Publié le 25 Mars 2020

Confinement, jour 9. Le blog est à jour. Pas de véritable sortie depuis le dimanche précédant le confinement. Des bricoles d'entretien avec les filles ; j'estime avoir la chance d'être très bien entouré et d'habiter une région et un secteur "pas pires"... Je me pose une question en cette période de confinement. La planète respire d'un certain côté. La pollution est à son niveau le plus bas. Le bruit aussi. Un monde à l'arrêt. Historique. Une trêve pour la nature. Et du côté des animaux ? Ressentent-ils déjà ce changement ? Ont-ils modifié leurs habitudes au point de davantage se montrer en journée ? Pour cela, il faudrait être sur le terrain... Peut-être que les caméras automatiques nous apporteront quelques réponses... si les piles veulent bien tenir le coup.

Pour autant, les cons sont toujours sur le qui-vive. Prêts à dégainer. La preuve avec ce lynx probablement braconné durant le con-finement. Triste vie que celle de ceux qui en sont rendus à de tels actes. il faut être sacrément tourmenté...

Je n'ai, pour le moment, pas l'envie de disserter au-delà sur la crise sanitaire actuelle. Le monde s'excite sur les réseaux sociaux (pour le coup, il n'y a plus que ça pour échanger) ; chacun y va de sa grande expérience personnelle sur le plan de la médecine. Une expérience acquise après de longues secondes d'études. Pour ma part, je fais confiance aux soignants. A leur force, leur investissement. Leur capacité aussi à recouper leurs informations. Faire les bons choix, les bons compromis. Accepter un mal modéré pour un grand bien. Ou refuser un petit mal quand il n'y a pas (encore) de mal à combattre. Je ne suis pas de la partie. Alors, j'en reviens à mon domaine de compétences. En attendant de savoir si les animaux sont de sortie plus qu'à l'accoutumée, voici en images quelques parties de cache-cache avec eux. 

Faon de cerf trouvé après une observation méticuleuse et une recherche méthodique. Ne pas le toucher...

Faon de cerf trouvé après une observation méticuleuse et une recherche méthodique. Ne pas le toucher...

Chouette hulotte au camouflage

Chouette hulotte au camouflage

Un cerf qui ne daignera jamais montrer son visage en entier

Un cerf qui ne daignera jamais montrer son visage en entier

Les boules ce jour-là : l'aigle (royal) vient se poser à quelques mètres de mon affût sans jamais changer de branche !

Les boules ce jour-là : l'aigle (royal) vient se poser à quelques mètres de mon affût sans jamais changer de branche !

Grand-Duc : très fort grossissement (digiscopie + recadrage) après une recherche minutieuse à la longue-vue

Grand-Duc : très fort grossissement (digiscopie + recadrage) après une recherche minutieuse à la longue-vue

Lagopède alpin : combien de fois les avons-nous ratés ?

Lagopède alpin : combien de fois les avons-nous ratés ?

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Rédigé par lta38

Publié dans #animaux

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Publié le 14 Mars 2020

Une collective à la Dent était prévue le mardi suivant. On y croit encore. C'est dingue comme les mentalités de chacun d'entre nous ont évolué de jour en jour ces derniers temps. L'idée était de monter vérifier que l'enneigement y est suffisant, tout en laissant les habituelles touffes de rhododendron de fin de saison indispensables à une descente ludique. Il faut dire que cette année, l'enneigement de ce sommet emblématique touche déjà à sa fin. Parking à 1200 m, bas de face à 1400 m plein soleil (ouest) et sommet à 2062 m avec un ensemble globalement sud-ouest. Avec un hiver aussi faible en neige de moyenne montagne, comment pouvait-il en être autrement ?
Sur ces dix dernières années, j'ai noté la date du 31 mars comme dernier jour skiable de manière raisonnable (portage limité sur la route, prairie sans déchaussage mais avec quelques facéties). Mardi, nous serons le 17 soit grosso modo quinze jours avant la date. C'est ce que je disais à Cécile en montant lors de cette reconnaissance. Cette année, le printemps a 15 jours d'avance en moyenne montagne, au moins autant en plaine. Et encore, sur la moyenne de ces dix dernières années. Je ne veux même pas entendre parler des années 80.

