Publié le 15 Janvier 2017

Une sortie avec Romain, le L, c'est toujours un grand plaisir. Je dirais même plus que jamais. Il fut un temps  où, sans nous connaître, une petite concurrence s'était établie entre nous dans la course frénétique au couloir.

Les années ont passé mais on n'oublie pas ces moments-là. La Légende du BLMS écumait les pentes raides des Alpes avec des snowblades aux pieds, tandis que ses partenaires utilisaient snowboard et skis, plus "classiquement" mais tous avec une efficacité redoutable. De mon côté, j'arpentais ces mêmes pentes avec l'ami Sergio ainsi que le regretté Nikos, parfois seul aussi, armé des mythiques Hagan Titanium.

Et puis, mon retour sur la capitale iséroise nous a permis de nous rapprocher et de descendre quelques belles pentes ensemble. Un des plus beaux souvenirs est aujourd'hui ce qui reste peut-être comme la pente la plus sérieuse du balcon est du Vercors, j'ai nommé, le Goulot des Chaudières. D'excellentes conditions pour nous trois (avec Matt Bordin) sur cet objectif que nous avions déjà repéré et esquissé séparément.

Depuis, le L est devenu guide. Aussi efficace dans un 7c que sur une pente raide, il reste aussi un sacré pilote à en faire pâlir Roger Moore et sa "Deuch'" supersonique. Avec tous ces ingrédients, la saveur de cette sortie, le "bouquet" oserais-je, ne pouvait qu'être relevé(e).

Restait à trouver le lieu et l'heure de la sortie.

En Chartreuse, nous ne sommes que peu enclins à nous retrouver avec la foule et les nuages au col du Coq. Quant à affronter les conducteurs du dimanche sur les routes enneigées du col de Porte, encore moins, même avec deux-cent-cinquante chevaux sous le capot.

MeteoAlpes annonce que la vallee du Haut-Breda que j'affectionne particulièrement a pris autant de neige que Chartreuse sur la dernière chute. Ayant surveillé les radars ainsi que la webcams du Pleynet je suis dubitatif. Mais bon, ils ont dû avoir l'info. Nous irons voir. De toutes façons, ça passera et au soleil.

Rien que pour les yeux, c'est avec plaisir que je reviens ici.

Au départ, pas une seule voiture. Une trace de raquette et un seul skieur. Pourtant il est déjà 11h30.

La course va se dérouler dans des paysages splendides comme d'hab ici et sans se mettre de pression. Les discussions vont bon train en profitant de la trace et avec une agreable pause au soleil sur le perron d'une cabane d'alpage. S'ensuit une grosse châle en jouant astucieusement avec le relief pour ne pas se mettre en danger car c'est vraiment chargé. Classe !

Petits regrets quand même : pas de sous-couche et moins de neige qu'en Chartreuse comme je l'avais pensé. Si la forêt passera très bien grâce à la large piste herbeuse, suffisamment raide d'ailleurs pour y faire du bon ski technique, la partie supérieure nous réservera quelques blocs traîtres pour les semelles, empêchant de se lâcher complètement.

Mais fi de ces considérations. Bien sûr on aurait aimé des grosses courbes dans un mètre de poudre posée sur une grosse sous-couche. Mais aujourd'hui, ce n'était pas dans le cahier des charges. Il suffit de parcourir la galerie qui suit pour se rendre compte que les deux compères sont rentrés avec le sourire aux lèvres !

Un aperçu des paysages de la journée dès le départ

Un aperçu des paysages de la journée dès le départ

Approche forestière
Approche forestière

Approche forestière

Approche subalpine
Approche subalpine

Approche subalpine

L'heure de la pause
L'heure de la pause

L'heure de la pause

Forcément sublime !!!
Forcément sublime !!!
Forcément sublime !!!

Forcément sublime !!!

Le L, ski "propre" !
Le L, ski "propre" !
Le L, ski "propre" !

Le L, ski "propre" !

Votre serviteur immortalisé par le L. (photos Romain De Lambert)
Votre serviteur immortalisé par le L. (photos Romain De Lambert)
Votre serviteur immortalisé par le L. (photos Romain De Lambert)
Votre serviteur immortalisé par le L. (photos Romain De Lambert)

Votre serviteur immortalisé par le L. (photos Romain De Lambert)

Deux mots pour le partenaire du jour :

- Le lien sur son blog concernant cette sortie (n'hésitez-pas à le contacter si vous voulez vous offrir les services d'un guide compétent) ;

- Un remerciement personnel pour s'être prêté au jeu des images et en particulier, avoir pris le risque de laisser son airbag dans la voiture, au détriment d'un sac à dos nettement plus coloré. En tous cas, le jaune et le vert, c'est nickel et je trouve ça plus "moderne" que le rouge.

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 14 Janvier 2017

Après la balade locale du matin avec les enfants, le "petit" tour de l'après-midi avec Nico. Bien sûr, les traces sont déjà faites (pour notre plus grand bonheur parce qu'autant j'adore tracer dans 60 de poudre mais après une nuit claire quand elle s'est allégée, autant pendant une chute c'est vraiment abominable).

