Publié le 11 Juin 2021

Il aura fallu attendre le 11 juin pourvoir la première fois la température dépasser les 30 degrés en plaine en 2021. D'après les données de la station météo du Versoud (depuis 2008 incluse), c'est la 4è date la plus tardive en 14 ans. Si on regarde la température maximale atteinte au mois de mai, 2021 arrive en deuxième place pour la température maximale la plus basse.

Rien d'exceptionnel mais un constat que j'accueille avec grand plaisir pour les raisons suivantes :
- En ces temps de réchauffement climatique a priori anthropique, j'accueille avec satisfaction toute période qui calme un peu le jeu.
- L'enneigement est encore assez conséquent en montagne (tout au moins dans les Alpes du nord) à partir de 2000-2200 m : non pas que j'aie encore envie de faire du ski mais cela permet de ralentir la venue de l'été et de profiter plus longtemps du magnifique printemps en montagne en jouant sur les altitudes fréquentées. Au-delà de ces considérations personnelles, cela permet aux glaciers de souffler un peu, pour le moment.

Car rien n'est joué et un été de type 2003 ou 2018 pourrait rendre cette avance totalement caduque. Et dernier point : ce que nous considérons comme une avance (ou un retard selon le point de vue) rentre in fine pile dans la norme climatique de la fourchette 1981-2010 d'après Météo France, preuve aussi que notre esprit s'habitue au réchauffement.

Pour finir, une image vaut parfois mieux que des mots : la limite de l'enneigement à ce jour en Belledonne nord depuis le Grand Rocher : inutile d'aller au-delà de 2000-2200 m en Belledonne pour randonner en baskets, sous peine de patauger sur les névés et surtout, de risquer des glissades dangereuses dans ce terrain (trop) raide.

Premier 30
Une belle journée se profile sur la dent de Crolles.

Une belle journée se profile sur la dent de Crolles.

Ce jeune rouge-queue profite aussi d(e s)es premiers beaux jours
Ce jeune rouge-queue profite aussi d(e s)es premiers beaux jours
Ce jeune rouge-queue profite aussi d(e s)es premiers beaux jours

Ce jeune rouge-queue profite aussi d(e s)es premiers beaux jours

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #balade, #nivo-météo, #animaux

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Publié le 10 Juin 2021

Je suis un peu moins présent sur le front du suivi des grands mammifères à travers les caméras automatiques mais je ne lâche pas le morceau. Je laisse le matériel "travailler" sans trop intervenir. Celle-ci n'avait pas été relevée depuis fin mars. Elle aura permis de montrer toute la richesse de cette clairière de Belledonne avec de belles surprises. Et la preuve que toutes les personnes qui trouvent une caméra ne sont pas des voleurs : dans une vidéo, c'est un enfant qui tombe sur l'objet pourtant très bien camouflé (des dizaines de passages parfois très près sans qu'elle ait été détectée) et qui le montre à son père. Ce dernier lui explique tranquillement le rôle du matériel, fait quelques signes puis disparaît avec sa famille en expliquant qu'une fois le calme revenu, les animaux viendront sans doute devant la caméra.

Loups

Loups

Lièvre variable

Lièvre variable

Chevreuil pourchassant un renard

Chevreuil pourchassant un renard

Marcassins

Marcassins

Cerf en refait

Cerf en refait

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #animaux, #loup

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Publié le 6 Juin 2021

On n'en finit pas de découvrir notre région. On croit qu'on connaît tout... mais on est loin de tout connaître. J'ai découvert le belvédère de Luce récemment. J'y suis retourné dans la foulée pour essayer d'autres lignes. Les voies sont vraiment sympa, quoique les difficultés sont assez courtes. Dans le 6c de gauche, tout se joue au départ sur six mouvements en dévers. Dans celui de droite, c'est au contraire en haut que ça se corse et c'est en dalle. Le passage est toutefois moins dur qu'il n'en a l'air et s'enchaîne bien sans tirer sur les bras, pour peu qu'on soit bien placé.

Avec les filles, nous avons également découvert un petit site sympa dans les Bauges au-dessus de Jarsy, sur le sentier de la croix d'Allant (15 minutes d'approche, 170 m de dénivelé). Les voies ne dépassent pas les 25 m (corde de 50m suffisante) et se déroulent sur un beau calcaire à trous. C'est assez rare pour être signalé. Bon, ce jour, c'était bien humide (tous les noms sont des dérivés dd "mousse"... on a compris pourquoi) et on passait de prise trempée, à un bain de boue pour les doigts voire un bénitier. Sans parler des zipettes de pied. Mais heureusement, les trous sont pour la plupart excellents. Les filles auront enchaîné en tête jusqu'au 5c malgré ces conditions.

Le petit site du Coudray en Bauges.

Le petit site du Coudray en Bauges.