Avouons-le, ce repérage était inutile : d'abord parce que cette fois, le confinement se profile à l'horizon (mais j'avoue qu'à ce moment-là, je ne pensais pas que les restrictions seraient ce qu'elles sont devenues) mais aussi parce que connaissant par coeur ce sommet, je sais bien que lorsque l'on voit la prairie quasi sèche de loin, elle est encore loin d'être sèche. Mais bon, comme ça je pourrai rassurer les invités sur des preuves irréfutables...

Au final, il n'y aura pas d'invité puisque le rassemblement tombera à l'eau (je l'annulerai avant les déclarations de Macron) et ce sera la dernière Dent à skis de la saison, à moins de retrouver la liberté pas trop tard au printemps et qu'une glaciation subite (ce qui n'est pas rare) vienne remettre le terrain propice à la glisse.

Et sans oublier la qualité de ski quand même : sans doute la meilleure de la saison. Une crème de haut en bas en attaquant à 14h30. Les Ronin 98 ont bien fait leur baptême du feu !

La dernière Dent à skis de la saison ?

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Rédigé par lta38

Publié dans #Chartreuse, #ski-glisse

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Publié le 14 Mars 2020

« C’est vendredi 13 aujourd’hui, ça porte malheur ! »

Tels étaient les mots de ma grande fille Stella en partant ce matin au collège. En rigolant, je lui répondais que tout ça, c’étaient des conneries…

SMS du frérot sur le coup des 10h :

« Merde Cambon ! »

Un autre dans les secondes qui suivent.

« Tu as su pour Cambon ? »

Quoi ?!!? Hein ?!! Nooonn !!!!!

La nouvelle tombe tel un couperet. Notre Jean-Mimi national nous a quittés. En équipant les rochers de Ponsonnas, un éboulis vertical comme il aimait le nommer, l’ami s’en est allé. Une faute ? Un bloc sournois ? Peu importe. La conséquence est sans appel. On entend d’ici les parois de l’Oisans pleurer. En fait, j'avais raison. Ce n'est pas un malheur, c'est un séisme, une inondation de degré 8 sur l'échelle de Notre-Dame !

En quelques dizaines de minutes, les commentaires affluent sur la toile. La communauté montagnarde est abattue. Comme il l’écrivait lui-même dans ses topos : quel con mais quel con ! La pilule ne passe pas. L’animal devenait pourtant extrêmement prudent. De plus en plus. Après avoir bravé les grandes parois des Alpes telles la face sud du Fou ou la Walker avec Jean-Marc Boivin et dit lui-même qu’il ne voulait/pouvait plus suivre le rythme effréné de son acolyte, après avoir ouvert, avec le même matériel désuet, des voies engagées comme la directe nord à l’Olan avec son compère Bernard Francou, il était devenu maître dans l’ouverture de grandes voies (plus ou moins difficiles) avec équipement à demeure systématique. D’abord des lignes équipées du bas dans les années 80 puis de plus en plus régulièrement du haut, notamment après son écrasement sur une vire qui lui avait coûté les calcaneums. Avec, au fil des ans, l'ouverture de voies pour qu’elles soient répétées, i.e., avec un équipement réfléchi concernant la sécurité. Au début des années 2000, il découvre les rochers de l’Homme à Chamrousse et y fait une exploration systématique comme il le faisait à Ailefroide, à la tête d’Aval ou à la tête de la Maye dans les Ecrins. Les voies Cambon deviennent alors presque systématiquement équipées béton. Pour rendre accessible au plus grand monde l’escalade en grande voie, il ne faisait aucune concession. Un travail titanesque. La dernière fois que je l’avais rencontré sur les parois matheysines, j’avais ironisé en arrivant au relais d’où il s’apprêtait à descendre en rappel :

- Tu n’as pas été avare en points, j’en ai clippé un sur deux tout le long !  (rires)

- Sache, mon biquet impertinent, que si tu avais été là, tout seul, avec ce rocher décomposé, tu n’aurais pas fait le mariole !

