Publié le 23 Janvier 2021

Une fenêtre d'une demi-journée. Une nouvelle chute de 25 cm de neige remettant les paysages "à neuf" après deux jours de mini redoux. Des conditions délicates en montagne. Rien de tel pour rempiler avec les filles sur une balade forestière. Cette fois, il s'agira de gérer le slalom entre les arbres à la descente. La chance de pouvoir faire sa trace en s'écartant un peu de la ligne classique prisée par les raquettistes et quelques skieurs permettra aussi aux filles de tracer un peu et anticiper les endroits où il faut faire la conversion afin de ne pas être obligé d'en faire une autre cinq mètres plus loin ou de se prendre des branches dans le visage. Et une bonne glisse à la descente durant lequel le ski s'enfonce juste ce qu'il faut pour le plaisir.

Le plus compliqué restera la route avec des pneus qu'il est temps de changer : j'ai failli ne pas pouvoir remonter au col du Granier à cause d'un véhicule qui remontait à la vitesse d'un cycliste alors que justement, en montée, il faut garder de la vitesse pour éviter de se faire coincer. Inversement, à la descente, prudence pour bibi mais pas pour un prédécesseur qui glisse et finit sur le toit dans un ravin. Beaucoup de peur mais aucun mal. En résumé sur la neige : de bons pneus, avoiner en montée mais rester modeste dans les descentes.

Chartreuse, la Cochette depuis le Désert d'Entremont.

Glisses en nord Chartreuse
Glisses en nord Chartreuse
Glisses en nord Chartreuse
Glisses en nord Chartreuse
Glisses en nord Chartreuse
Glisses en nord Chartreuse
Glisses en nord Chartreuse
Glisses en nord Chartreuse
Glisses en nord Chartreuse
Glisses en nord Chartreuse
Glisses en nord Chartreuse
Glisses en nord Chartreuse

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Rédigé par lta38

Publié dans #Chartreuse, #ski-glisse

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Publié le 22 Janvier 2021

Pour comprendre l'essence de ce retour, il est nécessaire de connaître mon parcours photographique côté matériel. Après avoir eu trois reflex 24x36 de 1986 à 1999, je suis passé au compact 24x36 (toujours argentique) pour le transport en montagne (sauf photo animalière) et il a fallu attendre 2003 pour que je dispose de mon premier appareil photo numérique. Autant dire que quand je regarde aujourd'hui les images faites avec ce premier "APN", je mettrais bien tout à la poubelle s'il ne s'agissait pas de conserver des souvenirs. Et cela jusqu'en 2008 avec d'autres compacts/bridges à (tout) petit capteur. A partir de là, les choses ont changé et j'ai souvent jonglé entre deux systèmes, un reflex et un léger.
- 2008 : Canon EOS 450 D (APS-C)
- 2010 : Canon S95 (compact)
- 2013 : Canon EOS 60D (APS-C, remplaçant le 450D)
- 2014 : Panasonic GM1 (MFT, remplaçant le S95)
- 2016 : Canon EOS 6D (FF, remplaçant le 60D)

Je suis donc habitué depuis 5 ans aux images plein format et je dois dire que le petit Panasonic, qui me rend bien des services de par sa compacité, est loin du compte et me sort presque par les yeux, notamment en raison de la (très mauvaise) qualité des RAW niveau colorimétrie. Malgré tout, il y a une différence énorme dans le sac à dos (et encore plus fixé sur la bretelle par le système Peak Design) entre ce dernier et son petit 24-62 (300 g) et le 6D accompagné du 17-35 (1300 g) Tamron !!!

Je cherchais donc une solution qui me permette de conserver la qualité d'image (voire l'améliorer encore un poil) en réduisant significativement les critères poids/encombrement dans l'unique but d'emporter plus souvent le "gros". Cela ne pouvait passer qu'en changeant de système. Il existait des solutions APS-C mais :
- Le système Canon EF-M est quand même orienté très amateur au niveau des optiques natives. Sera-t-il pérenne d'ailleurs ?

