Publié le 24 Mars 2018

Ce matin, je suis seul avec ma petite Emie (huit ans), une occasion pour une sortie de ski de randonnée initiatique. Emie a déjà fait de cette façon quelques randonnées avec portions tractées ou en totale autonomie : Charmant Som par la route puis jusqu'à 100 m du sommet, Grand Rocher jusqu'à l'épaule, pré de l'Arc, col des Ayes, Emeindras, Plagnes...

Cette fois-ci, ce sera un vrai sommet avec Pravouta par la face est ; une montée et (donc) une descente avec un passage assez raide qu'il faudra gérer.

Petit retour (et mode d'emploi) sur cette sortie qui a comblé aussi bien l'enfant que le père.

- 9h30. Départ du parking du Coq. C'est longuet au départ avec la route. Au second lacet, je sors l'élastique pour un petit coup de pouce. Avec le matériel d'Emie (skis d'approche avec chaussure d'alpin sur laquelle j'ai rajouté des inserts), on a la légèreté en montée mais pas le débattement. Les plats ne sont donc pas un endroit pour optimiser le glissé.

Départ sur la route enneigée

Départ sur la route enneigée

- 10h15. On sort de la forêt et on remonte la pente jusqu'au col des Ayes. Surtout, ne pas prendre l'habituelle trace qui attaque directement la face est : c'est raide et il y aura des conversions. Ce sera pour plus tard. Pour le moment, il faut gérer la position pour comprendre l'adhérence des peaux.

Prairie sous le col des Ayes : le trou au niveau du ruisseau donne une idée de l'épaisseur de neige à 1500 m
Prairie sous le col des Ayes : le trou au niveau du ruisseau donne une idée de l'épaisseur de neige à 1500 m
Prairie sous le col des Ayes : le trou au niveau du ruisseau donne une idée de l'épaisseur de neige à 1500 m

Prairie sous le col des Ayes : le trou au niveau du ruisseau donne une idée de l'épaisseur de neige à 1500 m

- Au col des Ayes, on suit un instant l'arête au niveau des piquets en bois, jusqu'à ce que la face se redresse. Ainsi, il est possible, en une grande traversée ascendante en face est, de faire la montée jusqu'à l'arête sans aucune conversion. Lorsque la neige est stable, c'est la solution la plus économique pourtant rarement utilisée par les randonneurs qui préfèrent aller faire des conversions dans le raide. A l'heure qu'il est (autour de 11h en T.U. +1) et avec ces températures fraîches pour la saison, la neige commence à transformer. C'eut été moins bon plus tôt avec le regel et, je dirais même, quasi impossible pour un enfant à ce stade là de l'apprentissage. Là, ça passe crème avec le Papa juste en-dessous, prêt à parer une glissade (il y en aura deux).

Traversée en face est
Traversée en face est
Traversée en face est

Traversée en face est

- Une fois sur l'arête, On remonte droit. Ca aide aussi a bien comprendre la tenue des peaux. Pour le dernier ressaut vraiment raide, Emie passera à pied sans souci.

L'arête terminale facile
L'arête terminale facile

L'arête terminale facile

Pause sommet

Pause sommet

- Pour la descente, le mieux est la pente directement sous le sommet car rejoindre l'itinéraire classique oblige à utiliser de, certes courtes, contre-pentes bien raides. Il y a un premier mur mais on retrouve un replat en-dessous (replat absent plus au sud). Le second mur est un poil moins raide et la face a moins d'ampleur. On se paie même le luxe de passer dans les bois en coupant les deux premiers lacets de la route : nickel pour Emie. Bravo ma championne !

Calotte sommitale

Calotte sommitale

Dans la partie la plus raide

Dans la partie la plus raide

Bas de la face est

Bas de la face est

Prairie sous le col des Ayes
Prairie sous le col des Ayes

Prairie sous le col des Ayes

Tout sourire à l'entrée de la forêt

Tout sourire à l'entrée de la forêt

Un petit film sans la GoPro étant donnée que je l'avais bien prise mais sans la carte mémoire (la guenille)

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 23 Mars 2018

Il ne manquait pas grand chose pour que la neige soit bien transformée dans le pas de l'Oeille. C'eut été toutefois du très bon ski en descendant une demie-heure plus tôt. C'était sans compter sur ce nuage qui a joué avec nous, pour le plus grand plaisir des yeux mais aussi pour aider la neige à commencer son regel un tout petit peu plus tôt que d'habitude, bien aidé par les températures dignes d'une fin janvier.