De la répartie, il n’en manquait pas. J’adorais les conversations avec lui. Empreintes d’humour et de tacles à hauteur des chevilles quand cela se justifiait à ses yeux. Mais on sentait toujours au fond une profonde gentillesse.

D’autres l’auront davantage connu que moi pour mieux en parler. Mais Jean-Michel, c’était aussi un ultra-passionné-engagé. Je l’ai croisé en tant qu’instituteur (de très haute montagne) mais surtout en tant qu’équipeur. Si aujourd’hui, on devait retenir un nom ayant oeuvré pour l’équipement de grandes voies faciles et accessibles au plus grand nombre, ce serait Jean-Michel. Quel grimpeur aujourd’hui n’a pas escaladé une voie Cambon ? Combien de plaquettes lui doit-on dans nos montagnes ? Sans compter tout le reste : l'équipement des vires d'accès, les sentes taillées à la pioche...

Chaque rencontre avec le Maître me faisait le plus grand plaisir. Régulièrement, il me disait : « Mon petit Lio, je viens de terminer une nouvelle voie ; va voir, tu me diras ce que tu en penses, voilà le topo ! Mais tu le publies pas tout de suite hein ?!!? »

Au-delà de son oeuvre, Jean-Michel militait pour la mémoire montagnarde. Il lui tenait à coeur de rendre hommage à celles et ceux qui nous permettent de grimper. Que ce soit les ouvreurs, les réalisateurs de topos… Il m'avait beaucoup encouragé dans l'écriture de mon "Belledonne Escalade". Il faisait partie du petit groupe à l’origine de l’Appel des Ouvreurs et qui avait lancé cette lettre à la communauté sur les dérives de la non-maîtrise des topos électroniques et notamment, l’oubli de citation, de mémoire, des pionniers, des auteurs ; en résumé, de ceux grâce à qui nous grimpons. Un état d’esprit que je salue car on a trop tendance aujourd’hui à faire de l’escalade une consommation superficielle. Il n’était pas opposé aux nouveaux moyens de communication. Bien au contraire. Mais il était déçu de certains comportements qui en découlait. C’était aussi une partie de son noble combat.

Enseignant, père de famille, grimpeur, équipeur, engagement… mais aussi une plume d’enfer. Connaissant certaines de ses tirades par coeur, je prends toujours autant de plaisir à les relire une énième fois, avec le même fou-rire. Un condensé de rappels à la prudence, taquineries, ironies, hommages… le tout empreint d’une vérité difficile à contredire sans une dose de mauvaise foi. Son humour, sa verve, son enthousiasme, son talent d'écriture tout simplement, on le retrouve dans son topo "Oisans Nouveau Oisans Sauvage", qui fait date depuis fort longtemps. Réédité à de nombreuses reprises, il fait cohabiter ce qu'il appelle le terrain d'aventure (aujourd'hui "Trad"), l'Oisans sauvage, et les voies équipées, l'Oisans nouveau. Etendu à Belledonne sud, à la Matheysine et au Dévoluy. Un ouvrage de référence, aujourd'hui décliné en deux gros pavés (ouest et est). S'il ne fait pas encore partie de votre bibliothèque, il est encore temps. Ce livre est sans discussion possible la bible de l'"Oisans-Ecrins". Et il n'y aura pas de réédition... 

Le père Cambon ne laissait personne indifférent. Très souvent, on l’adulait pour l’ensemble de son oeuvre. Parfois, la critique était acerbe contre certaines de ses idées et de ses actions comme l’intérêt de sikater et ferrailler un rocher déliquescent. Fallait-il équiper ici ? Fallait-il mettre autant de points ? Mais au final, ces voies dont la légitimité était peut-être discutable, ne représentaient qu’une infime proportion de ses réalisations. Et comme il se plaisait à le dire, tout ça, c’est pour rire. Grimper reste un amusement et il ne faudrait quand même pas trop se prendre au sérieux. "Si on n’aime pas, on peut aussi passer son chemin" s'amusait-il à dire aux grimpeurs de niveau 7 et plus. En ajoutant qu'on avait aujourd'hui suffisamment le choix dans nos montagnes pour parcourir des voies qui correspondent à nos attentes et délaisser les autres sans privation. Et c’est finalement aussi ce recul qu’on appréciait chez Jean-Michel.