A vélo, on attend toujours la passerelle du passage le plus dangereux de France : la jonction rive gauche - rive droite de l'Isère entre Brignoud et Crolles. C'est incroyable que cette traversée ne soit pas aménagée a minima. On en parle... mais pour quand. En attendant, il paraît que des travaux devraient débuter sur une autre traversée peu commode mais nettement moins dangereuse : celle de la Bâtie. Apparemment, on ne va pas au plus urgent... De notre côté, on a "découvert" les coteaux de Chartreuse. Les montées de Barraux, de la Flachère... petites montées certes, sont désormais faciles pour les filles qui ont appris à gérer cet effort lors du tour du Lubéron (ici le J2). Il faudra aussi aller faire un tour pour voir la nouvelle passerelle entre la Buissière et le Cheylas.

Les coteaux de Chartreuse orientale. Image IPhone 7. En mode pano, ça passe !

Les coteaux de Chartreuse orientale. Image IPhone 7. En mode pano, ça passe !

Les filles ont également découvert le guêpier d'Europe sur le site où j'ai pris ces photos. Pas de nouvelle photo pour ma part mais une belle observation à distance avec elles ce soir-là, grâce à la "longue-vue" constituée de mon 70-200 et de l'adaptateur Kenko (160€, grossissement 20 fois). Bon c'est dommage ; maintenant que je suis passé en monture RF, je ne peux pas l'utiliser sur mon téléobjectif principal (le 100-500) car du coup, c'était la longue-vue à 150 grammes !!! En tous cas, plus je l'utilise, plus je trouve la qualité remarquable. Juste le champ et la luminosité qui pêchent un peu.

Adaptateur Kenko sur EF 70-200 f/4 L

Adaptateur Kenko sur EF 70-200 f/4 L

Du côté du matériel, j'ai également découvert les petites bouteilles Klean Kanteen (oui je sais tout le monde connaît déjà). Mais ce qui m'intéresse, c'est que ces bouteilles inox avec bouchon "pipette" (24€ chez Au Vieux Campeur) ont exactement le même diamètre que ces gourdes de vélo en plastique dégueulasse et qu'elles ont (donc) commencé à les remplacer.

Ainsi que dans les petites pharmacies "Pharma Voyage" que je personnalise en ajoutant une pince tire-tiques, le pack de glace instantanée (je ne connaissais pas) qui pourrait bien dépanner. Si je n'ai pas l'habitude m'encombrer de ce genre de choses pour moi (peut-être à tort), j'ai systématiquement une petite pharmacie de secours quand je pars avec les filles (y compris à la journée), et une un peu plus grande pour les périples de plus 4 jours (ou à vélo).

Bouteille Klean Kanteen ; kit Pharma Voyage Pocket
Bouteille Klean Kanteen ; kit Pharma Voyage Pocket

Bouteille Klean Kanteen ; kit Pharma Voyage Pocket

Ah et j'oubliais : une petite tournée morilles également. C'est en retard en altitude ; il devrait y en avoir encore pendant quelques jours...

Quelques découvertes récentes
Quelques découvertes récentes

A noter que je continue à partager min expérience dans la presse dite "outdoor". Et notamment deux publications récentes :
- Trek' magazine n°204 (mai 2021) : 50 mini treks en France (3 à 4 jours) dont une quarantaine pour ma pomme.
- Montagnes Magazine n°491 (juin 2021) : 50 pages sur la montagne en famille (escalade, randonnées, bivouac... pour tous)

Bonnes lectures !

Quelques découvertes récentes

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #vélo, #matériel

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Publié le 2 Juin 2021

Le renard roux est une espèce incroyable. Ce petit canidé possède en effet toutes les qualités pour passer inaperçu alors qu'il est très répandu à travers le monde, de la haute montagne aux grandes villes. Il choisit son terrier parfois à quelques mètres de la vie humaine et personne ne le voit. Et en même temps, s'il repère un être humain à deux-cent mètres dans un champ, il s'enfuit en détalant. Méfiant, rusé mais parfois culotté comme en témoignent certaines anecdotes (récentes), il laisse rarement indifférent.

J'adore cet animal même si je n'hésite pas à le traiter de saligaud lorsqu'il vient déchirer ma tente pour essayer de me piquer ma bouffe ; ce n'est pas pour autant que je sortirais un fusil. Souvent mal aimé comme de nombreux prédateurs, il est pourtant beaucoup plus utile que ses détracteurs le pensent. Notamment par son rôle de régulateur des petits rongeurs qui constituent l'immense majorité de son régime essentiellement carnivore (il se nourrit aussi de fruits). De ce fait, il contribue aussi à limiter certaines maladies comme la fameuse maladie de lyme.

On le rencontre jusque dans les grandes villes. Si ceux du campus de Grenoble demeurent difficile à observer, les renards de Londres sont le témoin de cette adaptation. Etre si craintif et vivre aussi proche des hommes en même temps...