On monte jusqu'à Pravouta que je ferai même deux fois puis descente jusqu'au Baure. Remise des peaux jusqu'au col éponyme puis descente à la maison par le Manival. Déchaussage à 350 m d'altitude derrière la boulange De Nardy.

Belle chute de neige à Saint-Pancrasse

Belle chute de neige à Saint-Pancrasse

Merci à Claude pour la trace !

Merci à Claude pour la trace !

Même dans la forêt ça passe bien

Même dans la forêt ça passe bien

Baraque du Manival. Peu de photo car une grosse caillante et certaine redite par rapport à ma collection.

Baraque du Manival. Peu de photo car une grosse caillante et certaine redite par rapport à ma collection.

Je pensais faire une petite vidéo mais ces GoPro n'ont vraiment aucune autonomie. Quand il faut changer la batterie par -15°C, enlever les gants, ouvrir le caisson étanche, etc, ben tu le fais pas sauf en cas d'images exceptionnelles ce qui n'était pas le cas. Du coup, petit montage vite fait avec ce que j'ai.

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 14 Janvier 2017

Comme durant les trois hivers précédents, après une arrivée précoce, la neige s'est fait attendre.

Que nous réservera la seconde partie de l'hiver ?

Les trois dernières années nous ont finalement permis de multiples belles sorties de ski de mi-janvier à mai-juin alors...

En attendant, il a neigé pendant 24 heures assez intensément par moment, une sorte de "retour d'ouest", entrecoupé d'accalmies pour un cumul total en plaine à 280 m d'altitude, au pied de la Chartreuse de 48 cm. C'est assez exceptionnel ici à cette altitude même si on a fait mieux en 2015 (autour de 55 cm) et en 2013 (68 cm) si mes souvenirs sont bons. Cette neige étant tombée par des températures proches de zéro, elle est assez humide et se tasse vite sous son poids qu bien que je n'ai jamais relevé plus de 33 cm au sol (la valeur de 48 cm a pu être notée en raclant environ tous les 10 cm sur la planche...) et se situe 24h après autour des 25 cm mais elle devrait rester un moment sans bouger maintenant compte tenu des températures annoncées.

Place aux images.

Bernin le vendredi soir

Bernin le vendredi soir

Bernin le samedi matin tôt
Bernin le samedi matin tôt
Bernin le samedi matin tôt
Bernin le samedi matin tôt
Bernin le samedi matin tôt
Bernin le samedi matin tôt

Bernin le samedi matin tôt

Balade autour de la maison avec les filles
Balade autour de la maison avec les filles
Balade autour de la maison avec les filles
Balade autour de la maison avec les filles
Balade autour de la maison avec les filles
Balade autour de la maison avec les filles
Balade autour de la maison avec les filles
Balade autour de la maison avec les filles

Balade autour de la maison avec les filles

Une bien belle chute de neige

Une bien belle chute de neige

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages, #nivo-météo

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Publié le 10 Janvier 2017

Un peu de neige à la maison et du froid. L'hiver ne restera pas dans les mémoires (ou pas dans le bon sens du terme) ; aussi, on profite de la neige dès qu'elle tombe.

Petit tour en vallée dans une ambiance comme on les aime. L'occasion aussi de tester l'Irix 15 mm.

Belle averse à Bernin
Belle averse à Bernin

Belle averse à Bernin

Les filles attendaient ça avec impatience

Les filles attendaient ça avec impatience

Jeux !
Jeux !

Jeux !

Etang de Montfort bien gelé mais on n'osera pas s'y aventurer

Etang de Montfort bien gelé mais on n'osera pas s'y aventurer

Eglise de Crolles

Eglise de Crolles

Quelques remarques concernant l'objectif Irix :

- vignetage vraiment important à pleine ouverture (autour de 3IL !!!) mais le 16-35 Canon ne semble pas faire mieux, alors... Solutions : rogner une partie de l'image (vous me direz, quel intérêt d'avoir un tel grand angle alors - on comprendra que cela ne fera l'affaire que dans quelques cas où le cadrage serait trop large) ;  fermer le diaph à chaque fois que nécessaire ; quand la pleine ouverture s'impose, éviter des images aux motifs unis et clairs (ciels, étendues neigeuses) dans les angles ; utiliser LR avec précision... ou s'en accommoder ! 

- Piqué vraiment très bon sur la majeure partie de l'image

- Clic infini semblant bien calé

- Aberrations chromatiques semblant fort limitées

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Rédigé par lta38

Publié dans #paysages, #matériel

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Publié le 6 Janvier 2017

Kesako ? Irix est une marque Suisse toute récente d'objectifs photo fabriqués en Corée. Leur promotion il y a un an m'a fait de l'oeil car je cherchais un ultra-grand angle à utiliser sur mon boitier plein format avec le cahier des charges suivant : lumineux, qualitatif, pas trop lourd (ni encombrant), prix contenu.