La bonne surprise reste Cécile que je retrouve en-haut des falaises et qui n'était jamais montée au sommet à skis. Ce vide sera comblé avec brio. De même que Pierre-Louis et Régis trouvés au parking avec qui je ferai la montée (et la descente). Toujours sympa de rencontrer les copains.

Il y en aura d'autres à skis car les quantités de neige sont impressionnantes.

Pour info, ça skie au parking 1200 m sans souci pendant encore un bon moment malgré l'altitude et l'orientation (plein sud). Au pire, il y aura quelques courtes interruptions mais le portage sera très très limité.

Splendide nuage. Lumière terrible

Splendide nuage. Lumière terrible

Pierre-Louis dans le bas du pas, avant de retrouver la croûte

Pierre-Louis dans le bas du pas, avant de retrouver la croûte

Derniers rayons sur fond de Pravouta

Derniers rayons sur fond de Pravouta

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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Publié le 22 Mars 2018

La météo a beau ne pas vouloir y mettre du sien avec des températures dignes d'un mois de janvier (jusqu'à -4°C en vallée du Grésivaudan et -15°C à Chamrousse ce qui n'est pas si courant même en plein hiver), le printemps fait quand même son entrée.

La météo ne peut rien contre les jours qui augmentent ; contre le soleil qui prend quelques degrés dans le ciel et malgré des minima fort basses, la température finit par devenir peu à peu agréable au moindre rayon de soleil. Les limites skiables remontent tout doucement. Sur l'Isère, on chausse vers 1000 m sur les meilleures spots en versant nord ; au pire cent ou deux-cents mètres plus haut. Les faces sud restent très bien enneigées dès 1300 m mais cette limite va commencer à évoluer.

L'occasion de commencer à ressortir le vélo puis les baskets. Plusieurs petites balades avec les filles autour de la maison cette semaine, jusqu'à une petite trentaine de kilomètres à vélo. Envie de faire joujou avec les nouvelles baskets. Adidas Terrex commercialisera tout bientôt cette nouvelle Two Boa. Un serrage Boa bien pratique comme son nom l'indique, et, pour les allergiques à ce blanc, d'autres coloris disponibles. Pour les autres, il pourront bénéficier d'une chaussure en matériau brut sans colorant donc à impact environnemental réduit.

Les habitués de ce blog se demandent sans doute "mais qu'a-t-il pu bien faire ce 22 mars, avec une si belle météo ?". Eh bien le 22, c'était les onze ans de ma grande Stella et c'est elle qui a choisi le programme : ce fut restau le midi avec son Papa et vélo au soleil l'après-midi. Le ski attendra. Il y a encore pour des semaines ! Pour le resto, une adresse : Las Brasas, à Crolles. Restaurant uruguayen ; prix raisonnable, menu de qualité et propriétaires d'une grande gentillesse. 

A vélo avec Stella : passerelle sur le torrent du Carré entre La Terrasse et Lumbin

A vélo avec Stella : passerelle sur le torrent du Carré entre La Terrasse et Lumbin

Arrivée à Bernin à vélo

Arrivée à Bernin à vélo

La Two Boa blanche. On aime ou on aime pas. Essayée lors d'un petit tour de cinq kilomètres en trottinant avec les filles. D'autres sorties viendront. A noter que la marque travaille sur un spray 100% naturel permettant de lui rendre sa blancheur après salissures. Affaire à suivre.

La Two Boa blanche. On aime ou on aime pas. Essayée lors d'un petit tour de cinq kilomètres en trottinant avec les filles. D'autres sorties viendront. A noter que la marque travaille sur un spray 100% naturel permettant de lui rendre sa blancheur après salissures. Affaire à suivre.

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Rédigé par lta38

Publié dans #vélo, #nivo-météo

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Publié le 19 Mars 2018

C'est la mode des doudounes légères. On retrouve sur le marché des dizaines de modèles adaptés aux sorties en montagne et même à la ville. Jott l'a bien compris et inonde le marché en touchant de près les citadins. Il faut reconnaître que la doudoune est un vêtement de premier ordre : chaud, compressible et léger. L'été, il m'arrive de ne partir en sorties avec nuitée qu'en tee-shirt manches longues (on relève les manches lorsqu'il fait chaud) avec un mini coupe-vent en seconde couche et comme unique vêtement véritablement chaud, une doudoune légère en fond de sac.

J'ai eu la chance de pouvoir utiliser en Norvège (et pour d'autres utilisations depuis), le modèle Adidas Terrex Climaheat Agravic en tant qu'ambassadeur de la marque. On pourra d'ores et déjà penser que le retour peut être biaisé mais je tiens à rester fidèle à mon éthique qui consiste à ne pas mentir à mes lecteurs. Parmi les produits que j'ai la chance d'utiliser et qui me sont gracieusement fournis par Adidas, Petzl et d'autres marques, je sélectionne ceux que je préfère et essaie d'en faire un retour objectif, à la fois pour le faire évoluer et pour aider à l'achat.