- Le système Fuji est vraiment cher pour de l'APS-C
- Le FF c'est quand même autre chose...

En restant en plein format, l'idée était de passer sur un hybride FF Canon (donc gamme R) et changer petit à petit les optiques, les anciennes EF restant 100% exploitables moyennant les 125 g de la bague d'adaptation. Le petit EOS RP s'est naturellement imposé, étant le plus petit appareil photo full frame du marché avec le Sony A7C. Et ce, malgré ses performances limitées : quand on maîtrise bien son matériel, ce qui fera la différence ne sera pas le boîtier mais la qualité des optiques qu'on mettra dessus et la présence du photographe au bon endroit et au bon moment. On verra peut-être dans quelques années pour un boitier performant.

Le constructeur n'a pas menti

Le constructeur n'a pas menti

Intéressons-nous maintenant de plus près à ce petit RP.

  • Le capteur : 26 mp. C'est une belle définition et un net progrès par rapport à mon 6D (20 mp), permettant un recadrage supplémentaire si besoin. En parallèle, les capteurs classiques actuels plein format sont de 24 mp (Sony A7III, Nikon Z5/6, Lumix S1/5).
  • Le boitier. Il ne pèse que 483 g avec la batterie là où le 6D atteignait les 780 g. C'est le plein format le plus léger du marché ; même le Sony A7C, un poil plus compact, reste 20 g au-dessus. Avec de nombreux joints d'étanchéité, il est annoncé "tous temps". Un bon point pour une utilisation extérieure comme celle que j'en fais.
  • L'AF Dual Pixel est considéré aujourd'hui comme le plus performant du marché. Sur le 6D, on disposait de seulement 11 collimateurs ! Le RP utilise presque 90% de la surface du capteur et s'appuie sur près de 5000 points. Avec en plus une sensibilité de -5EV, l'AF du RP paraît efficace et est un progrès pour moi, même s'il n'atteint pas celui du R6, notamment pour le suivi.
  • La rafale est poussive, parmi ce qui se fait de moins bien sur le marché. Il faut bien "justifier" l'entrée de gamme. Seulement 5 im/sec. A titre personnel, pour 95% des photos que je fais, cela me suffit... et me facilite le tri d'après ! Et ce n'était pas mieux sur le 6D... avec un buffer plus vite saturé. J'ai donc encore gratté un peu. A noter que sur le 6D, en mode silencieux (qui restait plus bruyant que l'obturateur du RP, on tombait à 3,5 im/sec)
  • Le viseur (2,36 mp, grossissement 0,7). Je l'ai trouvé un poil plus agréable que celui de l'A7III de mon père malgré une définition égale et un grossissement légèrement supérieur. On notera que le dernier né de cette même marque, l'A7C, conserve la même définition mais un grossissement de seulement 0,59... Le viseur du RP est donc de qualité au regard de ce qui se fait aujourd'hui. En basse lumière, je m'y suis totalement fait. En revanche, en plein jour et notamment dans la neige, il demande une adaptation.
  • La prise en mains est bonne avec une poignée bien grippée. Les deux molettes de réglage personnalisables tombent sous le pouce et l'index droit. Elles me permettent de régler rapidement le diaph (je travaille presque exclusivement en mode AV = priorité ouverture), les ISO (avec la touche m-Fn juste à côté) et l'éventuelle sur(sous)-exposition volontaire. Je regrette toutefois l'absence d'écran supérieur, conservé sur les autres modèles Canon. Ainsi que la roue-commutateur on/off main gauche pas très pratique : pourquoi ne pas avoir conservé le petit cran de l'EOS 6D qui tombait naturellement sous le pouce gauche ?
  • L'écran monté sur rotule est efficace et gagne en précision sur celui du 6D.
  • Capteur. Le boitier n'est pas stabilisé (contrairement au R6) mais il paraît que le capteur exploite les informations d'un objectif stabilisé pour améliorer les performances stabilisatrices. Personnellement je ne suis pas capable de faire une comparaison sans un test précis... que je n'ai pas fait. Etant personnellement très stable, cet argument n'est pas ma priorité.
  • Montée en sensibilité. Les images sont excellentes à 3200 ISO et demeurent très bonnes à 6400 ISO. A 12800, c'est encore largement exploitable. Il me semble qu'il y a un progrès perceptible par rapport au 6D, d'au moins 1/2IL. Voir les tests.
  • Format des images. Le CR3 existe en compressé, permettant de diviser par deux ou trois le poids des images. Je n'ai pas d'avis pour le moment sur l'inconvénient de cette compression. A noter que les images RAW restent un peu sous les 30 Mo là où celles de l'A7III, pourtant un peu moins bien défini, approchent 50 Mo. Je ne sais pas d'où vient cette différence mais ne m'en plaindrai pas.
  • Prise de vues nocturne. Il paraît qu'il y a un mode fort intéressant. Non essayé à ce jour.
  • Mode silencieux. Dommage qu'il ne soit utilisable qu'en mode scène !!! Cependant, l'obturateur reste moins bruyant que celui du 6D et son claquement de miroir. Y compris lorsque ce dernier était en mode dit "silencieux", qui tombait la rafale à 3,5 im/sec. (oui je sais, déjà dit plus haut).
  • Autonomie : le RP est annoncé 230 vues. Fort heureusement, la réalité est tout autre. Avec deux batteries supplémentaires (dont le poids équivaut à celui d'une LP-E6), on n'est finalement pas si mal du tout. Notez plutôt :
    - Première série, sans faire attention à quoi que ce soit (utilisation de l'écran, rafales...) : 429 vues
    - Deuxième série, un peu plus avare sur la rafale : 500 vues
    - Troisième série, rafale régulière mais aucune utilisation de l'écran, visualisation sur EVF si besoin : 849 vues
    Il semblerait que la clé soit de visualiser les images sur le viseur et non sur l'écran pour optimiser l'autonomie. J'ai lu qu'avec les plus grosses batteries (LP-E6 dernière génération) de l'EOS R5 annoncé à moins de 500 vues, des photographes pros avaient réussi à dépasser très largement les 2000 images !!!