Aujourd’hui, la communauté alpine pleure. Ce ne sont pas des larmes mais des torrents qui coulent au pied de la Meije ou de la Dibona. La suite sera difficile. Quel vide immense pour nous tous ! Pour Babeth, sa compagne ! Pour Sylvain et ses autres fils ! Pour ses amis proches avec qui il a beaucoup grimpé ; la liste serait bien trop longue et incomplète ici ! Pour moi qui n’aurai plus l’immense plaisir de croiser son chemin et de le charrier sur une énième discussion à espace Vertical ou au sommet d’une voie. Pour nos montagnes !!

Nous allons continuer à grimper, à skier, à vivre. Mais rien ne sera plus comme avant. Désormais, tu ne seras plus là pour nous ouvrir la voie. Pour autant, nous te t’oublierons pas. Il ne sera pas un endroit en Oisans où je ne t'entendrai pas continuer à me taquiner. Nous continuerons à grimper tes voies avec le même plaisir. Ton oeuvre est monumentale et la communauté alpine t’en remercie du fond du coeur. On se console un peu en sachant que tu es parti en faisant ce que tu aimais. Avec une vie bien remplie. Loin des blablas d'en-bas. Merci mon Jean-Mi. Ton p’tit Lio.

Avec François Kern au trident de Cognet (2018), une de ses dernières réalisations qui est déjà devenue un must de grande voie facile équipée

Avec François Kern au trident de Cognet (2018), une de ses dernières réalisations qui est déjà devenue un must de grande voie facile équipée

Avec Stéphane Bauzac aux rochers de l'Homme dans Chourmo (2014), une des plus belles créations du Maître sur le site. (7a, 6b obl.)

Avec Stéphane Bauzac aux rochers de l'Homme dans Chourmo (2014), une des plus belles créations du Maître sur le site. (7a, 6b obl.)

Avec Stan Laurent à la Meije dans l'Ivresse (2013), une voie Cambon-Chapoutot exceptionnelle (6a, 5c obl.)

Avec Stan Laurent à la Meije dans l'Ivresse (2013), une voie Cambon-Chapoutot exceptionnelle (6a, 5c obl.)

Avec François Gouy dans la Walker de Livet (2005), la plus longue voie entièrement équipée (du monde ?) sur plaquettes by JMC (6c, 6a+ obl., 35 longueurs)

Avec François Gouy dans la Walker de Livet (2005), la plus longue voie entièrement équipée (du monde ?) sur plaquettes by JMC (6c, 6a+ obl., 35 longueurs)

Avec Julien Pierson dans Ranxerox à la tête d'Aval (2017), un de ses plus belles voies toutes confondues. Un mythe ! (7a, 6b obl. 24 longueurs).

Avec Julien Pierson dans Ranxerox à la tête d'Aval (2017), un de ses plus belles voies toutes confondues. Un mythe ! (7a, 6b obl. 24 longueurs).

Deux bouquins à lire et à relire absolument

Deux bouquins à lire et à relire absolument

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Rédigé par lta38

Publié dans #escalade-alpi, #portraits

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Publié le 11 Mars 2020

Ce titre a été choisi a posteriori puisque ce billet est rédigé une semaine après la réalité. Le matin même, j'ai beaucoup hésité à proposer aux filles une sortie en station. 
Contre :
- On revient de vacances et on vient de faire du bon ski en Maurienne.
- les conditions ne sont pas terribles : ce sera mou.
Pour :

- Les vacances sont terminées ; il ne devrait pas y avoir grand monde
- Les vacances sont terminées, on repasse au tarif basse saison (9,80€ les 4 heures pour les filles aux 7 Laux avec la Cinesnowcard)
- Il fait grand beau et chaud.