- J'avais mis de côté toute la gamme des 16-35 Canon. Exit le f/4, qualitatif mais trop peu lumineux ; quand aux "2,8", la version 1 est trop peu qualitative et la version 2 encore un peu juste au niveau de la qualité au regard du tarif. Quant à la 3 qui semble atteindre des niveaux plus confortables sur les mires, son tarif est tout simplement prohibitif pour mon budget de photographe amateur.

- Tamron propose un 15-30 f/2,8 qui semble excellent ; malheureusement c'est un âne mort (1100 g) et quand même 1200€ (justifiés). Récent, on ne le trouve pas encore sur le marché de l'occasion.

J'ai donc regardé du côté des focales fixes.

- Canon 20 mm => vraiment pas terrible. Là on aurait aimé pour une fois être chez Nikon avec le 20 mm f/1,8 (355 g seulement). Mais bon, je n'allais pas mettre 800€ + 150€ dans une bague adaptatrice pour une optique perdant alors l'autofocus. En outre, la focale 20 mm manque un chouïa de champ pour ce que je voudrais faire (16-18 mm semblent l'idéal).

- Sigma 20 mm f/1,4 Art. L'excellence ! Un moment, il était sur ma liste mais encore une fois, entre la focale un poil trop longue, le poids excessif et le tarif au regard d'autres possibilités (voir ci-après), je l'ai abandonné.

Il restait donc deux fabricants plus "marginaux" à étudier : Samyang et... Irix. 

- Le Samyang 14 mm f/2,8 a une bonne presse. Mais, bien que très peu évoqué (tests sur Lenstip et ephotozine), l'Irix n'est pas en reste avec pas mal d'avantages : on grapille encore un demi-diaph avec l'ouverture à f/2,4, on dispose du "clic infini" permettant de faire la mise au point à l'infini sans souci (ces deux optiques sont à mise au point manuelle) et on bénéficie d'un diaphragme à 9 lamelles (les 6 lamelles du Samyang sont pour moi un élément éliminatoire).

J'ai donc opté pour le Suisse. Après hésitation, j'ai laissé tombé la version Blackstone, mieux finie (housse rigide, marquage phosphorescent pour utilisation nocturne sans lampe, joint d'étanchéité supplémentaire et revêtement magnésium), ces quatre options non négligeables certes induisant une augmentation de 220€ ! (d'autant que les deux sont rigoureusement les mêmes du point de vue de la composition optique donc de la qualité d'image).

 

 

Irix 15 mm f/2,4
Voici donc l'irix 15 mm f/2,4 Firefly (479€) monté sur mon Canon EOS 6D. A noter qu'en France, seuls Digit-Photo (référence basée à Metz) et Photo24 (à Paris) distribuent la marque pour le moment.

Voici donc l'irix 15 mm f/2,4 Firefly (479€) monté sur mon Canon EOS 6D. A noter qu'en France, seuls Digit-Photo (référence basée à Metz) et Photo24 (à Paris) distribuent la marque pour le moment.

Premières impressions :

- Malgré les matériaux moins nobles que sur la version Blackstone, la construction inspire confiance. L'objectif est déjà lourd et encombrant (600 g ; 10x11,4 cm) mais cela reste contenu au regard des concurrents pré-cités.

- Malgré cette finition "entrée de gamme", la housse souple ne fait pas trop raccroc et reste un peu meilleure que celle des Canon avec une protection plus rigide de l'avant. En outre, le fabricant propose une belle boîte métallique en plus de l'emballage carton (pas très utile) et un bouchon arrière de rechange.

- La prise en mains est bonne. La bague de mise au point est large avec un ergot en caoutchouc bien pratique. Sa dureté est réglable. Bon point.

- Malgré une lentille bombée, il est possible d'y mettre des filtres vissants car le fabricant a prévu un pas de vis. Pour des raisons d'angle de champ élargi, celui-ci est de 95 mm ce qui implique des filtres à un tarif très très élevé. La pare-soleil (fourni), à baïonnette, dispose d'une petite encoche afin de pouvoir régler le degré de polarisation d'un filtre (polarisant donc), une fois le pare-soleil en place. Bien vu. A noter aussi la possibilité de mettre des filtres gélatines à l'arrière (logement 30 mm).

- Le clic-infini est bien perceptible et se situe à un demi-millimètre du marquage de l'infini. De ce fait, l'échelle hyperfocale est superflue car il est impossible d'avoir cette précision à près d'un centimètre du trait repère de distance de mise au point. On se fiera davantage aux repères d'ouverture indiqués de part et d'autre du trait de mise au point.

Irix 15 mm f/2,4

Reste maintenant le plus important : le retour concernant les images. Des premiers essais vite faits m'ont semblé montrer une qualité bien meilleure sur les bords de l'image que ne le laissaient présager les tests en ligne. A confirmer au plus vite sur le terrain.

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Rédigé par lta38

Publié dans #matériel

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