Publié le 10 Décembre 2019

Cinq copains + une grosse chute de neige + une journée de grand beau temps = des animaux lâchés dans la nature. Après concertation, on change un peu de massif. Direction Celliers et la Lauzière. Une valeur sûre après un gros coup de nord-ouest. Sans les problèmes forestiers de Belledonne. Arrivés au parking, les locaux sont déjà en train de s'activer. On les rattrape rapidement. Ca se relaie à la trace jusqu'à ce que la fusée David prenne la tête. Derrière, personne pour le rattraper alors qu'il dessine un boulevard. Il trace jusqu'au Rognolet. Premier lâcher d'animaux : d'une traite (exceptée la séance photo) jusqu'en-bas. On remet les peaux et rebelotte. On tire à gauche et, deuxième combe avalée à grande vitesse. Re-re-peaux jusqu'au col des Aiguillons. Derrière, la combe est vierge. Et c'est reparti. Il y a avait bien des animaux dans la montagne. Ils avaient deux pattes et deux skis chacun.
La plus belle de la saison à ce jour en terme de qualité de ski. Un peu densifiée par le vent mais du coup, un rebond de dingue et une bien meilleure glisse que quand on s'enfonce dans la grosse poudre. Et comme on a évité les pentes supérieures à trente degrés hormis sur quelques courtes sections, c'était mieux que la poudre qui nous aurait freiné sur les parties les moins raides. Du ski cinq étoiles. Ou presque !

Du monde sur l'autre rive du ruisseau. Un départ plus commode sur une cinquantaine de mètres de dénivelé mais au final, une suite assez longue exposée sous des pentes raides pouvant purger.

Du monde sur l'autre rive du ruisseau. Un départ plus commode sur une cinquantaine de mètres de dénivelé mais au final, une suite assez longue exposée sous des pentes raides pouvant purger.

Ca grimpe et on en prend plein les yeux
Ca grimpe et on en prend plein les yeux

Ca grimpe et on en prend plein les yeux

Dernières pentes du Rognolet
Dernières pentes du Rognolet
Dernières pentes du Rognolet

Dernières pentes du Rognolet

Première descente
Première descente

Première descente

Deuxième montée (deuxième descente trop rapide = pas de photo)
Deuxième montée (deuxième descente trop rapide = pas de photo)

Deuxième montée (deuxième descente trop rapide = pas de photo)

Troisième descente (troisième montée trop rapide = pas de photo)
Troisième descente (troisième montée trop rapide = pas de photo)
Troisième descente (troisième montée trop rapide = pas de photo)
Troisième descente (troisième montée trop rapide = pas de photo)

Troisième descente (troisième montée trop rapide = pas de photo)

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #Lauzière

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Publié le 8 Décembre 2019

En escalade, réussir une voie "à vue" signifie enchaîner tous les mouvement sans repos artificiel et sans connaître la voie. A skis, ce terme désigne l'action de se lancer dans une pente en montant par un autre versant et donc, sans l'avoir repérée...

Comme la veille, je choisis une sortie en décalé. Les conditions sont assez bonnes mais ce n'est plus l'extase du milieu de semaine. Une petite sortie en démarrant à 14h30 suffira. Montée express au jas des Lièvres par la face sud-ouest avec Dédé. Ca chauffe ! Si bien qu'on s'octroie une première descente dans le joli couloir sud, jusqu'au promontoire qui domine Aiguebelle, là où la neige va commencer à monter. L'ami souffre avec ses allumettes. De mon côté, ça passe crème avec 96 au patin un peu lourds. La neige est étonnamment bonne : transformée en surface puis restée froide dessous. On s'enfonce un peu mais avec des skis larges, c'est un réel plaisir.