Un dernier point, et pas des moindres : le tarif. Avec 1300€, bague d'adaptation EF/RF incluse, c'est tout simplement, et de loin, le moins cher des boîtiers hybrides plein formats actuels (je ne parle pas d'anciens modèles type A7II dont il resterait des fonds de cartons). A noter qu'en étant attentif à l'évolution des tarifs, on peut l'obtenir moins cher sans passer par des sites en ligne peu recommandables. Je l'ai trouvé à 1150€. Attention à ne pas céder à une offre sans la bague : elle est actuellement très difficile à trouver seule et ce serait dommage d'acquérir un boîtier neuf et de devoir attendre d'y monter ses optiques EF. On notera également l'offre Canon "créer votre kit" qui permet d'obtenir des remboursements à l'achat de ce RP et d'une optique de cette liste.

Comparaison 6D / RP / GM5, nu et avec objectif standard de type 24-105 (site camerasize)
Comparaison 6D / RP / GM5, nu et avec objectif standard de type 24-105 (site camerasize)

Comparaison 6D / RP / GM5, nu et avec objectif standard de type 24-105 (site camerasize)

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Rédigé par lta38

Publié dans #matériel

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Publié le 21 Janvier 2021

Bon. C'est désormais fort probable. Il n'y aura pas de ski avec montée assistée mécanique pour cet hiver 2021. Je suis triste pour ceux qui en vivent. Et pour les gens qui aiment prendre quelques jours dans l'année pour faire du ski alpin. Je ne suis pas un défenseur du ski avec remontées mécaniques mais je ne peux pas cracher dessus. Certes, on a trop défiguré la montagne et on pourrait avoir un domaine 50% plus petit mais efficace, permettant aux gens d'apprendre mais aussi de faire du skis facilement. En terme d'environnement, je me refuse également à être extrémiste, d'autant que l'équation n'est pas si simple. Que se passerait-il si le ski "mécanique" disparaissait en terme d'impact sur la nature ? Au lieu de personnes concentrées sur un espace réduit on pourrait avoir une dispersion sur tout le territoire, avec des nuisances multiples...