Dans le Grésivaudan, le renard est partout. Je ne me suis jamais vraiment essayé à faire des affûts dans les secteurs où il se reproduit. Les terriers que j'ai pu trouver étaient toujours le fruit du hasard. Cette année encore je viens d'avoir la chance de trouver un secteur avec six renardeaux. Mais ils sont déjà bien grands. J'ai toutefois fait une tentative d'affût. Ce n'est pas évident car il est pratiquement impossible d'être à la fois bien placé et de rendre la tente affût peu visible. Et pour le coup, le Canon EOS RP pêche par l'absence de mode silencieux. Celui-ci n'est en effet disponible qu'en mode scène et sans rafale. A la limite, pourquoi pas mais le problème demeure l'impossibilité de jouer sur la sensibilité et malgré le trépied, l'appareil photo analysait sans doute la focale en proposant une vitesse de 1/500è à 12800 ISO sans autre choix possible !!! C'est dommage car j'aurais pu essayer des plans fixes au 1/125è et donc à 3200 ISO, valeur beaucoup plus raisonnable en terme de gestion de bruit.

Découverte du site dans la vallée
Découverte du site dans la vallée

Découverte du site dans la vallée

2500 ISO. Images au compte-gouttes car l'obturateur fait un petit claquement perceptible.
2500 ISO. Images au compte-gouttes car l'obturateur fait un petit claquement perceptible.
2500 ISO. Images au compte-gouttes car l'obturateur fait un petit claquement perceptible.
2500 ISO. Images au compte-gouttes car l'obturateur fait un petit claquement perceptible.
2500 ISO. Images au compte-gouttes car l'obturateur fait un petit claquement perceptible.

2500 ISO. Images au compte-gouttes car l'obturateur fait un petit claquement perceptible.

12800 ISO. Où on voit aussi que le bruit est + ou - présent (pour une même sensibilité) selon l'éclairage de la scène (tout à fait correct sur le renardeau puis la renarde de face pris à 21h10 au 1/400s et beaucoup moins sur l'adulte pris à 21h40 au 1/15s)
12800 ISO. Où on voit aussi que le bruit est + ou - présent (pour une même sensibilité) selon l'éclairage de la scène (tout à fait correct sur le renardeau puis la renarde de face pris à 21h10 au 1/400s et beaucoup moins sur l'adulte pris à 21h40 au 1/15s)
12800 ISO. Où on voit aussi que le bruit est + ou - présent (pour une même sensibilité) selon l'éclairage de la scène (tout à fait correct sur le renardeau puis la renarde de face pris à 21h10 au 1/400s et beaucoup moins sur l'adulte pris à 21h40 au 1/15s)
12800 ISO. Où on voit aussi que le bruit est + ou - présent (pour une même sensibilité) selon l'éclairage de la scène (tout à fait correct sur le renardeau puis la renarde de face pris à 21h10 au 1/400s et beaucoup moins sur l'adulte pris à 21h40 au 1/15s)
12800 ISO. Où on voit aussi que le bruit est + ou - présent (pour une même sensibilité) selon l'éclairage de la scène (tout à fait correct sur le renardeau puis la renarde de face pris à 21h10 au 1/400s et beaucoup moins sur l'adulte pris à 21h40 au 1/15s)

12800 ISO. Où on voit aussi que le bruit est + ou - présent (pour une même sensibilité) selon l'éclairage de la scène (tout à fait correct sur le renardeau puis la renarde de face pris à 21h10 au 1/400s et beaucoup moins sur l'adulte pris à 21h40 au 1/15s)

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Rédigé par lta38

Publié dans #animaux

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Publié le 1 Juin 2021

Luce était une jeune grimpeuse brillante. Et ses parents sans doute visionnaires en lui donnant ce (beau) prénom. Elle s'en est allée beaucoup trop vite en dérapant sur la vire d'accès à "Tétard Park". Je n'ai pas eu l'honneur de la connaître mais ce départ brutal il y a près d'un an m'a beaucoup marqué. Résidente du plateau des Petites Roches, elle incarnait l'espoir français de l'escalade mais surtout, pour celles et ceux qui la connaissaient, la joie de vivre. En mémoire de cette flamme, les équipeurs d'un petit site de couenne des Petites Roches l'ont nommé "le Belvédère de Luce". Orienté plein sud et offrant une vue implacable sur la vallée, le site est en effet des plus lumineux. L'escalade y est belle sur des prises souvent crochetantes. Une belle soirée "post taf" sur un secteur où je reviendrai avec plaisir.

Le site
Le site
Le site

Le site

Fin de partie sur Belledonne
Fin de partie sur Belledonne

Fin de partie sur Belledonne

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Rédigé par lta38

Publié dans #Chartreuse, #escalade-alpi

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