Il n'en faut pas plus pour me décider. Ce que je ne pensais pas encore ce jour-là, c'est que la station fermerait quelques jours après suite à la crise causée par le Covid-19. Bien m'en a pris, ce sera donc la dernière sortie de ski alpin pour les filles de cette saison 2020. Une saison assez bien remplie jusque là pour elle. Reste à voir si elles pourront la terminer par deux ou trois randonnées.

Comme prévu, des pistes calmes, un franc soleil et une neige molle. Mais pas si pire à skier et de quoi se lancer dans les pistes raides (les Faucons...) qu'habituellement nous évitons lorsqu'elles sont criblées de bosses gelées.

Et compte tenu de la mer de nuages qui s'est formée à la mi-journée, ici mieux qu'en bas.

La dernière de la saison ?

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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Publié le 8 Mars 2020

De retour de Norvège puis de Maurienne et il reste un dernier jour avant la reprise. Grand beau. Poudre ? Probablement. Ayant été déconnecté de Belledonne quelques jours perturbés, je ne reconnais pas trop mon massif qui a pris un petit coup d'hiver. On verra bien ; je pars pour le Collet-d'Allevard histoire d'aller faire un tour sur l'envers. Je n'ai pas l'intention de faire un gros dénivelé ni de rentrer tard ; aussi je prends les skis larges (100 au patin) et les chaussures lourdes (4 crochets, 2700 g) pour appuyer sur le côté plaisir en descente.

Arrivé au sommet des Plagnes, je m'aperçois qu'il y a peu de traces de l'autre côté mais que du coup, il y a aussi la trace de remontée qui est faite. Intéressant tout ça. Je me lance, premier virage, deuxième. Pouah les conditions !!! Descente en grandes courbes et me voilà très vite 400 mètres plus bas sur le replat d'Orgeval. Je remets les peaux. Et là, je commence à me dire que j'aurais dû prendre des chaussures plus légères. Dans ce type de neige (poudre pas trop profonde, ultra-légère et donc très facile à skier sans fatigue), il n'y a pas besoin de chaussures trop rigides pour le type de ski que nous faisons. De même de skis trop larges. Certes les 85 auraient été un peu justes à mon goût (notamment trop légers) mais avec les 94 et les Gignoux aux pieds, c'eut été le meilleur combo. Mais l'heure n'est pas aux regrets. Une fois en-haut, je me pointe au niveau de la corniche située à l'arrivée du télésiège. Il y a du monde au balcon. La grande pente la plus raide juste derrière donne dans une large combe 250 mètres plus bas et est toujours intégralement vierge. Go ! Compte tenu de la raideur du départ, je ne me retourne pas car ça devrait partir en petite coulée. Douze virages plus bas, c'est plié. Et effectivement, ça a un peu coulé derrière moi. Deuxième remontée du versant est. Je ne peux pas en rester là. Alors go pour une troisième ligne en optimisant des portions encore vierges. C'est toujours aussi bon. Le dénivelé commence à s'accumuler. Bien plus que prévu. On remonte une troisième fois donc... Pour redescendre une quatrième fois par un couloir plus au nord donnant sur Clapier. Des conditions assez incroyables jusqu'à l'entrée de la forêt. Bon, il faut encore tout remonter maintenant et en plus, il faut tracer. 14h. Je suis au sommet. La neige commence très légèrement à s'alourdir. Les jambes aussi. Allez, on plie tranquillement jusqu'à la voiture.

Une sacrée matinée de poudre pour finir les vacances !

Un aperçu des conditions... l'heure n'était pas à faire des photos !
Un aperçu des conditions... l'heure n'était pas à faire des photos !
Un aperçu des conditions... l'heure n'était pas à faire des photos !
Un aperçu des conditions... l'heure n'était pas à faire des photos !

Un aperçu des conditions... l'heure n'était pas à faire des photos !

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Rédigé par lta38

Publié dans #Belledonne, #ski-glisse

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