En attendant la saison 2022, les gens vont quand même en montagne comme ils le font l'été. Les domaines de ski alpin sont presque autant tracés que d'habitude. L'engouement pour la randonnée hivernale prend un nouvel élan qu'il va falloir canaliser. Plus que jamais, la formation de ce nouveau public est à l'ordre du jour. De mon côté, j'ai déjà donné quelques conseils pour équiper les enfants (applicables à des adultes débutants d'ailleurs). Aujourd'hui, je donnerai quelques conseils sur les itinéraires.

- Le risque d'avalanche sera de zéro, ou presque. En mode hivernal (neiges meubles), on choisira des pentes douces (moins de 30°). En neige de printemps bien transformée, en gérant bien le niveau et l'horaire de regel/dégel, le risque sera très limité et on pourra aller un peu plus loin. Malgré tout, on emportera toujours le triptyque DVA/pelle/sonde. Il est indispensable que l'enfant prenne l'habitude d'en être systématiquement équipé dès qu'on sort des pistes balisées et ouvertes. Et puis, on n'est pas à l'abri de déroger à sa règle (de sécurité) ou faire un erreur de jugement sur le choix de l'itinéraire voire se faire surprendre sur un truc débonnaire et s'il y a quelqu'un qu'on ne voudrait pas voir sous une avalanche, c'est bien son gamin. 

- Le dénivelé. L'effort est particulier et y compris pour un enfant un peu sportif, il partira de pas loin de zéro. La sortie doit être calée pour lui et pas parce que l'itinéraire plaît aux parents. Un dénivelé entre 300 et 500 m est suffisant pour les premières armes. Et ce n'est qu'à partir d'un certain âge et d'un petit niveau de pratique qu'on pourra pousser un peu plus loin (800 m) sans risquer de dégoûter l'apprenti. On pourra aussi imaginer des sorties "petites montées, grandes descentes" en utilisant les remontées mécaniques (bon, pour cet hiver, c'est râpé).

- Le choix du moment aura une grande importance : qualité de la neige, des paysages, etc. Sur un même itinéraire, on peut avoir une sortie pourrie (neige croutée et brouillard) ou majeure (sapins croulants sous la poudre et grand soleil).


Quelques itinéraires clés autour de Grenoble, du nord au sud :

- Le Chapotet. "Valable" lorsque la route est carrossable (faible enneigement et véhicule bien équipé) jusqu'au pont 1230 m. On stoppera sans regret avant le sommet, au niveau des deniers arbres (vers 1980 m) sur la crête. 750 m de dénivelé quand même .

- Grande Montagne d'Arvillard. En fonction du déneigement de la route de Valpelouse, souvent vers 1280 m avant que celle-ci ne passe en versant nord. Le but de la sortie se situe sur la crête de Jasseplagne vers 1870 m. Au retour, selon la qualité de la neige sur la piste inférieure (qui peut devenir très technique), on reviendra plutôt par la route.

- Les Plagnes. Depuis le Collet d'Allevard : Super Collet ou mieux, Prérond (quand la station est fermée). Ca skie régulièrement en mai, parfois en juin. Dénivelé 450 à 550 m selon le départ.

- Le crêt du Poulet. Par la piste de ski du Grand Plan, quand le téléski est fermé. 400 m de dénivelé.