Remise des peaux et remontée au sommet où on temporise en attendant Christophe, fraîchement revenu d'Alsace. Le trio se forme au sommet au coucher du soleil (derrière les nuages annonciateurs de la perturbation à venir). L'idée est de descendre par le couloir nord mais emporté par mon enthousiasme, je zieute l'entrée directe. C'est bien raide mais en grosse poudre. Sans trace. Très tentant à vue. Je descends les cinquante premiers mètres jusqu'à rejoindre deux traces de prédécesseurs ayant contourné le mur sommital. Et là, surprise : ils ont remis les crampons pour franchir un ressaut mal enneigé. N'ayant pas les outils, tout en étant en contact vocal avec mes compères, j'imagine une traversée pour aller chercher un contre-couloir probable. C'est hyper raide et les rochers ne sont pas loin. Et ça se termine bien exposé au-dessus de barres. J'envisage de remonter mais la quantité de neige m'en dissuade. On s'enterrerait jusqu'au ventre et la nuit arrive. Incitant mes camarades à prendre le facile couloir d'angle, je traverse prudemment, bâton amont planté au mieux à l'envers et rejoins la pente exposée où l'inclinaison est un peu moins raide. Un virage et me voici dans le bon sens. Un peu de gratonnage encore sur un passage à cinquante degrés et hop, je retrouve les traces des cramponneurs. La suite devient une formalité. Je rejoins le cône où j'attends mes amis. On sort la frontale pour terminer la course. Neige correcte mais assez tracée par les skieurs venant des Sept-Laux, comme d'habitude. Et quand même des cailloux pas loin. Nous sommes ici à moins de 2000 m et l'enneigement est encore un peu juste quand on connaît l'état de la montagne en été et ses monstres blocs. La chute à venir sera bienvenue. Quelques minutes de marche dans la forêt nous amènent au véhicule au niveau de la colonie. Encore une fort belle sortie avec un peu d'adrénaline.

Face sud du Jas
Face sud du Jas
Face sud du Jas

Face sud du Jas

Face nord à la nuit tombante. En réalité, bien plus sombre que ça n'en a l'air sur la photo.

Face nord à la nuit tombante. En réalité, bien plus sombre que ça n'en a l'air sur la photo.

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #Belledonne

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Publié le 8 Décembre 2019

La neige arrivée début novembre d'un coup d'un seul après (quasi)absence totale de prémices septembro-octobriennes a sonné le glas des grimpeurs de montagne sèche, tout en préférant le clairon pour les amateurs de glisses. Cette situation favorable aux skieurs s'est prolongée durant le mois qui a suivi avec plus de 300 mm d'eau au pluvio en plaine. Vilaine fin d'automne, beau début d'hiver.

Cette situation donne le sourire aux professionnels de la montagne. Je pense en particulier aux stations de ski iséroises qui souffrent beaucoup du réchauffement de par leur altitude relativement basse et leur position à l'ouest des Alpes les rendant particulièrement sensibles aux redoux. Lans-en-Vercors a pu, par exemple, s'octroyer une ouverture anticipée exceptionnelle à la mi-novembre. Et la neige à venir lundi pourrait permettre de démarrer la "vraie" saison normalement. Il faut saluer particulièrement ces stations qui, malgré toutes les imbécilités que l'on peut lire notamment sur les fora, pratiquent des tarifs moins chers (hormis les tentaculaires domaines de Huez et des 2 Alpes) que ce que l'on trouve dans les autres départements alpins français de grand ski (de piste) : du nord au sud, 74, 73, 05, 04 et 06. Avec de surcroit, des extensions ou projets d'extensions limités et/ou avortés ces dernières années, a contrario des massifs de Savoie. Dernier gros projet en route chez les voisins du septante-quatre, les liaisons entre la Clusaz et, notamment, le Grand Bornand et le massacre d'espaces restés vierges entre deux domaines déjà très étendus. Alors que la demande est en baisse systématique depuis les années 90, on continue à vouloir s'étendre... Je ne m'étends pas davantage ici. On connaît la musique et les arguments fallacieux. Beau début d'hiver, vilaine fin d'automne...

Ces arguments fallacieux, on les retrouve chez notre macaron national avec la nouvelle (ça n'en finit plus...) réforme des retraites. Notamment le : "Il faut arrêter avec les régimes spéciaux qui favorisent certains". Bon sang, on voudrait donc mettre tout le monde sur un pied d'égalité ? Mais c'est une bien bonne idée ! Du coup, on va dépouiller Bernard Arnaud pour rhabiller la petite infirmière ? On va lisser tous les salaires ??? Evidemment non. Et puis ce n'est tout simplement pas possible. Mais de grâce, ne parlons alors pas d'un traitement égal pour tout le monde. La vérité est bien sûr ailleurs. Des finances de l'état qui, malgré les différentes réformes passées, sont alarmantes pour les années à venir. Un système complexe que je ne suis pas en mesure de contester. Je n'en ai ni la connaissance, ni les moyens. En revanche, je suis totalement opposé à cet asservissement du peuple comme durant les Moyen-Âge ou l'Antiquité. Du pain et des jeux. Cette réforme sera une catastrophe pour beaucoup de français aux revenus modestes à qui supprimer 10 ou 20% serait catastrophique. En revanche, vous pouvez diviser par dix la fortune de notre cher Bernard : son train, son confort de vie ne seront absolument pas bouleversés. Je n'ai rien contre cet homme qui a peut-être bénéficié de la chance mais qui a aussi eu la "lumière" pour devenir ce qu'il est. Mais si les finances d'un pays sont inquiétantes, ne faut-il pas plutôt passer par la case solidarité ? Ne faut-il pas plutôt aller chercher l'argent chez ceux qui en ont suffisamment plutôt que chez ceux qui sont déjà en mode survie ? Cette absence de compassion, de bienveillance, de solidarité, de la part d'un gouvernement me débecte. A leur décharge, je sais que c'est compliqué dans cette société capitaliste mais à coups de petites avancées, cela reste possible. Et des petites avancées, il n'y en a jamais ! Vilaine fin d'automne.

