Publié le 26 Mai 2016

Il ne faut pas être pressé. Six heures d'attente sur le site de nidification et pas un seul apport de proie du mâle. Sans doute une ponte à une date tardive même si les naissances devraient être imminentes. Tout ce temps passé pour deux apparitions de quelques minutes de la femelle à l'entrée de la loge, notamment pour y faire un peu de nettoyage. Sur le chemin du retour à la tombée de la nuit, je "tombe" sur une chevrette. Image prise couché en appui sur une souche, 1/30è sec, 6400 ISO. Propre !

Nettoyage

Nettoyage

Coucou !

Coucou !

Chevrette

Chevrette

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Rédigé par lta38

Publié dans #animaux

Publié le 25 Mai 2016

Stella franchit le petit pont entre La Terrasse et Lumbin en amont de la route principale

Stella franchit le petit pont entre La Terrasse et Lumbin en amont de la route principale

Rien d'exceptionnel mais on poursuit les petites sorties en vue de projets plus ambitieux, sortie mixte route/chemins et essai de la cariole prêtée par Toto.

Emie et la cariole

Emie et la cariole

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo

Publié le 24 Mai 2016

La veille c'était rebelotte pluie et neige en (moyenne) montagne. Cet hiver ne restera pas dans les mémoires mais on en retirera quelques particularités :

- Démarrage très tardif (mi-février) après plus de huit mois d'anticyclone excepté quinze jours fin septembre

- Un enneigement exceptionnel des grandes pentes d'altitude dans les Alpes du nord en avril-mai permettant des réalisations à skis plutôt rares

- Un printemps pas terrible côté météo ; le cinquième consécutif et le sixième en sept années si on compte 2010 (et donc ce qui semble devenir l'exception comme en 2011)

Et nous voilà avec un enneigement qui se rapproche de celui de l'an dernier mais avec un mois de retard alors que les deux années se ressemblaient à la mi-avril.

Les sorties en baskets sont donc retardées ; les plans escalade du soir contrariés. La veille, c'était spéléo au boulot et ça tombait bien compte tenu du deluge. Du coup, pour cette sortie du mardi soir, il fallait encore jongler avec les falaises mouillées, la couverture nuageuse et la neige au sol en moyenne montagne, sans compter les bouchons habituels (quoique ce soir-là, un olibrius s'étant planté sur l'autoroute suite à un refus d'obtempérer à un contrôle de police, c'était une véritable pagaille en direction de Lyon).

Dur réveil, L3 (7a)

Dur réveil, L3 (7a)

Bref, direction Saint-Egrève où je ne suis pas allé depuis quelque temps et la paroi de l'Amazone que j'aime bien. J'ai déjà gravi deux fois "nuit de cauchemar" (ED-, 6c, 6b obl) et trois fois "Domi création" (TD+, 6b+, 6a+ obl). L'idée était de revenir pour faire une nouvelle voie (7a max, 6b obl) nommée "dur réveil" et située sur le côté gauche de la face. Pour s'échauffer, on commence par "Ya kekchose", sur le papier deux longueurs (5c+ ; 6b+) que nous ne connaissons pas.

Dès la marche d'approche, nous sommes mis au parfum. Il n'y a vraiment personne qui vient ici, c'est plein de toiles d'araignées sur le sentier. Ah ben non, en fait ce sont des chenilles. Une véritable invasion. Je n'ai jamais vu ça. Et ça continue dans toute la première longueur. Au-delà de cette présence fort désagréable, nous constatons plusieurs buis bien secs. Pourtant ce n'est pas la sécheresse.

En rentrant le soir, nous retrouvons certaines de ces chenilles dans nos vêtements ou sacs à dos. Après information, il semblerait que ce soit la pyrale du buis, une espèce invasive qui s'attaque à cette seule plante et la détruit. Avec la multiplication des échanges, ce genre de modifications est de plus en plus fréquent. Elle a été observé pour la première fois en France en 2008 mais on suppose qu'elle serait arrivée deux ou trois ans auparavant. Originaire d'Asie, la pyrale s'attaque aux buis jusqu'à destruction totale et n'a aucun prédateur naturel véritable chez nous. Il existe des traitements utilisables "à la maison", à base de Bacillus thuringiensis (comme cet insecticide compatible agriculture biologique) mais pour lutter à plus grande échelle, c'est sans doute beaucoup plus compliqué. 