- Le Grand Rocher, grande classique cinq étoiles. Avec deux adultes ou des enfants qui connaissent l'itinéraire, on peut tenter une dépose des plus jeunes à 1400 m et un départ du plus rapide à l'étage inférieur (1100 voire 900 m) pour permettre une descente plus longue.

- Pipay, la crête du Loup. Montée par la Mataru inférieure, un bout de la piste "chanterelle" puis l'arrivée du téléski du Loup. 500 m tout pile, quand la station est fermée.

- Pipay, le dôme des Oudis. Montée par la piste (souvent fermée) en face sud-ouest du dôme (celle qui arrive au restaurant des Oudis) puis droit sous le télésiège de l'Eterlou (hors-piste). 600 m de dénivelé.

- Prapoutel, montagne de Bédina. Quand la station est fermée, stop au niveau des barrières, là où la piste de ski part à gauche quasi à plat vers le lac de la Jasse. 500 m de dénivelé. Belles vues sur la fin.

- Bosse d'Orionde. C'est le point 1632 avant la sortie de la forêt en venant du col des Mouilles. Début un peu longuet par la route puis on coupe les lacets. C'est souvent damé par les raquettes jusque vers le point 1514 avec seulement 150 m de neige meuble sur la fin. Très bel itinéraire forestier "aéré".

- Refuge du pré du Mollard depuis le col de Prélong. Itinéraire facile, essentiellement sur des pistes forestières bien damées par les passages. 600 m de dénivelé quand même. Belle vue au sommet de la prairie, au-dessus du refuge à 1800 m.

- Grand Eulier, combe sud. Au départ de la croix de Chamrousse avec le ticket rando. Pour cette année, c'est foutu mais on pourra partir de Casserousse pour les plus endurants (800 m de dénivelé)

- Les Vans. Là encore, ce sera quand la station sera ouverte avec le ticket rando qui permet d'économiser 600 m de dénivelé. Sinon, c'est trop long en initiation. A faire en conditions printanières en partant plutôt tard pour éviter la remontée du mur dominant le col des Lessines en neige béton.

- La Botte. Superbe course à faire en neige de printemps (face sud-ouest). Soit avec la montée par la télécabine, soit en venant par le lac Achard (600 m de déniv, un peu de longueur mais très beau). Ne pas saboter et descendre pour remettre les peaux sous le col de l'Infernet.

- Croix de Chamrousse. Montée par le lac Achard (600 m) puis la face sud-est depuis le col de l'Infernet. Descente au choix, par les pistes (donc damées) pour les débutants.

- L'Emeindras. Balade d'initiation. Je l'ai faite en descendant par les pistes de fond à l'époque mais je le déconseille aujourd'hui compte tenu de l'évolution de l'activité. C'était il y a six ans et je n'ai croisé personne le faisant. Avec descente en plus en fin d'aprem, quand tout le monde descend. Mais aujourd'hui, si skieurs de randonnée et fondeurs se croisent sur une piste de fond toute la journée, cela devient ingérable voire dangereux. Donc aller-retour depuis les hauts du Sappey ou même depuis le bas en montant par les champs. 350 à 500 m de dénivelé.

- Pravouta. La classique depuis le col du Coq. Eviter une neige trop meuble, le risque n'est pas nul sur cette pente... En neige transformée, prévoir le sommet vers midi (heure d'hiver - février-mars) pour skier la face sud-ouest. 550 m de dénivelé.

- La prairie de la Dent. Pas encore faite avec les filles. Un régal en neige de printemps. Attention à la dernière banquette en neige froide, à franchir à gauche là où passe le sentier. Partir à ras les falaises par situation sans risque. 700 m de dénivelé. Pour ne pas perdre trop de temps en montée, passer par le sentier de la Gorgette, quitte à déchausser peu après le départ pour le raide raidillon.