La poudre arrive ce lundi, beau début d'hiver. La pluie devrait revenir ce week-end, vilaine fin d'automne...
Beau début d'hiver ou vilaine fin d'automne  ?

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #Belledonne

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Publié le 7 Décembre 2019

Je n'y aurais pas cru. Quand on voit les dégâts occasionnés par le vent sur certaines pentes orientées ouest, je ne pensais pas trouver la face occidentale de la cime de la Jasse dans d'aussi bonnes conditions. Une intuition de David que je remercie ici, lors de son passage au sommet la veille "ça semblait pas pire vu d'en-haut". (début du cambrage). L'ami met du coeur à l'ouvrage pour combler son retard en nombre de services rendus. Je salue son initiative. (fin du chambrage).

Départ de Prapoutel en milieu d'après-midi. Il ne va pas falloir trainer. Montée efficace par les pistes jusqu'au lac de la Jasse. Je choisis la crête de Bédina pour le soleil. Nickel. Ensuite, une bonne trace me mêne au sommet.

Lait en poudre

Je plonge dans le couloir nord-est, pensant y trouver de la bonne poudre. Que nenni ! Il a pris le vent. Descente tantôt cartonnée, tantôt dure, tantôt poudreuse. On ne peut enchaîner. Dommage. Remontée par une bonne trace versant nord jusqu'au sommet. La fin de journée est déjà là. Petit coup d'oeil au décor qui s'embrase et go pour une belle descente poudreuse sur 600 m avec de rejoindre les pistes bien préparées pour la suite. Je ne pensais pas faire du si bon ski cet après-midi.

Lait en poudre
Lait en poudre

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #Belledonne

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Publié le 5 Décembre 2019

Je ne bois plus de lait de vache pur. Depuis 2014. Suite à des tendinites au moment où je forçais le plus en escalade, des conseils avisés m'ont amené à modifier mon alimentation. Bon, depuis, je suis globalement revenu à ce qu'il en était avant mais en faisant attention à certains points : plus de lait de vache pur, de manière générale, moins de lait de vache (moins de beurre, crème, davantage de fromages de chèvre...) et moins de pain blanc avec farines trop raffinées concentrées en gluten. Résultat : zéro tendinite. Une piste à explorer si vous avez ce genre de souci. Bon, cela n'a pas évité une rupture de poulie en mars dernier. Mais tous les ingrédients étaient réunis pour que cela arrive : soirée de grosse fatigue (j'avais même failli annuler la séance du soir), bourrinage à froid sur une arquée, avec seulement deux doigts (3 et 4) dans la prise au lieu des trois habituels (voie que je connaissais par coeur)... Mais je reste convaincu que le lait de vache n'est pas une bonne chose pour les articulations.

Après le gratin dauphinois (à la crème bien sûr !), le lait sans crème donc. Le minimum syndical pour le massif de la Chartreuse où le ski reste encore anecdotique de par son altitude culminant à 2000 m (et bien souvent 1700-1800), au-dessus de forêts musclées et de parking encore bien secs. Une des rares possibilités : la dent de Crolles bien sûr. L'occasion d'essayer avec les skis pour la première (personnelle) de cette saison. Et ça passe ! Si l'enneigement demeure minimaliste dans la prairie sous 1600 m, le petit regel du soir m'aura permis de limiter les touchettes. De même que sur la route, en naviguant sur les bords grâce à une bande de neige minimaliste jusqu'au parking. La qualité de la neige aura été globalement moyenne : très bonne (poudre) sur les cent derniers mètres, lourde ensuite puis une pseudo transformée pas désagréable dans la prairie. Une dent très écrémée donc, à peine blanche, mais skiable quand on connaît bien le secteur. Patience. Nous ne sommes que début décembre et ne nous plaignons pas : on a déjà allègrement passé la barre de la dizaine de sorties grâce au massif juste en face  : Belledonne.

Lait écrémé
Lait écrémé
Lait écrémé
Lait écrémé

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse, #Chartreuse

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