Cette doudoune à capuche se démarque des modèles classiques par plusieurs points :

- un garnissage mixte duvet/Primaloft

- des manchons élastiques au niveau des manches assurant une excellente protection

- deux zones en polaire sous les bras afin de faciliter les mouvements

- on retrouve sur le col la même matière élastique qu'au niveau des poignets

Pour le reste, on retrouve les valeurs sûres :

- deux poches zippées latérales

- un poche zippée poitrine qui sert aussi de sac de rangement/compression/portage "Pack It"

- une poche intérieure "ouverte"

- trois cordons de serrage au niveau de la ceinture et de la capuche

L'ensemble reste très léger puisqu'on dépasse à peine les 350 grammes.

Sur le terrain, côté thermique, elle a rempli mes attentes. J'avais emporté au cas où une vieille doudoune de type "expérience" et elle est souvent restée dans le sacs à dos ou dans le van, sauf à la cabane de Reinheim lors des stations statiques photos nocturnes par -15°C. Mais il m'est impossible de faire un comparatif avec d'autres modèles.

Le garnissage mixte permet une meilleure résistance à l'humidité mais on n'échappe pas à la condensation, notamment dans le dos si toutefois on fournit un effort et qu'on sent son corps en surchauffe.

​​​​​​​J'ai particulièrement apprécié les manchons qui procurent du confort et une bonne isolation.

Malgré quelques accrocs, le tissus Pertex Quantum n'a pas cédé bien qu'il ne faille probablement pas compter sur la solidité d'une vraie veste.

​​​​​​​Quant à la couleur, je trouve que ça sort de l'ordinaire et que c'est un bon choix, mais cela reste complètement subjectif.

Dans tous les cas, le mieux est d'aller l'essayer et de se faire sa propre opinion. Niveau taille, je mesure 174 et la M (donnée 174 cm) est parfaitement adaptée.

 

Terrex Climaheat Agravic

Terrex Climaheat Agravic

Toute l'équipe norvégienne équipée

Toute l'équipe norvégienne équipée

Légère et compressible

Légère et compressible

Manchons poignets

Manchons poignets

Inserts polaires sous les bras

Inserts polaires sous les bras

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Rédigé par lta38

Publié dans #matériel

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Publié le 18 Mars 2018

Bis repetita. La veille, coup de fil de Jean-Marc avec qui on s'essaie de s'en faire une au moins une fois par an. Je lui propose un petit tour dans "mon jardin".

Je suis toujours frileux sur la nivologie, d'autant que la météo reste au brouillard comme en plein hiver. Le brouillard est un facteur (très) aggravant : on ne peut pas anticiper. On a beau connaître, on peut aussi se planter et s'exposer dans des pentes sournoises alors qu'il existait un passage plus "safe".

Très rapidement, je prends conscience, en connaissant parfaitement les lieux, du caractère instable des pentes. Les moindres talus dans lesquels j'éprouve toujours un peu de méfiance d'autant que j'y viens parfois seul, sont partis la veille ou dans la nuit.

Nous n'insisterons pas et nous cantonnerons à cette bosse qui n'atteint pas 2000 mètres en remettant deux fois les peaux et traçant, dans une neige très hivernale, trois lignes différentes avant de se laisser glisser jusqu'à la voiture.

Pour la petite histoire, nous avons sondé sur un replat à 1700 m d'altitude, loin de toute action du vent et donc assez objectif, 250 cm de neige. L'hiver n'est pas prêt de se terminer. Les animaux se réveillent (avons vu chamois, chevreuil, cerf, aigle royal...), les oiseaux chantent mais les marmottes vont se retrouver sur la neige, de même que les danses des tétras. Le printemps commencé depuis plus de deux semaines et définitivement dans quelques jours côté calendrier, n'est pas prêt d'être là.

Pour finir, petit tour sur mon habituel spot à nivéoles (altitude = 850 m) qui est à son "apogée" avec trois semaines de retard sur la moyenne observée ces dernières années.

Belle trace de montée
Belle trace de montée
Belle trace de montée
Belle trace de montée

Belle trace de montée

Bonnes descentes
Bonnes descentes

Bonnes descentes

1700 m = 250 cm

1700 m = 250 cm

Les nivéoles
Les nivéoles
Les nivéoles
Les nivéoles
Les nivéoles

Les nivéoles

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Rédigé par lta38

Publié dans #ski-glisse

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