- Charmant Som. On peut le faire classiquement depuis le col de Porte (longuet par la route, très fréquenté mais idéal en initiation). Pour le tout débutant, s'arrêter aux bergeries (dénivelé = 350 m). Descente ultra facile. On peut pousser jusqu'au bout du pré derrière la bergerie, en neige non damée. Le sommet ajoute 200 m de dénivelé plus raides. On peut aussi partir plus bas, par l'ancienne piste de ski souvent damée par les passages (+ 200 m)

- L'Aup du Seuil. C'est l'itinéraire classique d'été. Selon le niveau d'initiation, on stoppera en haut des pistes de ski, à la prairie de l'Alpette ou à la sortie de la forêt au pied des falaises. C'est déjà beau et permet 600 m de beau ski. Au-dessus, on entre dans du "plus alpin".

- Croix de Picheu. Par la combe de Montfroid depuis le plan du Suet. Une belle course facile de fin de saison à faire en névé quand la route du Glandon est ouverte. 700 m de dénivelé.

Non encore expérimenté en famille :

- La Scia depuis le Planolet. Balade entièrement forestière sans risque (700 m de dénivelé). A faire en bonne poudre ou une fois que c'est bien damé par les passages.

- La Cochette. Au départ du Désert d'Entremont. Départ au niveau du téléski. 400 m bucoliques en forêt et le panorama juste à l'arrivée.

- Le Moucherotte. Grande classique depuis Saint-Nizier même si le bas devient de plus en plus colonisé par la végétation. Risque d'avalanche pouvant être considéré comme nul sur l'itinéraire habituel. 700 m de dénivelé depuis le parking de la Roche.

- Grande Roche Saint-Michel. Depuis le stade de neige de Lans par les Ramées. Seulement 400 m de dénivelé mais magnifiques avec une arrivée panoramique. Attention aux éventuelles corniches versant est !!!

- Pic Saint-Michel. Plusieurs options. 1- Par les pistes de Lans (ticket montée unique téléski), montée très courte, 2- par la combe Oursière (presque 600 m de déniv), depuis le départ des Allières (700 m de dénivelé). Avec un peu d'imagination, on peut s'organiser, quel que soit le point de départ, pour finir tout en bas à Lans (l'Aigle) quand les conditions le permettent (1000 m de descente en tout). Eviter les grosses neiges (risque au-dessus des Allières, un mort il y a quelques années) et attention aux corniches à l'arrivée.

- La roche du Coin. C'est l'arrivée logique en montant depuis la Balme de Corrençon par l'ancienne piste de ski au départ. Presque 800 m de dénivelé quand même.

- Le Baconnet. Splendide plateau incliné dominant Gresse-en-Vercors. L'itinéraire depuis Uclaire est un peu raide ; préférer un départ au sud du col de l'Allimas (Chauplane). 550 m de dénivelé. Magnifique.

- Le Brisou. C'est la crête qui domine le téléski des Alleyrons à Gresse. 450 m de dénivelé (montée possible par la crête) à faire quand le téléski ne fonctionne pas.

- Le Platary. Encore,plus au sud, au départ de Chichilliane. Bien s'assurer de l'enneigement. 600 m de dénivelé et fort agréable.

- Le Conest. La première bosse à l'ouest du plateau Matheysin. Arbres souvent givrés par le vent. 450 m de dénivelé depuis les Arnauds. Vraiment sans danger de ce côté-là, pente faible.

- Le Sénépy. C'est la bosse qui domine la Mure. Très venté. On peut se contenter du sommet du serre de l'Horizon depuis les Merlins (400 m) ou réaliser une petite manip pour aller jusqu'en haut si on veut éviter une traversée un peu longuette. En hiver, champignons de givre ; intéressant aussi en début de printemps en neige transformée (versant est donc tôt le matin).

- Crête de Brouffier. C'est la Grande classique de Matheysine. Départ au pylône à 1550 m. On peut stopper sur la crête à 2250 m, avant le grand faux plat final. Risque très très limité

- Col du Sabot (Vaujany). Départ du terminus déneigé à 1400 m. On suit d'abord la route puis le sentier d'été en se tenant à distance des pentes craignos. Pour la vue et le soleil, sortir au-dessus du col, au dôme 2161 m.

