hyperfocale

- Blocage possible de la bague de mise au point

- Pare-soleil amovible avec trappe pour pouvoir tourner le filtre polarisant circulaire (diamètre 95 mm)

- livré avec housse rigide

- livré avec trois filtres gris neutres différents

- corps aluminium/magnésium

- Montures Canon EF, Nikon F, Pentax K

- Focale 15 mm

- Ouverture f/2,4

- Diaphragme  9 lamelles

- Distance minimale de mise au point 28 cm

- Poids 685 g

- Tarif de lancement 700€

Irix 15 f/2,4 Blackstone

Irix 15 f/2,4 Blackstone

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Rédigé par lta38

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