Nuit de cauchemar, L4 (6c)Nuit de cauchemar, L4 (6c)

Nuit de cauchemar, L4 (6c)

Outre ces chenilles, j'ai trouvé que le secteur était de plus en plus envahi par la végétation. Si la patine des vieilles voies témoignent d'une époque à succès, ce temps est ici révolu et il n'y a pas foule. C'est dommage car les voies perdent de l'intérêt et c'est notamment le ressenti de notre escalade du soir (à moins que l'on devienne de plus en plus exigeants).

- Y'a kekchose. L1 : 5c+ sur le papier, départ abo (terre, feuilles mortes, herbes + chenilles, araignées, lézards...) Ok ces petites bêtes sont chez elles mais cela témoigne d'un rocher complètement à l'abandon. J'ai tiré sur les deux premiers spits ainsi que sur le vieux piton pourri entre les deux. Suite de la longueur sans aucun intéret. L2 : 6b+. Cotation old scholl, probable 6c+ aujourd'hui. Il faut poser ses pieds sur un rocher un poil patiné. Devant, ça zippe ; derrière, ça pose le pied sur le spit. On a poursuivi par L3 de "dur réveil" (7a). C'est pas mal mais pas majeur non plus. Compter plutôt sur une longueur en 6b+ avec un pas (un seul) non réussi (sûrement pour des bras ultra longs qui pourront aller directement dans le "bénitier"). On a terminé par la très belle (enfin) L4 de "nuit de cauchemar" (6c).

- Dur réveil. Après la descente en (quatre) rappels (avec une corde de 70 m), on repart (donc) dans "dur réveil" pour faire L1 et L2. On a bien repéré le bazar : L1 se joue sur deux ou trois points peu après le sol et ce sera encore bien bloc. On n'a pas compris le mouvement. Pourtant, l'ouvreur n'annonce "que" 7a. On rentre et très franchement, on n'a pas bien envie de revenir dans le secteur.  Pourtant, je suis sûr qu'avec un peu d'entretien, ce secteur pourrait redevenir à la mode.

La pyrale du buis (crop IPhone 5c)

La pyrale du buis (crop IPhone 5c)

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi

Publié le 22 Mai 2016

Cela devient une habitude. Pour la troisième année consécutive je retourne au printemps faire le point sur mes sites d'observation du brame du cerf. Il y en a plusieurs bien sûr mais deux places sont particulièrement surveillées et "équipées" par mes soins d'affûts. Il y a l'affût du Haut dit affût de la "Souille du Bas" et l'affût du Bas. Aujourd'hui, je me contenterai d'une visite à celui du Bas. Le placement choisi l'an dernier ne m'a pas permis de faire qu'une seule image (lors de la fabrication de l'affût au printemps dernier !) car situé sur un passage important mais avec un champ de vision trop restreint. Les images de ce secteur ont alors été faites lors d'affûts "mobiles" en mode ghilie mais les déplacements sont vraiment trop tendus (voir ici, là ou encore là). Aussi, j'avais décider de déplacer mon affût fixe sur une zone très fréquentée où avec un peu d'élaguage notamment d'un bosquet d'arbres mort entravant une bonne partie de la zone de visée. Ce bosquet m'aura demandé une bonne heure de sueur mais l'horizon est maintenant optimisé. Les grosses branches ainsi ôtées servent à la mise en place d'une palissade qu'il suffira de garnir de branches d'épicéa début septembre. Je me réserve une virée à l'affût du Haut d'ici là afin de vérifier si la structure a survécu à l'hiver. Là encore, si tout va bien, une séance de garnissage suffira. L'avantage du gros boulot effectué au printemps 2015 c'est qu'ensuite, l'entretien est minime.

Encore une sortie nécessaire de prépararion. Aucune observation particulière, rien de vraiment intéressant même si les traces prouvent que nos grands ongulés sont bien dans le coin. En attendant, on profite de la nature qui se réveille.