- Aiguille de Laisse. Quand la route du col de la croix de Fer est ouverte. Départ du col. Etape au refuge de l'Etendard après montée au sommet des Tufs (presque 600 m de montée, 200 m de descente). Le lendemain, 500 m de montée (dont la courte remontée au col des Tufs avec petite manip'), 900 m de descente. Excellente initiation à la course avec étape.

- La Quarlie depuis Besse-en-Oisans. 800 m de dénivelé en restant bien sur les croupes les moins raides.

 

Il y en a sûrement d'autres mais cela fait déjà une bonne liste à cocher. Sachant que les enfants aiment bien refaire un truc qu'ils connaissent. C'est aussi l'occasion de le faire autrement, de mettre à profit les petites erreurs commises la fois d'avant. On n'oubliera pas non plus, en cas d'initiation pour les plus petits, les mini-balades sur routes forestières comme celle du col du Coq (l'enfant peut même monter à pied, la route est entièrement damée par les passages, et on lui porte son matériel voire on le tracte dans une luge), sur les pistes de fond juste après leur fermeture au printemps, des champs au-dessus d'un village etc. Attention quand même à la proximité de l'activité humaine qui, si elle est exempte du risque d'avalanche, peut receler d'autres dangers (fils de fer barbelés, piquets de clôture non encapuchonnés...). Bon ski !!

La neige transformée (ici à la Botte de Chamrousse). Sans doute la meilleure option pour débuter.
La neige transformée (ici à la Botte de Chamrousse). Sans doute la meilleure option pour débuter.
La neige transformée (ici à la Botte de Chamrousse). Sans doute la meilleure option pour débuter.

La neige transformée (ici à la Botte de Chamrousse). Sans doute la meilleure option pour débuter.

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 19 Janvier 2021

Rebelote avec Nico sur le même secteur que la veille avec le point 3 de ma petite liste en supplément. On doit pouvoir se lancer dans des pentes plus raides, mais uniquement en arrivant par le haut (sans les remonter) et après entrée précautionneuse. Avant cette entrée on peut :
- Taper fort avec les skis à ras la crête pour voir si ça bouge dessous
- Envoyer un cobaye encordé pour deux virages appuyés
Ensuite, c'est descente un par un avec arrêts-étapes si besoin en se mettant en zone abritée (si on en trouve...)

L'ami Hubert, accompagné d'un autre Nico, venus chercher la poudre absente de la vallée de l'Ubaye, comptaient sur moi pour leur montrer le jardin. Ils n'auront pas été déçus par le dépaysement, les quantités de neige, la qualité de la neige ("ce ne peut pas être mieux que ça" dixit le gardien de Maljasset) et même un petit tour "découverte" improvisé dans la forêt.

Deux lignes un peu raides en face nord-est puis une autre en face sud-ouest avec prolongement forestier et passage sanglier à 55° : c'est là qu'on voit l'arme qu'est le ski pour évoluer sur la neige. Ce passage (que j'aurais dû photographier), quasi pendu sur les branches avec deux ou trois virages vraiment raides, nous permet de sortir aisément un talus sur-raide sur une trentaine de mètres de dénivelé. Je n'imagine pas la mission sans skis... Sans compter le temps gagné sur la piste du retour, qui nous ramène à la station où une quatrième et dernière montée, d'abord dépaysante puis au pas de course, nous ouvre les portes de la dernière descente, toujours tout poudre, avant le saucisson et la bière offerts par les "clients" ! Vous revenez quand vous voulez !

Montée 1, descente 1. Départ prudent
Montée 1, descente 1. Départ prudent

Montée 1, descente 1. Départ prudent

Montée 2, descente 2. Quelle qualité de ski !
Montée 2, descente 2. Quelle qualité de ski !
Montée 2, descente 2. Quelle qualité de ski !
Montée 2, descente 2. Quelle qualité de ski !
Montée 2, descente 2. Quelle qualité de ski !