L'affût de la Palissade

L'affût de la Palissade

Fougères, frênes, lamiers... les sous-bois reprennent leurs droitsFougères, frênes, lamiers... les sous-bois reprennent leurs droits
Fougères, frênes, lamiers... les sous-bois reprennent leurs droitsFougères, frênes, lamiers... les sous-bois reprennent leurs droits

Fougères, frênes, lamiers... les sous-bois reprennent leurs droits

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Rédigé par lta38

Publié dans #brame du cerf

Publié le 21 Mai 2016

Dénommée indifféremment tour Isabelle ou Grande Arche de Chartreuse, la tour Percée est un "monument" qui devrait être classé au patrimoine mondial. C'est la plus grande arche (arche double même) des Alpes avec trente-deux mètres de long. Elle est située en Chartreuse.

On ne sait pas vraiment qui l'a découverte mais jusqu'en 2006 elle était totalement inconnue. Pascal Sombardier, auteur de guides chez Glénat mettant en valeur des randonnées du vertige, a alors publié des images de cette arche qu'il avait découvert au fil de ses excursions originales.

La particularité de cette arche est d'être totalement invisible de par sa situation à part passer à proximité (et avoir les yeux ouverts). Le seul itinéraire qui aurait permis de la repérer est le sangle dit de l'Aup du Seuil, très confidentiel jusqu'en 2006 et fréquenté, mis à part les nombreux chamois, quasi exclusivement par quelques rares chasseurs. C'est d'ailleurs peut-être un chasseur qui l'aurait découverte mais personne ne l'a revendiqué et le mystère restera entier.

Dans tous les cas, depuis la révélation par Pascal, les passages se sont multipliés et les sentes se sont créées autour de ce véritable petit bijou. J'y étais allé une première fois en 2008 et à skis, d'abord en 2012 puis en 2013. L'itinéraire aujourd'hui classique monte directement vers l'édifice en quittant le sentier du pas de Ragris dans la forêt puis un couloir un peu exposé aux chutes de pierres, qu'elle proviennent des chamois ou des randonneurs non précautionneux. L'accès ne présente pas de grande difficulté mis à part un passage d'escalade de cinq mètres (3) un peu exposé au-dessus d'une vire (anneau de corde en place au sommet du passage pour l'assurage). La boucle couloir => sangle de l'Aup du Seuil est conseillée pour visiter le secteur.

Il n'existe pas de topo décrivant l'accès précisément (à part sans doute quelques publications sauvages en ligne - j'en avais trouvé une il y a quelques années ; je ne la retrouve pas) car le terrain est une proproété privée et le propriétaire, qui loue cher la chasse sur ses terres, n'est pas très enclin à voir tout ce petit monde débouler dans le secteur, notamment à l'automne. Il n'empêche que la sente d'accès est maintenant hyper marquée et que les cinq mètres de rocher commencent déjà à être patinés.

J'y suis monté ce matin ; ce n'est pas une grosse expédition : moins d'une heure depuis le col de Marcieu à l'aller ; trente minutes à la descente. Bon ok, je ne me suis pas endormi. La sieste, c'était après, au retour !

Dix minutes avant le lever du soleil. Une ambiance démente !

Dix minutes avant le lever du soleil. Une ambiance démente !

Un peu plus tard ; gros flare devant les deux trous mais je garde quand même

Un peu plus tard ; gros flare devant les deux trous mais je garde quand même

Au fisheye : à gauche les trous (on n'en voit qu'un) ; à droite la fameuse arche

Au fisheye : à gauche les trous (on n'en voit qu'un) ; à droite la fameuse arche

La tour Percée, entrée nord

La tour Percée, entrée nord

Belledonne en arrière plan ; à gauche un milieu au sud de la tour ; à droite un détail du rocher sculpté de la tourBelledonne en arrière plan ; à gauche un milieu au sud de la tour ; à droite un détail du rocher sculpté de la tour

Belledonne en arrière plan ; à gauche un milieu au sud de la tour ; à droite un détail du rocher sculpté de la tour

Un spectateur

Un spectateur

Belledonne hivernale devant le clocher de Saint-Bernard

Belledonne hivernale devant le clocher de Saint-Bernard

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Rédigé par lta38

Publié dans #randonnée sportive, #paysages