Montée 2, descente 2. Quelle qualité de ski !

Descente 3 dépaysante
Descente 3 dépaysante
Descente 3 dépaysante

Descente 3 dépaysante

Montée 4 : première partie forestière type "Canada"
Montée 4 : première partie forestière type "Canada"

Montée 4 : première partie forestière type "Canada"

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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Publié le 18 Janvier 2021

La neige poudreuse, celle des images des magazines, est un plaisir intense mais génère toutes les interrogations sur le risque d'avalanche. La meilleure chose à faire, lorsque le manteau neigeux est meuble, serait de se contenter de le regarder ou de fréquenter uniquement des pentes inférieures à 30°, seuil de décrochement, et des pentes non dominées par des pentes supérieures à 30°.

Si toutefois on souhaite goûter aux plaisirs de la glisse sur des pentes plus raides, la question est un véritable casse-tête. En théorie, il faudrait s'arrêter régulièrement et faire une coupe du manteau neigeux pour voir s'il y a le cocktail "couche fragile surmontée d'une couche avec de la cohésion suffisante" pour que ça puisse partir. En théorie car on comprend bien qu'il n'est pas possible de faire de tels travaux à plusieurs reprises sur un itinéraire. En général, quand on le fait, c'est qu'on n'est déjà pas tranquille. D'autant que cela reste de la théorie. Comprendre la neige est une des activités les plus complexes mais avec un peu d'expérience, on développera une sorte d'intuition nivologique qui pourra aider, en identifiant notamment la situation en cours à d'autres déjà observées. En attendant, il y a quelques règles, qui ne sont en aucun cas des garanties mais qui peuvent aider à la décision :
1- La nuit claire et froide. Par rayonnement, elle va permettre de déstructurer la dernière couche de neige, lui enlevant sa cohésion (si le vent n'a pas soufflé ce qui est plus rare aux abords des crêtes et des talus bombés)
2- L'orientation du vent lors de la dernière chute qui rendra les départs de crêtes plus dangereux "sous le vent".
3- La règle des trois jours. Trois jours sans chute de neige permettent au manteau de se stabiliser en (grande ?) partie mais aussi laissent le temps de faire partir les sections les plus instables.
4- La connaissance de l'endroit où l'on va. L'habitude de voir quelles sont les pentes qui "descendent" habituellement. Attention, ce point peut être tout autant piégeux par excès de confiance.
5- Le test du bâton qui consiste à "sentir" les différentes chutes de neige : si on ressent une neige très légère sans cohésion puis une neige de plus en plus dense en-dessous, c'est plutôt bon signe ; inversement, si à un moment le bâton passe plus facilement au travers, c'est qu'il y a une couche fragile en-dessous.
6- Le test de la conversion dans un talus raide (>30°) afin de voir si la neige se fissure dans la partie supérieure de l'angle avec la fragilité créée par la partie inférieure.
7- L'observation. Au bout de deux ou trois jours, est-ce que les pentes du secteur ont bougé (signe d'instabilité) ou pas ?

Ce jour, avec Nico, après une première descente prudente ne dépassant 30 degrés que sur quelques mètres en trois talus, nous avions avec nous les points 1, 2, 4, 6 et 7. Insuffisant bien sûr, et notamment le point 5 pas toujours concluant. Une incitation à aller voir prudemment : une seconde pente un poil plus raide mais pas longue et pas exposée, puis une troisième avec le haut à 40° mais assez courte, sans la remonter et en attaquant un par un, tout droit et sans se retourner. Une dernière face parsemée d'arbres achèvera ce tricotage du jour e conditions parfaites.
Une magnifique matinée de ski dans ce petit coin au nord de Belledonne.

Poudre et risque
Poudre et risque
Poudre et risque
Poudre et risque
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Poudre et risque
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Poudre et risque
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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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